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 Stupeur et tremblements [Jonathan]

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MessageSujet: Stupeur et tremblements [Jonathan]   Mer 11 Nov - 19:49


Stupeur et tremblements
Jonathan Mills & Cassandra Cain






La fumée entourait son visage et dissimulait l’espace qui l’entourait à sa vue. Sombre et silencieuse, elle restait immobile, au milieu de toute cette agitation, sirotant sa bière lentement. Les rires, les chants qui soudainement retentissaient de façon anarchique ne semblaient aucunement capables de la distraire de son activité. Elle tenait dans ses mains une photo. Un homme. Brun, la petite quarantaine, plutôt charmant. On avait l’impression qu’elle voulait graver son visage à tout jamais dans son esprit et sa mémoire. Ce qui était précisément le cas.

Cassandra menait cette enquête depuis plusieurs semaines déjà. Et elle comptait bien avoir des réponses à ses questions. Un nom obsédait son esprit depuis de nombreux jours. Qui se cachait derrière Jonathan Mills ? Elle commençait à avoir un certain nombre d’éléments qui lui faisaient penser qu’il était louche, qu’il cachait un sombre secret. Son passé lui était connu, comme toute bonne flic, elle avait fait ses recherches. Ex-membre de la DIA, mis à pied, une famille entière tuée dans un accident de voiture dont il réchappe miraculeusement. N’importe quel homme aurait été effondré après cela. La journaliste qu’elle avait interrogé à son sujet lui avait confié ses soupçons sur le mystérieux Mirror et sur sa théorie selon laquelle il pourrait bien n’être qu’une seule et même personne avec Jonathan Mills.

Cassie avait donc plusieurs pistes, dont la dernière en date était les fameux coups de feu qu’elle avait entendus alors qu’elle était en planque devant le domicile de Jonathan. Tout cela puait l’embrouille à plein nez. Elle avait naturellement filé l’homme mais l’avait perdu à plusieurs reprises. Elle comptait bien l’interroger. Elle n’avait que des éléments assez minces mais s’il savait que quelqu’un le soupçonnait, il ferait peut-être l’erreur qui permettrait à Cassie de le coffrer. D’expérience, ce procédé fonctionnait souvent très bien.

Elle paya la note au serveur amorphe qui lui lança un faible regard de remerciement et elle sortit. Elle savait où habitait l’homme et elle resta en embuscade une bonne partie de la fin d’après-midi jusqu’à ce qu’il sorte de chez lui, enfin. Elle lui emboîta le pas. Elle n’était pas là en tant que flic mais en tant que justicière. Elle se faisait donc discrète et le fait qu’il ait le bon goût de choisir la nuit tombée pour sortir l’arrangeait bien. Elle le suivit jusqu’à se rendre compte qu’il arrivait dans le quartier East End et l’Old Gotham. Une zone particulièrement mal famée. Elle sourit. Les ruelles étaient étroites et elle pourrait le coincer et l’interroger à son aise.

Ce que Cassie ne s’avouait qu’à moitié, c’était qu’il n’y avait pas que le devoir qui la poussait à s’intéresser à cet homme. Ce regard sur cette photo, ce passé chargé de souffrance, bref, cet homme l’intriguait. Elle accéléra le pas pour ne pas le perdre du regard. Soudain, elle vit l’opportunité se dégager. Une ruelle déserte, l’homme devant elle et personne dans les environs immédiats. Cassandra bondit lestement en avant, attrapant sa cible par les épaules et le plaquant contre le mur en briques à moitié vermoulues. Son regard se fixa immédiatement dans celui de Jonathan. Effectivement, il avait autant de charme que sa photo. La voix de Cassie murmura :

Mirror, je présume ? Ne pense pas que tu es à l’abri. Tu ne l’es pas. Je ne te lâcherai pas. Et quand tu feras la moindre petite erreur, je serai là…  
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MessageSujet: Re: Stupeur et tremblements [Jonathan]   Mer 11 Nov - 23:27

Il m'avait fallu un moment pour remettre en place ma maison après le passage de Rouge. De nombreux souvenirs, symbolisés par des objets, avaient été brisés ou endommagés pour notre lutte féroce, notre découverte de l'autre emprunte d'une absence inouïe de scrupules et de prudence. Un épisode brutal et violent, qui m'avait vu tirer dans ma propre maison. Les coups de feu avait attiré des flics, que la jeune changeuse de forme ou je ne sais pas comment on appelle sa capacité, avait su évader. Elle avait du potentiel. Je me demandais à quel point il s'agissait d'un hasard et à quel point de quelque chose de bien plus puissant, comme le destin. Deux miraculés, deux rescapés d'accidents horribles qui avaient vu la vie nous priver de ceux qui comptaient le plus à nos yeux. Et tous deux, nous en étions ressortis changer. Peut-être Rouge, ou Laura, avait-elle eu ces capacités bien plus tôt. Mais je savais que sa folie, que sa spécificité, découlait de l'accident. Comme la mienne. A deux, nous pouvions réparer les erreurs du destin, comme je le faisais maintenant depuis de longues semaines. Réunissant les proches séparés par la mort. J'avais déjà ôté quelques vies, réunissant des parents avec leurs enfants morts trop tôt, réparant les torts du hasard. Mais sitôt avais-je remis en ordre mon appartement, que je me rendais compte que le calendrier continuait d'avancer à une vitesse folle, et que je n'avais pas respecté tous mes engagements. Je me demandais à quel point Rouge se sentirait impliquée dans notre nouvelle croisade, mais qu'importe. Pour le moment, j'avais d'autres choses à faire.


J'avais lancé Vicki Vale sur de fausses pistes, mais je devais encore donner le change. Ce soir, je ne sortais pas avec mon masque. Et avant de partir, je prenais garde à ce que mes pièges soient tous bien installés. Je ne voulais pas d'autres visiteurs impromptus. Vitres piégées, portes et tout le reste. Le prochain à s'infiltrer chez moi, s'il n'était pas lui aussi aussi élastique que le chewing-gum, repartirait en confettis. Je sortais en serrant mon manteau, redressant le col pour me protéger le cou. Depuis mes beuveries interminables, je ressentais plus durement le froid. Si ce n'était pas la faute de la solitude, bien que je ne sois plus seul dans mon combat pour l'équilibre.


Je mis un moment à arriver dans la vieille ville. Là où je devais rencontrer un contact, un type trouvé sur internet qui était persuadé d'avoir vu Mirror abattre cette fille, rescapée d'un accident de train où ses proches étaient morts et elle, éjectée du wagon, miraculeusement indemne. Je l'avais tuée, étouffée en quelques instants. Acte de compassion, pour lui faire rejoindre les siens. Je le concevais comme cela depuis le début. Peu importe qu'ils résistent. Je savais que là où ils se trouvaient aujourd'hui, ils devaient m'être redevables.


Perdu dans mes pensées, j'allais interroger un témoin de mes propres crimes pour continuer de jouer mon rôle auprès de Vale, pour brouiller les pistes. J'étais si perdu dans mes pensées que je ne vis pas l'ombre avant qu'elle ne soit sur moi. Tenue de cuir noir, silhouette mince mais svelte, musclée. Une femme, une fille entraînée. Cheveux courts et noirs. Visage masqué, mais regard pénétrant. Je suis plaqué contre le mur et elle m'appelle Mirror. Je suis agent, ancien des forces spéciales. Je réagis d'instinct. J'écarquille les yeux.


| Que... Quoi ? Mirror ? Mais c'est pour le démasquer que je suis là ce soir! |


Je ne pouvais pas lancer le nom de Vicki Vale comme ça, même si ça donnerait plus de poids à ma version, car cela pourrait aussi me rendre quelque peu suspect. Vu la dégaine, j'avais affaire à une justicière. Gotham ressemblait à un cirque depuis trop longtemps.


| Cet enfoiré s'en prend aux types qui ont survécu à des accidents. C'est mon cas et putain, si j'en aurais eu la force je me serais foutu en l'air moi-même, vous croyez quand même pas que je flinguerais d'autres types qui m'ont rien fait ! Je suis soldat moi, enfin j'étais, je suis agent fédéral maintenant. Mon boulot c'est de protéger les gens ! |


Finies les justifications. Je fronçais les sourcils.


| Lâchez-moi, je rigole pas, là. Et je veux pas vous faire de mal. Ni à vous, ni à personne d'autre. |

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MessageSujet: Re: Stupeur et tremblements [Jonathan]   Jeu 12 Nov - 19:14


Stupeur et tremblements
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Cassandra se demandait souvent ce qu’elle serait devenue si elle ne s’était pas révoltée contre son père. Elle aurait sans nul doute rejoint ses troupes, exécutant les cibles que ce dernier lui aurait demandé d’éliminer. C’était troublant de voir à quel point notre vie était conditionnée par un choix. Un simple choix et tout bascule. Non, ce n’était pas aussi simple de choisir entre le bien et le mal, contrairement à ce que les justiciers voulaient faire croire aux gens. Elle se souvenait parfaitement de ce moment, cet instant qui avait tout fait basculer. Elle avait l’arme dans la main gauche et son regard était braquée sur sa future victime qu’on venait d’amener devant elle. Elle avait tendu le bras et son regard avait alors rencontré celui de la jeune fille. Elle n’était pas plus âgée qu’elle-même, plutôt moins en fait. Des mèches blondes tombaient devant ses yeux, comme si elle avait ainsi pu se dissimuler à la mort. Mais la mort, c’était elle, Cassie. Et elle n’avait jamais aucune pitié. Pour personne. Excepté ce fameux jour où une question la frappa de plein fouet. Une question qui ne lui avait jamais traversé l’esprit auparavant. Qu’avait-elle fait pour mériter la mort ? Son bras était retombé quelques secondes avant de se relever. Et de tirer une balle dans la tête aux deux sbires de son père qui encadrait sa victime avant de s’enfuir en courant. Elle s’était cachée pendant des jours avant de rejoindre Gotham. Elle ne connaissait pas la région, ayant toujours vécue cloîtrée mais elle avait été entraînée à survivre. Elle s’y appliqua depuis ce jour.

C’était encore un hasard, une rencontre qui avait fait d’elle une justicière. Si elle n’avait pas rencontré Barbara, nul doute que Cassie serait devenue une mercenaire. Elle avait obéi pendant des années à un homme qui lui indiquait les cibles à abattre. Pourquoi ne pas obéir à un autre ? Mais c’était Barbara qui l’avait trouvé. Elevée, protégée et guidée. Qui lui avait appris à parler, laborieusement, pas à pas, y consacrant toute son énergie. Une femme de bien, de vertu à qui Cassie avait essayé de ressembler sans y parvenir vraiment. Elle n’avait pas l’étoffe de Batgirl, loin de là. Son cœur était partagé, déchiré et troublé en permanence.

D’où provenait ce trouble ? Elle n’aurait su le dire. Elle avait toujours eu au fond d’elle-même ce balancement, cette hésitation qu’il la faisait osciller. Pouvait-elle juger certains criminels qui faisaient justice eux-mêmes ? N’était-ce pas ce qu’elle faisait également ? Qui était-elle pour juger ? Selon quels critères fallait-il condamner un acte et selon quels autres en encenser un autre ? Le lien avec Barbara l’avait aidé à rester sur les rails. Mais depuis sa visite à la Ligue et la découverte de sa mère, elle ne savait plus trop où elle en était.

Elle était face à sa cible, ces pensées ne l’effleurant que de très loin. Elle était concentrée. Elle détaillait le visage de cet homme qui cachait, elle en était persuadée, de lourds secrets. Son regard plongea dans celui de Jonathan, comme pour le jauger, l’estimer. Etait-ce lui, Mirror ? Le corps qu’elle sentait proche du sien pouvait correspondre à quelqu’un d’assez puissant et fort. Elle ne l’avait pour l’heure jamais croisé masqué mais avait eu entre les mains des photographies du criminel.

Pour le démasquer, voyez-vous ça. C’est marrant, je n’arrive pas à vous croire. Soyez plus… convainquant.

Naturellement, c’était stupide d’enquêter sur ses propres faits et gestes. Mais un être aussi intelligent que Mirror savait comment brouiller les pistes, sinon il ne serait pas dans la nature à narguer les forces de l’ordre.

Je crois que vous vous foutez royalement des autorités. Je crois que oui, vous seriez capable de flinguer des pauvres bougres qui se sont sortis d’accidents comme vous. Après tout, vous n’êtes qu’un fantôme, vous ne devriez pas être ici. Pourquoi avez-vous le droit de vivre alors que votre femme et votre fille n’ont pas eu cette chance ? Vous n’avez jamais vu Destination Finale ? Ca pourrait en inspirer plus d’un… Vous êtes agent fédéral ? Donc vous avez une connaissance approfondie du système, de plus un ancien militaire est le profil idéal du type qui survit à toutes les circonstances et qui peut sans problème déjouer les flics sans trop se fouler.

L’homme arrêta de se justifier et lui intima de le lâcher. Elle sourit. Bien, on y arrivait. Si elle parvenait à le mettre hors de lui, peut-être révélerait-il des talents cachés… Elle resserra sa prise. L’homme n’était pas désagréable à regarder, pourquoi s’en priverait-elle ?

Vous ne voulez pas ? Pourtant vous avez déjà fait du mal à quelqu’un, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Stupeur et tremblements [Jonathan]   Jeu 12 Nov - 22:48

Quand on est sous le feu, on se sent pris au piège. On sent que le plus petit mouvement peut nous conduire à la mort. Comme maintenant. Pourtant, mon esprit contredit mon cœur et mes os. La fille est svelte, agile. Elle sait où cogner, elle sait comment monopoliser votre force pour la retourner contre vous. Pourtant, elle est en costume, sous un masque. Les justiciers ne tuent pas les gens. Je sens déjà que j'ai l'avantage, parce que je suis immédiatement prêt à des extrêmités que mon agresseur n'imaginera qu'en dernier recours. Je ne suis pas fou, ni optimiste. Je sais que ceux qui se cachent sous des masques forment le plus gros des psychopathes de ce monde. Je le sais pour en faire partie. Mais je ressens les choses différemment, de ce côté-ci de l'armure, du masque. Je sens les choses. La vérité, comme toujours, est mon alliée. Elle a beau être meurtrie et travestie, elle est de mon côté. Pareille entrée en matière me pousse à me dépasser, comme toujours. Je sens sa poigne. Je la jauge. La force que l'on met pour maintenir quelqu'un au calme est un indicateur puissant de comment l'on conçoit la situation. Je vois son regard me détailler le visage. Je ne fais rien contre ; personne ne sait jamais y lire ce qu'il faut. Avoir travaillé pendant longtemps dans les forces spéciales, puis pour les renseignements militaires, m'avait toujours aidé à ce niveau-là. Je voyais bien ce que j'avais à faire, dès à présent. J'accroche son regard. J'y envoie tout ce que j'ai pour la destabiliser, la fixant d'un regard intense, belliqueux. Pas les yeux du psychopathe qui veut sa mort, mais le regard incisif du militaire sûr d'être dans son bon droit.


| Plus convaincant ? Mais allez vous faire foutre! |


Je la repousse, brutalement. Ce n'est jamais simple, mais l'armée m'avait donné de la vitesse et des réflexes. Je savais où frapper, moi aussi. J'avais des années d'expérience dans le domaine de la mort, de l'infiltration. Je savais comment faire. Malgré son costume et ses idéaux, elle ne savait rien de moi. Mon dossier militaire était classifié. Elle savait sans doute ce que j'avais fait dans ma vie, du moins elle en avait une idée générale. Mais le détail, elle n'en avait pas la plus petite idée. Secret défense, comme toutes les opérations militaires qui n'avaient pas reçu l'aval des parlementaires. Je la laisse me balancer, si rapidement, ses soupçons. Elle me met en colère et je vois la tactique, grossière mais efficace. Elle marchait. Mais ce que je lui concédais, je me le réappropriais pour mieux me défendre.


| Qu'est ce que vous essayez de me faire dire? |


Je l'approche, rigide mais les bras le long du corps. Menaçant, mais sans être agressif.


| Oh oui, j'ai fait du mal à plein de gens. Des tas. A l'étranger, surtout. Mais ici aussi. Parce que c'était ma mission. Parce que protéger des individus signifie bien souvent la souffrance d'autres personnes. Oui, j'aurais dû mourir dans cet accident de voiture. Et ce n'est pas le cas. Je ne sais pas comment, je m'en suis tiré. Et tout ça pour quoi ? Vous êtes malade, vous pensez vraiment que je voudrais rejoindre ma famille en devenant un meurtrier? |


Pieux mensonge, meurtrier, je l'étais bien avant d'avoir une famille. Le regard noir, je crachais presque mes derniers mots.


| Je n'ai PAS envie de survivre à toutes les circonstances. Vous croyez quoi, que je suis heureux comme ça ? Je traque ce Mirror parce que ce type fait partie des monstres que mon unité traque depuis le désastre de Smallville il y a quelques années. Parce que c'est tout ce qu'il me reste, maintenant. |

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MessageSujet: Re: Stupeur et tremblements [Jonathan]   Dim 15 Nov - 18:10


Stupeur et tremblements
Jonathan Mills & Cassandra Cain







Cassandra avait été élevée parmi les loups. Les vrais. Ceux qui n’ont aucune pitié et qui frappent sans se poser de questions. Elle n’avait appris à parler que très récemment à l’échelle de sa vie et elle avait donc une conscience aigüe de l’analyse gestuelle de son entourage. Le corps était un livre qui était accessible pour ceux qui savaient le déchiffrer. Cassandra faisait indéniablement partie de ceux-là. C’était ce qui la rendait si douée au combat. Parfois, on avait la sensation qu’elle connaissait l’intention de son adversaire avant même qu’il l’ait réellement en tête. Ainsi donc, elle maintenait sa cible d’une main assurée mais ne se contentait pas de cela. Elle l’observait, analysait. Et pour la première fois, elle détectait une sorte de barrière, un mur sombre et obscur qui dissimulait elle ne savait quoi. D’ordinaire, elle parvenait à rapidement identifier la véritable nature des gens. Jonathan possédait des zones d’ombre. Qu’y cachait-il ? Elle n’en savait strictement rien. Mais il lui cachait quelque chose, ce qui la confortait dans ses soupçons. L’homme avait été entraîné, il était un ancien militaire qui savait dissimuler ce qu’il ne désirait pas divulguer. Un jeu d’enfant pour lui. Peut-être était-il honnête mais Cassie préférait suivre son intuition qui lui soufflait que cet homme se moquait d’elle. Il accroche finalement son regard, l’étincelle belliqueuse de ses yeux provoquant un sourire narquois sur le visage de la jeune femme. Qu’est-ce qu’il imagine ? Qu’elle n’a jamais été menacée ? Elle a vécu l’enfer auprès de son propre père, ce n’est pas un regard noir qui va l’impressionner, loin de là. Il ne sait pas qui elle est. Il ne sait pas de quoi elle est capable. L’homme la repousse en la sommant d’aller se faire foutre. Cassandra sourit.

Mauvaise réponse….

L’homme avait en effet été tout sauf coopératif. Elle le vit s’approcher d’elle, menaçant. Elle ne cilla pas, ne recula pas d’un pas. Il se retrouve en face d’elle, si proche qu’elle peut sentir son souffle sur sa peau. Le regard de Cassandra est impénétrable. Elle écoute ce qu’il a à dire. Il a l’air convaincant. Mais quelque chose, confusément, sonne faux, archi-faux. Bien sûr, elle n’a que des doutes, aucune preuve formelle. Elle en trouvera. Plus on met la pression sur un suspect, plus il a de probabilités de faire une connerie. L’expérience le montre. Mais assez parlé…

En une fraction de seconde, elle était sur lui, à nouveau. Mais cette fois, elle lui envoya un coup de poing dans la mâchoire gauche et profita de sa seconde d’étourdissement pour l’envoyer au tapis en lui fauchant les jambes. Elle se mit à califourchon sur lui, agrippant ses poignets. Cassandra n’avait jamais hésité à utiliser des méthodes extrêmes, que certains justiciers désapprouvaient. C’est ce qui faisait qu’elle était si borderline. Et qu’un jour sûrement, elle finirait par basculer définitivement…

Je pense que vous avez perdu ce qui faisait votre raison de vivre. A partir de ce moment-là, un homme de votre carrure peut fort bien péter les plombs et faire une vendetta personnelle. Vous faites preuve de compassion en faisant partir ceux qui, comme vous, auraient dû mourir avec les êtres chers qu’ils ont perdus. Vous faites en somme ce que vous auriez aimé qu’on fasse pour vous.

Le reste des paroles de Jonathan l’amuse. Alors il traque vraiment Mirror ? C’est ce qu’on va voir. Elle reste assise sur l’homme et sourit, relâchant ses poignets et s’accoudant sur son torse.

Très bien, si vous traquez Mirror, laissez-moi vous donner un coup de main, dans ce cas.
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MessageSujet: Re: Stupeur et tremblements [Jonathan]   Lun 16 Nov - 22:33

J'étais entraîné à mentir depuis des années. Honnête quand j'étais jeune, je ne pouvais pourtant pas m'empêcher de mentir dès que je ressentais le besoin de protéger mes proches de vérités cruelles J'avais poursuivi l'expérience, bien sûr, en arrivant à l'armée. Entre les bêtises faites durant nos classes puis l'entraînement des forces spéciales, mentir, cacher la vérité, tergiverser, étaient devenus une seconde nature, une deuxième peau, quand était venu le temps d'apprendre à résister à des interrogatoires. Pour certains, ce qui marchait le mieux était de répéter des phrases préconstruites et de se réfugier dans un coin de leur inconscient en attendant que ça passe. Ca n'avait jamais marché pour moi. Je me battais, je me dépêtrais dans mes mensonges, lâchant des brides de vérité, dont certaines importantes. Le tout de manière progressive, pour pouvoir mieux retomber sur mes pattes, acheter le confort de mes tortionnaires qui avaient dès lors matière à réfléchir. J'avais eu à expérimenter ce genre de choses plusieurs fois, mais heureusement les choses avaient toujours bien tourné pour moi ; je n'étais jamais revenu invalide de mes missions. La jeune femme en tous cas ne me croit pas. Pas encore./


Vive comme l'éclair, elle me bondit dessus. Leste et agile. Je dois lui rendre vingt bons kilos, facilement. Pas que du muscle, mais ça compte évidemment. En Afghanistan, il n'y avait pas que l'entraînement qui permettait de prendre le dessus sur le fanatisme, sur un moral d'acier. Il y avait aussi une carrure qui, si elle était supérieure, aidait toujours. Ce ne fut pas tout à fait le cas dans la situation présente, et je m'écroulais au sol sous l'attaque toute en agilité. Je voyais des étoiles danser devant mes yeux alors que j'avais bien senti rencontrer le bitume à toute volée. La justicière me neutralise, se pose à califourchon et m'agrippe les poignets. Je reprends douloureusement mes esprits, clignant des yeux de manière désordonnée, écoutant d'une seule oreille tout ce qu'elle me sortait. Amusée ? Elle est vraiment amusée ? Je ne prends pas le temps de lui jeter un regard venimeux qui l'aurait mise sur ses gardes ; je bascule de tout mon poids sur le côté et lui écrase mon front contre son nez de toutes mes forces. Je la saisis par le col de sa cape noire, l'attirant contre moi.


| Ca va, t'es calmée? |


Je la lâche et me recule, me tenant la mâchoire, que j'ouvre et que je referme pour la détendre alors qu'elle me fait un mal de chien sur tout le pourtour de l'arête, du menton à l'angle, contre mon cou.


| Je suis peut-être un sale con, mais je suis pas un foutu psychopathe. Non mais vous êtes malade ? C'est à moi qu'on veut péter la gueule alors que vous vous trimballez en cuir à cogner le premier suspect venu comme ça ? Putain, mais Gotham va pas aller mieux, avec des mecs comme vous ! Et oui, je traque Mirror. Parce qu'avec cette superbe presse qu'on a fait à ce qui m'est arrivé, je dois être un des prochains sur sa liste ! Maintenant, vous allez me dire qui vous a envoyé me les briser, c'est Vale, c'est ça ? Elle a pas cru à mon histoire, alors elle essaie une autre manière pour me tirer les vers du nez? |

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MessageSujet: Re: Stupeur et tremblements [Jonathan]   Dim 22 Nov - 18:58


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Cassie avait appris à analyser son environnement, le comportement des gens. La majorité d’entre eux était réellement comme un livre ouvert pour elle. Mais certains, peu nombreux, étaient réfractaires à son pouvoir. Comme l’homme qui se trouvait en face d’elle. S’il tentait d’être neutre, de ne rien dévoiler, c’était bien qu’il avait quelque chose à cacher… Cassandra elle-même dissimulait des noirs éléments de son passé, parfois même elle se dissimulait des pensées ou des sentiments à elle-même. C’était ce qui la rendait si instable, si encline à tomber et cela la terrorisait. Combien de minutes, combien d’heures ou de jours avant qu’elle ne bascule dans l’ombre pour ne jamais en sortir ? Etait-elle si différente de ce Mirror et de ces criminels qu’elle pourchassait ? Par moment, elle doutait d’être dans le bon camp. Et la seconde d’après, elle se sermonnait intérieurement de pareils instants de faiblesse. Elle avait un moteur : la vengeance. Son père avait fait d’elle une arme pour servir les intérêts de la Ligue, elle s’était retournée contre lui et depuis pourchassait les criminels par vengeance. L’homme en face d’elle, elle en est convaincue, en fait partie. Et elle le prouvera. Lorsqu’il fera une erreur, elle sera sur lui.

Elle avait donc bondi lestement sur l’homme, lui fauchant les jambes et se plaçant à califourchon sur lui pour mieux l’immobiliser. Le temps qu’il reprenne ses esprits, elle l’avait dévisagé, détaillé. Jonathan était bel homme, c’était une évidence, il ne fallait l’observer que quelques secondes pour s’en rendre compte. On sentait l’homme baroudeur qui avait vécu. Elle devinait sa musculature sous ses vêtements. La proximité physique lui fit venir de drôles d’idées en tête. Et après tout, pourquoi pas ? Elle était une femme qui possédait ses propres envies et désirs. Elle sentait la taille et le bassin du jeune homme entre ses cuisses et ce contact avait quelque chose de grisant. Etait-ce pour cette raison qu’elle ne vit rien venir ? L’homme profita de son avantage en terme de poids pour basculer sur le côté, déséquilibrant Cassie qui se vit entraînée par le mouvement. Il ne s’en tint pas là et lui asséna un violent coup de front dans le nez. Le sang ruissela autour de sa bouche et gouta de son menton. L’homme l’avait saisi par le col de sa cape.

Il m’en faut plus pour me calmer., lança-t-elle avant de lui cracher son sang au visage.

Alors qu’il se recule en se relevant, Cassandra se remet également sur pied. Elle appuie sur son nez qui continue de pisser le sang. Mais ce n’est rien, elle a vu bien pire. L’homme lui parle de Vale, naturellement Cassandra ne va pas lui parler de ses contacts.

Vous n’êtes pas le premier suspect venu. Et vous le savez pertinemment, ne tentez pas de paraître plus con que vous ne l’êtes réellement. Si vous traquez Mirror et que vous êtes de bonne foi, dans ce cas, je vous accompagne pour en savoir plus, un point c’est tout. Et ce n’est pas négociable. Concernant cette Vale, non je n’ai pas eu de lien avec elle.

Elle se rapproche de Jonathan suffisamment pour être à quelques millimètres de son visage et murmure :

Le moindre faux pas et je vous jure que vous allez le regretter… Mais si vous m’aidez à avoir Mirror, dans ce cas, je saurai me montrer particulièrement reconnaissante…

A quoi joue-t-elle exactement ?!!
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MessageSujet: Re: Stupeur et tremblements [Jonathan]   Mar 24 Nov - 19:25

Je ne suis pas du genre à me calmer quand on s'en prend à moi comme ça. Je me rends compte avant tout que je n'ai jamais totalement évacué mon passé, bien au contraire. J'avais eu à gérer des tas de situations complexes depuis mon intégration dans les forces spéciales, et toutes avaient nécessité, à un moment ou à un autre, une réponse violente. Je ne pensais pas que la violence ne résolvait rien. Il suffisait simplement de savoir la doser et quand en avoir recours. Là, présentement, la situation n'avait rien à voir avec celles que j'avais pu connaître dans le passé. Les justiciers changeaient la donne, en bien comme en mal. Ils fichaient tout par terre, le peu d'équilibre que le monde parvenait à trouver grâce à ses propres forces, ses atouts. Je n'avais encore jamais affronté ce genre d'ennemi. Des Dieux, oui, et on connaissait le résultat quand on voyait le formidable degré de destructions subies par Smallville et Metropolis en quelques heures, sans armes de destructions massives. Des quantités d'hommes de main, de pseudos-soldats du Tiers Monde et de fanatiques intérieurs comme extérieurs de toutes allégeances. Mais jamais de héros, qui se battaient à mains nues, sans autres protections qu'un peu de cuir renforcé et de kevlar, sans autres armes que quelques conneries qui avaient du mal à faire le boulot. J'avais donc agi d'instinct, avec force et brutalité et la voilà qui est à moitié sonnée avec du sang plein la tronche. Pourtant, l'inconnue me dévisage comme si de rien n'était, enfin, comme si elle ne comptait pas abandonner, plutôt. Je ne suis pas du genre mollasson, ni à prendre des gants.


La voilà qui se justifie. Erreur de débutant. Elle a commencé les hostilités, elle doit les terminer. Et elle nie, pour Vale. Alors quoi, toute cette putain de ville va me tomber dessus à chaque coin de rue pour me tabasser et me traîner devant les tribunaux, sans l'ombre du début d'une putain de preuve ? On dirait bien, en tous cas. Et voilà qu'elle veut m'accompagner.


| Je suis pas baby-sitter pour fétichistes du cuir. C'est sérieux, ce que je fais là. |


Ok, Jon, t'es un sale con. Mais je m'en branle. Maintenant que je suis tout seul, il n'y a plus personne pour s'en émouvoir. Logique, vous me direz. Bien, nous sommes sur la même longueur d'ondes. Et la voilà qui me menace à nouveau. Je hausse les épaules et me détourne.white]Je m'en fiche de votre reconnaissance. Si vous voulez traîner dans mes pattes, libre à vous, mais il pourrait y avoir du vilain. Et je prends la rue, moi, ça m'étonnerait qu'on arrive jusque là où je dois retrouver mon contact avec vous à côté, habillée comme ça. |


Je n'attends pas de réponses, je suis déjà parti. La fille doit prendre ses distances, si elle veut rester dans l'ombre. Je profite de ce moment pour rassembler mes pensées et me concentrer, ce qui m'a toujours permis d'avoir une acuité tactique certaine et performante. Ce soir, je joue gros. Le type m'ouvre, j'entre.


Et je me retrouve avec un flingue posé sur ma tempe. Respiration saccadée. Mec caché derrière la porte. Ils sont deux.

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