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 Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire

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Laura de Mille

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Lun 9 Nov - 15:15

Je ne sais pas ce qui est le pire en vérité. Me retrouver ici, face à un homme que je ne connais pas, tout en sachant qu’on a couché ensemble et que je ne m’en souviens pas, ou me rendre compte qu’il me connait mieux que moi je ne me connais. Même si je refuse d’entendre tout cela, ce froid qui m’envahit à chacune de ses paroles me terrifie. Parce que cet homme ne fait qu’énoncer des faits, au milieu de son rire dément et de la folie qui le guette. A l’entendre, je dois être aussi folle que lui, si ce n’est plus. Je tente pourtant de nier…. Quelques secondes, quelques instants.

Avant que mon inconscient ne me renvoie tout au visage. Tout ce dont je ne me souviens pas, tout ce qui a changé, tout ce que je ne suis pas ou plus. Et cette main glacée qui m’étreint se resserre encore et toujours. Pourtant, c’est tellement absurde, tellement insensé, tellement aberrant.
Et de nouveaux flashs, comme pour me prouver ses dires, m’apparaissent à nouveau. Sa peau contre la mienne, la pizza, le lit… Je secoue la tête. Mais je n’ai plus le temps de m’appesantir ou de réfléchir. Je ne sais pas ce qu’il cherche, ce qu’il veut, mais il continue et pousse encore plus loin. Je ne sais pas combien de temps je pourrais jouer à ça. Mais il ne joue pas, pas vraiment. Il veut quoi ? Cette Rouge ? … Mon autre moi ?
Et maintenant, mon bras serré contre moi, je ne peux que rire, alors que je l’entends gratter à la porte. Je devrais le laisser me tuer. Je devrais juste… après tout, combien de fois ai-je voulu en finir ces dernières semaines, ces derniers jours ? Un nombre trop important pour que je ne m’en souvienne réellement. Mais je ne peux pas. Et cela me choque presque aussi que le reste. Je ne veux pas.

Je prends le dessus, le temps de l’immobiliser et de lui poser quelques questions parmi les dizaines qui me brûlent les lèvres. Il me frappe et je m’éloigne. Il n’a plus l’air de vouloir me tirer dessus pour le moment. Bien. Je ne sais même pas comment je peux encore le regarder et comprendre ce qu’il dit. J’ai l’impression d’étouffer et d’être totalement déconnectée. Je panique une seconde à ses paroles. Les flics ? Ah, les coups de feu.
Je regarde autour de nous. La bibliothèque est à terre, les livres répandus au sol. Sinon… J’ai un sourire sauvage, qui je le sais maintenant, ne m’appartient pas.

« Ce sont des détails. »

Et alors que je parle, maintenant que je commence à me rendre compte, ou à accepter ou que sais-je encore, je la sens pousser et forcer pour prendre le dessus. Quoiqu’elle ne force pas vraiment… Elle…
Je me dirige vers le canapé et me saisit de la télécommande, avant d’allumer la télé et de zapper. Tombant sur un truc bourrin, rempli d’explosions et de testostérone, je monte le son, beaucoup, beaucoup trop.

Et reviens vers lui d’un pas rapide. Je prends quelques centimètres, mes cheveux se transforme en une éblouissante crinière rousse aux boucles folles, mes yeux deviennent des émeraudes, ma peau devient laiteuse, parsemée de tâches de rousseurs sur le nez, mes formes se font plus rondes et plus voluptueuses. Je lui souris et passe ma main sur son menton, mes lèvres murmurant à son oreille pour qu’il m’entende sans difficulté.

« Comment me trouves-tu comme ça Jon ? » Ma main glisse le long de son torse, lentement. Mes lèvres se rapprochent des siennes.
« A moins que tu ne veuilles te retrouver dans la merde dans ta propre baraque, je serais à ta place, j’irais me doucher. Laisses-moi me débrouiller avec la patrouille. Ils n’en auront envoyés qu’une, voire deux, dans un quartier comme ça, crois-moi. »

Je me recule, le regard à nouveau froid, et me déplace dans la cuisine, rangeant et nettoyant rapidement, bougeant le robot multi-fonctions pour masquer l’impact de la balle. La bibliothèque ne posera pas de soucis elle.

« Mais franchement, quelle idée d’avoir tiré aussi ! »

Je mouille un torchon et nettoie rapidement le sang que j’ai ici et là, me concentrant pour jouer encore sur l’élasticité de ma peau pour camoufler ma blessure, qui me fait un putain de mal de chien maintenant que j’y pense. La sirène est maintenant vraiment proche, je retourne vers lui, ramassant l’arme et lui fourrant dans les mains, avant de le pousser vers les escaliers « La douche ! » alors même qu’on frappe trois coups secs à la porte et qu’ils commencent à gueuler.
J’inspire et replace le peignoir en en laissant juste un peu trop voir. J’ouvre et reste figée une seconde en voyant les policiers, mes yeux s’écarquillant légèrement.

« Madame. On nous a signalé des coups de feu provenant d’ici. Pouvons-nous entrer ? »

Je fais mine de resserrer mon peignoir. Je cligne des yeux et balbutie d’une voix un peu plus rauque que la vraie.

« Quoi ? Des … Oh. Euh. Oui, bien sûr. »

Je m’écarte pour les laisser passer, avant de regarder autour de moi, et d’enfin trouver la télécommande. J’éteins la télé avant de me tourner vers eux, en secouant la tête, l’air déboussolé, digne d’un lapin pris dans les phares d’une voiture. Ils regardent autour d’eux, leur regard s’arrêtant que la bibliothèque renversée, avant de revenir vers moi.

« Je ne comprends pas. Je… Enfin nous n’avons pas… fait tant de bruits… »
J’écarte les mains pour signifier mon incompréhension. Je fronce les sourcils. « Enfin, j’avais mis la télé pour…. »

« Vous n’êtes pas seule ? Il y a quelqu’un d’autre ? » Oui, crétin, je viens de le dire. Alors que le deuxième enchaine en désignant la bibliothèque.  « Que s’est-il passé ? »

Je regarde le meuble, et rougis.
« Je ne suis pas seule. Il se douche. C’est sa maison. » Je les fixe alors qu’un sourire pointe son nez. « Je… On a… » Mon sourire s’accentue. « On s’est un peu emportés je crois. » Je me mords la lèvre, croisant les bras sous ma poitrine, fixant le plus jeune des deux. « Je suis plutôt du genre impulsive et passionnée… Il a eu l’air d’aimer ça. »

Ils échangent un regard, avant de revenir sur moi et autour de nous. On entend quelques mouvements à l’étage. Ouais, tu parles, je suis sûre qu’il écoute depuis le début…

« J’avais l’intention de le rejoindre, mais c’est apparemment raté… Je peux aller le chercher si vous voulez ? Ou peut-être souhaitez-vous un café, il ne devrait plus tarder. »

Je leur offre mon plus beau sourire, m’adossant contre l’ilot de la cuisine, mon peignoir négligemment noué autour de ma taille.

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Laura et Madame Rouge

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Mer 11 Nov - 23:02

Je la pousse à bout. C'est comme jouer avec le feu en prenant un papier, en le mettant aux flammes pour voir combien de temps il dure... Puis recommencer avec un bout du même papier, semblable en tous points, mais imbibé d'alcool. Forcément dans ce cas-là, il y a des incidents au bout d'un moment. Soit on finit cramé, soit on crame tout le reste. J'essayais de mettre le feu, selon cette image, à cette fille. Pour qu'elle montre sa vraie nature, pour que je décèle ses moindres limites. Cela devenait presque obsessionnel. Ca m'avait pris rapidement, ce besoin que j'avais eu de la tester. Et quand j'étais dans cette attitude de défi, autant dire que me faire entendre raison autrement n'était pas une sinécure. Pour avoir oeuvré un long moment dans l'armée puis dans la DIA, j'avais appris depuis des années à masquer le moindre de mes scrupules, jusqu'à ce que je sois totalement incapable d'en ressentir. Les choses s'amélioraient donc, de ce point de vue. L'électrochoc que j'essaie de produire me demande des efforts, des sacrifices. Je sais ce que je suis en train de miser, quand j'ouvre le feu. Lorsque la jeune femme reprend ses esprits et me regarde à nouveau, je sais qu'elle a changé. Rouge est de retour. Désinvolte et carnassière, elle s'accommode déjà des nouvelles données du terrain que je lui oppose. Je la laisse faire, l'observant pour analyser sa réaction, pour apprécier les nouvelles informations qui se présentent sous mes yeux. C'est incroyable à quel point elle change de perspective, c'est déroutant. Passionnant. Je n'ai que rarement rencontré quelqu'un d'aussi potentiellement dangereux. Moins puissante que les « dieux » qui avaient ravagé Smallville il y a quelques années, en se fightant entre eux, mais infiniment plus insidieuse, séductrice et vénale, innocente et délicieusement malsaine. Elle était l'ennemi, le genre d'adversaire que j'avais pu espionner et pourchasser à la DIA mais qui aujourd'hui, pouvait m'aider à atteindre mon objectif. Je décelais de grandes opportunités, maintenant. Qu'elle m'ait dévasté ne comptait plus ; ma mission était plus importante que tout le reste. Et même si ça n'avait été qu'un leurre, j'étais finalement plutôt content d'avoir pu passer une soirée avec ma femme. Laura de Mille avait tellement fait illusion, ou dirais-je plutôt Rouge, que je n'y avais vu que du feu. Et cela avait été précisément ce dont j'avais besoin, au final.


Elle allume la télé et met un film de guerre pour donner le change. Malin. Son sens du camouflage est instinctif. Et la voilà qui grandit, qui change sa coiffure, la couleur de ses yeux, de sa peau, les formes de sa silhouette. C'est incroyable, tout bonnement inimaginable. J'ai réussi, et même au delà de mes espérances. Je la laisse me tripoter, c'est sa manière de faire, alors qu'elle se refait sensuelle. Je vois clair dans son manège et suis admiratif, moi qui était déjà prêt à abandonner la maison et tout mon matériel en cas de problème.


| Tu es véritablement horrible, tu le sais ça ? Ca doit être d'un facile pour toi. Effectivement, tu pourras m'aider à l'avenir. |


Comme moi, elle était une miraculée. Un monstre, plus encore que je ne le serais jamais. Mais elle pouvait oeuvrer pour rétablir l'équilibre, réparer les malversations du hasard. Alors j'obtempère, à reculons certes, pour continuer d'admirer son travail, mais j'obtempère. Quel formidable soldat ou espion elle ferait, sans aucun doute ! Quand elle me pousse, je disparais à l'étage. Je planque le flingue entre deux paquets de serviette, je fais couler l'eau et me glisse dessous pour donner le change. Elle pourrait me vendre, pour l'avoir menacée. Pourtant, j'ai le sentiment que si elle est totalement indigne de confiance pour l'horreur qu'elle m'a sciemment faire subir la veille, je peux parier sur elle pour ce coup là. Je l'entends parler à des gens, les flics sans aucun doute, à la porte. Je me frotte, me savonne en extrême vitesse et force le débit d'eau pour paraître trempé. J'attends une minute, deux, trois... Puis j'arrête l'eau, je sors et m'enroule dans une serviette. J'en jette une autre sur mes épaules et descends précipitamment, comme un mec pressé et anxieux. Je rejoins Rouge à la porte, devant deux flics suspicieux. J'ai menti et joué des rôles tellement de fois dans ma vie que cela me vient naturellement. J'ai un mince sourire gêné, d'excuses, comme un vieux dégueulasse qui se farcit une beauté et qui ne semble pas peu fier de la qualité de ses ébats.


| Oh, merde alors. Désolé messieurs. J'imagine qu'on a fait trop de bruit... Euh, eh bien... Désolé. Les voisins ont dû se faire des idées, on regardait un film et... Bon ben voilà quoi. On était content de se retrouver. |


Ils se regardent.


| Vous voulez un café, peut-être? |


| Non, merci monsieur. Désolé pour le dérangement. Mais à l'avenir soyez un peu plus... Discrets. Vos voisins se sont vraiment inquiétés. Ils croyaient qu'il y avait eu un meurtre, ici. |


Je ris avec gêne, me frottant l'arrière de la tête comme si j'étais au comble de la gêne. Signe de tête et ils s'en vont. Je les remercie encore, et reclaque la porte. Je me tourne vers Rouge, un mince sourire aux lèvres. Le premier depuis longtemps.


| Ok, tu m'as convaincu. T'es une belle crevure, toi aussi. Mais t'as des compétences, ça ouais, putain. Tu pourrais m'être utile. Mais je doute de ta volonté. Je fais pas tout ça parce que ça me plaît, tu vois ? Je fais ça parce que j'y crois. |

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Sam 14 Nov - 0:37

Pétrin ? Non, le mot n’est pas assez fort. Un vrai merdier oui. Sans déconner, il avait vraiment besoin de sortir une arme ? Il aurait pu nous tuer. Qu’il m’en veuille, je m’y attendais, c’est tellement… banal. Il aurait pu m’en être reconnaissant. C’est vrai quoi, tout le monde n’avait pas la chance et l’opportunité de passer une dernière soirée avec l’être aimé. C’était un beau cadeau si l’on y regardait bien je trouve. Certes, le retour à la réalité est difficile, mais voyons, nous savons bien qu’il est assez fort, assez dément pour s’en sortir. Mais non, il se met en colère. Quoique non, pas vraiment. Je sais qu’il n’y a pas que ça. C’était comme s’il cherchait… cherchait quoi ? Moi ? Non pas seulement.
Toujours est-il qu’il finit par arriver à la perturber assez la pauvre. Tant mieux pour moi, j’ai toujours moins de mal à apparaître dans ces cas-là. Je le regarde, l’écoute. Bien sûr que oui, affronter la situation ainsi n’est pas si difficile. Ce que les gens se prennent la tête pour rien. Heureusement que je ne suis pas aussi défaitiste et inquiète pour si peu, je ne m’en sortirais pas sinon. Des détails si aisément modifiables. Des fragments qui ne signifient rien. Comme des accessoires mis à disposition pour une scène. Je suis douée pour l’improvisation.
Je lui souris, alors qu’il me laisse m’approcher et le toucher.

« Horrible ? Je t’en prie, n’exagère pas, tu vas me faire rougir Jon. » Mon sourire s’accentue alors que ma main poursuit son chemin et que mes lèvres se rapprochent des siennes. « Je le pourrais. Mais je suis exigeante tu sais. »

Je m’éloigne, l’envoyant à l’étage. Non pas que je ne veuille pas encore en profiter, mais le moment serait malvenu alors que des flics sont à la porte ou presque. Oh, et oui, il refusera certainement de jouer. Rabat-joie vivant dans ses souvenirs ou pseudo-justicier insensible… Soit, c’est un défi. Et évidemment que j’aime les défis. Et je ne vais pas me défaire si aisément de ce nouveau divertissement.

J’inspire et ouvre la porte, saluant les policiers avec hésitation. Qu’est-ce que j’avais dit, une voiture. Evidemment, c’est un si joli quartier. Je souris et joue mon rôle. Femme naïve et voluptueuse, remplie d’appétits charnels. Les hommes en raffolent de ce personnage. Ces idiots doivent sans doute aimer le petit côté femme-enfant qu’il dégage, autant à protéger qu’à séduire. Je leur propose un café et tourne la tête alors qu’il descend et se précipite vers nous, en serviette. Et oui, j’en profite pour un peu trop m’approcher. Il ne dira rien tant que les flics seront là pas vrai ? Mes yeux se posent sur lui alors qu’il s’excuse à son tour auprès des flics, et je n’arrive pas à quitter ces gouttes d’eaux du regard. Mon doigt se pose dans son dos, suivant la trace d’une goutte qui descend. Je le ferais bien avec la langue, mais la rouquine que je suis à une certaine dose de self-control. Je souris, me mordant la lèvre. Content de se retrouver. Quel euphémisme…
Je fais la moue quand ils s’en vont et qu’il poursuit sa propre comédie. Il est doué aussi.

« Les voisins feraient peut-être bien de se poser des questions. Leur vie doit être bien ennuyeuse… » Je marmonne comme pour moi-même. Et regarde les flics en grimaçant. Je hausse les épaules et leur adresse un magnifique sourire. « On fera moins de bruits, c’est promis. »

Tu parles. Quand bande d’emmerdeurs. Oui, bon, ils avaient raison dans le fond. Mais franchement…
Je le regarde sourire. Oh, ça oui j’ai bien compris que t’y croyais. Le pire c’est qu’il me pense plus folle que lui. Peut-être est-ce le cas. Mais j’en suis conscience. Alors que lui… Il y croit.

« Ma volonté ? Oh… »

Toujours joueuse, je m’approche de lui, passant une main derrière sa nuque. Glissant mes lèvres dans son cou, ma langue passe enfin sur sa peau et quelques gouttes s’y trouvant encore. Je m’éloigne légèrement, caressant son torse d’une main distraite.
Je souris à mon tour.

« Evidemment que je suis talentueuse, tu en doutais encore ? Je le suis même plus que tu ne le penses même maintenant. » Je hausse les sourcils, souriant toujours. « Et je te trouve bien trop distrayant pour ne pas te suivre Jon chéri. Je ne me suis pas autant amusée depuis des lustres. »

Hochant la tête d’un air convaincu, je laisse mes deux mains posées un instant sur son torse. Je dépose un baiser sur sa bouche, murmurant contre ses lèvres.

« Je vais me doucher maintenant si tu le permets. » Je souris, toujours contre lui. « Et tu peux bien évidemment me rejoindre. »

Je recule un peu et lève mon bras. « Et j’aimerais soigner ça en redescendant, tu dois bien avoir de quoi recoudre non ? Parce que ça fait quand même super mal tu sais. »

Je vais récupérer le soutien-gorge trainant près de l’ilot, et me dirige vers les escaliers que je monte.

« Oh, un café avec un bout de mon fondant au chocolat, ce serait parfait. »

Je souris sans me retourner vers lui. Va-t-il à nouveau vouloir me tirer dessus ? Pas de suite non. Même si j’utilise sa douche ? Je fais couler l’eau, et ramasse la jolie robe bleue tombée à terre. Je la pose sur le lit, avec le soutif et une culotte. Je me fais rapidement un chignon, laisse mon peignoir tomber et me glisse sous l’eau chaude. Je ferme les yeux, savourant la brûlure de l’eau sur mes muscles, tendant néanmoins l’oreille, on ne sait jamais… Non pas qu'il me rejoigne, mais que l'envie de vouloir me tuer lui reprenne...
Je me savonne rapidement avant de sortir, de me sécher et de m’habiller. Et je reprends mon apparence. Va-t-il dire quelque chose pour la tenue ? Oh, je ne traînerais pas dans le pire des cas...

Un sourire aux lèvres, je reprends le chemin de la cuisine, retirant l’élastique de mes cheveux, et pour un peu, si mon bras ne me lançait pas autant, je pourrais presque sautiller en chantonnant.  

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Lun 16 Nov - 21:56

La situation avait failli échapper totalement à mon contrôle. Il s'en était fallu d'un cheveu pour que tout parte définitivement en sucette. J'étais prêt à ce qu'il allait se passer, bien sûr. J'avais préparé mes défenses, j'avais approvisionné mes chargeurs et préparé mon équipement. Je savais qu'un jour ou l'autre, la police ou quelque chose de plus sérieux allait se pointer. J'avais piégé les radiateurs, sous chaque fenêtre. C'était sans doute cela qui avait rendu la tâche si difficile à Laura, ou Rouge, peu importe, mais elle était encore parvenue à entrer. Je ne savais pas comment elle avait fait mais cela me faisait surtout dire que non, mon équipement n'était pas inutile. Il devait simplement être réajusté au niveau de son réglage, de son positionnement. Je devais revoir le tout. Parce que je le savais, un jour j'attirerais l'attention sur moi. Ce ne sera jamais quelqu'un que je verrais venir. Ils me prendront par surprise, comme j'étais capable de le faire moi-même. Vous imaginez vous, un de ces justiciers parti en confettis dans l'explosion de l'équivalent de quelques kilos de TNT ? Ce serait bien fait. Ces salopards avait survécu plus souvent qu'à leur tour alors que le commun des mortels continuait de payer un lourd tribut à la vie elle-même ou à leurs acrobaties.J'ai compris maintenant, le mode de fonctionnement de Rouge. Je la laisse me toucher, je m'en fiche. Cela m'indiffère, cela n'éveille rien chez moi en cet instants.


| Oh, tu m'aideras. Sur la base du volontariat. Ou bien, tu continueras de jouer la comédie devant des inconnus, sans rien retirer d'autre que ce que ton talent t'a déjà acheté. |


Je savais que je touchais au but. Ce genre de femme, ce type de psychopathe, ne s'accommodait jamais vraiment d'une situation donnée. Le plus souvent, ils s'ennuyaient et c'était bien pour ce genre de raisons qu'ils faisaient des choses horribles. Je le savais pour en avoir traqué une paire, du temps de l'armée. La jeune femme joue sa partition. Encore qu'elle a l'air d'une adolescente en rut, mais qu'importe. Le tour est joué. Je m'en tire avec une simple ligne dans les registres des flics. Allez comprendre. Les flics repartent, je referme la porte. L'appartement est sens dessus-dessous. Aussitôt, la jeune tarée revient contre moi, lascive comme à son habitude. Mais maintenant que j'ai compris, que j'ai percuté, c'est facile d'y résister. Oh bien sûr, elle est désirable, très. Mais j'aime ma femme. Et ce qu'il s'est passé la veille n'était qu'un rêve induit par l'alcool et ses artifices surnaturels. Rien de plus. Je la laisse me tripoter comme un bout de viande appétissant, sans plus de réactions. Je me fiche de cette absence totale de pudeur.


| Ravi que me baiser était une pareille distraction. Mais j'espère que tu es capable d'oeuvrer un peu plus sérieusement, parce que je compte bien m'attaquer à du lourd. |


Je lève les yeux au ciel quand elle m'invite, sulfureuse, à la rejoindre sous la douche. Une partie de moi a évidemment envie de la rejoindre, mais je suis un soldat, je réponds à un code de l'honneur et je suis en mission. Même maintenant, même chez moi. Je la dévisage.


| C'est ça, compte là-dessus. Quand tu redescends je te soigne ça pour que t'arrête de me dégueulasser mon parquet et mes tapis, et ensuite on discute de la suite des événements. |


Je la laisse monter et soupire devant le désordre du salon. Damned... Je pense à ma femme, j'y pense atrocement quand je ramasse un de nos cadres brisés dans la bagarre. Je décide d'attendre. Rien ne presse, pour le moment. Je serais déjà grillé avec les voisins, maintenant, à cause des flics. Alors que sont quelques heures de désordre ? Je fais du café, la machine vrombit et j'en sers deux mugs. J'allonge le mien avec une sévère lampée de whisky.


| Bon. La suite, maintenant. Tu vas repartir d'ici et éviter de parler de notre entrevue. Ils t'ont pas identifiée, les flics. Ils n'ont même pas cherché à savoir. Moi de mon côté, il faudra que je fasse plus attention, mes voisins vont me surveiller. Je pense que je pose une question bête. Mais tu as déjà tué quelqu'un? |

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Mer 18 Nov - 20:56

Il semblait avoir laisser tomber pour le moment. Que ce soit juste l’envie de me tuer, de tester, de se venger ou autre, dans le fond, je m’en fous. Il ne cherche plus à me blesser, grand bien lui fasse, parce qu’il n’aurait sans doute pas gagné en étant à poil et désarmé. Même avec son arme d’ailleurs. Mais ça fait mal cette putain de blessure.
Il n’avait pas tort dans le fond. Tout était tellement lassant et agaçant. Mais… Je ris.

« Tu m’as prise pour Mère Theresa ? Du volontariat ? T’es sérieux ? » Je secoue la tête. « Non. Il me faut quelque chose trésor.
Mais je trouverais ne t’en fais pas. »


On verrait déjà si ce qu’il me proposait m’intéressait réellement. Enfin, vu qu’il considérait réellement devoir rétablir l’équilibre, tout ça, ça impliquait des morts. Peut-être que cela m’amuserait. S’il me laissait faire comme je l’entendais. Et si j’avais quelques à-côtés.
Je soupire et le show finit aussi rapidement qu’il a débuté avec les flics. Il pensait vraiment devoir laisser sa baraque et tout abandonner ? Je vous jure, les mecs… C’est pourtant facile de détourner l’attention et de faire passer un tel merdier pour une partie de jambes en l’air un peu trop mouvementée… Et puis, flics ou pas, mettez une belle nana en face et la moitié du boulot est fait. Triste réalité, mais ça m’arrangeait bien oui.
Et je suis une bénédiction en fait pour lui : s’il entreprend son boulot avec autant de tact que ça, il est mal barré le pauvre non ?

Et encore une fois, il me laisse l’approcher et jouer avec lui. Sans même réagir. Ça en perd toute sa saveur. Non pas que j’attendais autre chose après m’être un peu amusée à ses dépens, mais tout de même, ça pourrait être vexant si je doutais de moi d’avoir si peu de réaction en face de moi.
Je fais claquer ma langue.

« J’ai passé l’une des meilleurs soirées qu’il m’ait été donné dernièrement. On s’est bien amusés, on a ris, on a mangés, on a fait l’amour, on a parlés… Tout ce que visiblement tu ne faisais plus depuis longtemps avec Shandra…
Te baiser… est très réducteur comme terme. On a profité tous les deux de cette distraction Jon. »
Je souris. « Et laisses-moi gérer ma manière d’œuvrer. Je sais parfaitement m’en sortir. »

Et il lève les yeux au ciel. Rabat-joie. Je le savais déjà, mais pfff, sans déconner ? Je lève les yeux au ciel à mon tour. Quel dommage.

« Les taches partiront avec de l’ammoniaque t’en fais pas. Et de toute façon, c’est uniquement de ta faute. C’est toi qui m’a tiré dessus. »

Franchement, y a pas idée d’être aussi coincé. Ex-militaire peut-être, mais ils ne sont pas tous aussi obtus si ? Seigneur… Ne sait-il jamais se détendre, s’amuser et profiter ? Quelle tristesse.
Mais il restait pleins de surprises ce Jon. Même si je savais certes déjà qu’il était horriblement trop rigide, je sais maintenant qu’il ne l’est pas tout le temps. Il ne l’était pas hier soir, ni cette nuit. Quel homme compliqué et amusant y a pas à dire. Je souris. Je sais tout à fait ce que je veux. Reste plus qu’à le convaincre lui. Mon sourire s’accentue alors que je descends pour le rejoindre. Chouette un nouveau projet divertissant.

L’odeur de café flotte dans l’air. Je sors le gâteau du four, avant d’en couper des parts. Je m’installe sur l’ilot, en face de lui, presque comme la veille au soir. Je bois une gorgée de café, mes jambes se balançant dans le vide, avant de croquer dans le fondant. Je ferme les yeux en savourant.

« Sans déc, tu devrais goûter, il est trop bon ! »

Je me lèche les doigts en le regardant, lui tendant une part de l’autre main, alors qu’il commence à parler. Et soupire. Avant de rire. Je me racle la gorge, et hoche la tête.

« Oui chef. Evidemment chef. »

Je fronce les sourcils. « Pourquoi auraient-ils cherchés à savoir ? C’était juste une jolie poupée qui sortait d’une inoubliable partie de sexe… »

Je lui tends mon bras sur lequel j’ai entouré à la va-vite un foulard.

« Tu peux faire quelque chose s’il te plait Jon ? Ça fait mal. Vraiment. » Avec un beau sourire.
« Et personnellement, je préfère les armes blanches, c’est discret. Et silencieux… Et tout aussi efficace. »

Je le regarde, avalant une nouvelle bouchée.

« Ma maman disait qu’il n’y a pas de question bête. » Je souris en buvant une nouvelle gorgée de café. Tout en croquant dans ma part, je poursuis lentement. « Si c’est pour savoir si je suis capable de faire ce que tu attends de moi, la réponse est oui, ne t’inquiètes pas.
Je sais me fondre dans la masse quand il le faut. Je sais retenir l’attention. Je sais faire la conversation, sourire, être aimable, polie et même séduite. Tout comme je sais être impitoyable, dure, et totalement insensible. »


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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Ven 20 Nov - 19:51

Je suis prêt à profiter de chaque chose qui me permette de suivre mes buts, d'atteindre mes objectifs. Je ne suis pas quelqu'un de fondamentalement mauvais, mais je sais l'être quand j'en ressens le besoin. Je sais sacrifier mes scrupules et affronter mes remords quand la situation dans laquelle je me trouve le nécessite. Actuellement, c'est le cas. Survivre n'est pas forcément l'enjeu de cette rencontre avec la jeune femme, qui semble bien trop s'amuser à mes dépends, mais je sais que la suite ne dépend que de moi et de mon habileté à me ménager de nouvelles portes de sorties, à construire des avantages. Elle peut en être un, bien sûr, même si je me rends bien compte qu'il n'y a pas allié plus traître en ce monde qu'une personne schyzophrène jusqu'au bout des ongles. Je savais très bien que ce qu'il pouvait se passait ensuite serait moche à voir, une fois que « Laura » reprendrait le dessus sur « Rouge ». Je savais que ce genre de comportement pouvait s'avérer particulièrement auto-destructeur, et que tout le monde morflerait. Le bon calcul à avoir serait alors de me trouver assez loin d'elle au moment où ça arriverait. Car ça viendrait bien un jour ou l'autre. La puissance de la fatalité... Je me rendais bien compte de ce que voulait Rouge, mais j'avais aussi compris que si je lui donnais, alors l'opportunité s'en irait aussi vite qu'elle était arrivée. Elle n'était pas femme à s'attacher. Et quand bien même, il était de ces comédies qu'il m'était impossible de jouer, malgré mes talents sur d'autres partitions.


| Tu m'as eu en traître, la dernière fois. Je doute que tu y arrives un jour autrement que par le mensonge et la duperie mais soit. Nous verrons bien ce qu'il se passe. |


Inutile de s'appesantir sur le sujet, croyez-moi. J'avais quantité d'autres soucis en tête maintenant, vous pouvez me croire. Je devais encore comprendre ce qu'il s'était passé ici, faire le tri dans ma tête et sur ce qu'il se passait maintenant dans mon existence. La jeune femme montre son impatience en faisant claquer sa langue, dans un geste d'agacement sexy autant que déplacé. C'était totu de même assez incroyable la différence qu'il y avait entre ses deux personnages. Je partais d'un rire jaune.


| Si c'est ce que tu te dis, tant mieux. Excuses-moi si savoir que tout ça n'est qu'un mirage me gâte un peu le... « plaisir » que j'aurais pu y trouver. |


Je ne savais pas trop ce qu'elle espérait, je le pressentais mais ça me semblait tellement risible que je ne m'en préoccupais pas plus.


| Fallait te montrer plus coopérative, si tu voulais pas que j'te colle une bastos. T'as encore du pot que je sache viser et que je ne t'ai pas explosé un membre. T'aurais eu l'air fine, et moi je serais parti en confetti, encerclé par je sais pas combien de flics. La prochaine fois, sois plus réactive. |


On pourrait penser que je plaisantais, mais ce n'était absolument pas le cas. Je la laisse sourire, savourer son café et son fondant. Je n'ai jamais eu énorme appétit, sauf avec mes amis. Et cela faisait un moment que je ne les côtoyais plus. Rouge, elle, n'était qu'une donnée inconstante dans ma nouvelle existence de paria, et je n'avais pas faim. J'avais un vague goût de bile dans la bouche, me refusant encore pour le moment de repenser à Shandra. Je hausse un sourcil quand elle me flatte encore sur le sexe.


| Il te faut pas grand chose. |


Je soupire et contourne le bar pour aller chercher quelques affaires pour son bras. Je l'écoute en marchant, puis revient avec une boîte contenant tout ce qu'il faut pour soigner.


| Attention, ça va piquer. |


Et je verse de l'alcool par dessus.


| Et maintenant, ça va faire vraiment mal. |


Je nettoie l'intérieur de la plaie avec une pince tenant du coton imbibé de désinfectant.


| Tu devras te tenir au calme un moment. Pas de balle à l'intérieur ni de fêlure, mais la plaie va mettre un moment à se résorber pour de bon. Quant au reste. Il est peut être temps de s'en prendre aux miraculés qui causent à chaque excursion des dommages collatéraux insupportables. Ces foutus superhéros. T'es avec moi? |

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Lun 23 Nov - 21:19

Une moue et un haussement d’épaules.

« T’attends-tu à ce que je cherche à jouer franc-jeu ? Oh, mon chou… Mes armes sont le mensonge et la duperie ! Je suis vraiment très bonne en mystification tu sais, je serais bien stupide de ne pas en profiter. Si cela me permet d’obtenir ce que je souhaite, pourquoi changerais-je ? »

Oh bien sûr il m’intéresse. Il est… amusant. Divertissant. N’avait-il pas dit qu’il ne tomberait pas dans ma toile ? Et pourtant, il a fallu si peu de choses. Il a plongé tout seul. Et il en redemandait. Et le voilà qui rit et qui nit. Mon sourire s’agrandit.

« Tu te mens à toi-même, parce que tu culpabilises maintenant… Quelle idée. » Genre ça aidait de culpabiliser ou de s’en vouloir. Stupide.
« Et ce n’est pas ‘ce plaisir que tu aurais pu y trouver’… Tu as aimé, tu en as profité. Il n’y a rien de compliqué. » Je hausse les épaules, baissant les yeux pour regarder ma main, qui lentement change, reprenant la teinte plus sombre, plus dorée qu’elle avait la veille. « Mais je peux arranger ça. Prolonger ce mirage... »

Je ris à mon tour, secouant le bras qui redevient mien.

« Plus coopérative ? Plus réactive ? Tu te fous de moi ? » Je fais un geste des mains.
« Si tu m’avais bousillé un membre, la jolie rouquine serait passée pour la pauvre demoiselle agressé par le mec rendu cinglé par la mort de sa famille… Et j’aurais disparue dans la nature aussi rapidement que toi tu te serais retrouvé derrière les barreaux et au revoir tes beaux projets…Avec un genou en moins soit... »  
Je secoue la tête en souriant.  « Si c’était aussi simple, je serais là tout le temps Jon. Et quoique tu fasses, je n’apparaîtrais certainement pas parce que tu claques des doigts !
Et si tu crois que me faire mal peut marcher… Bon, cela peut, mais si tu me tires encore dessus, je serais de beaucoup moins bonne humeur Jon. J’aime le danger, je me ris du danger. Mais je n’aime pas qu’on me prenne pour une cible vivante. La prochaine fois, soit juste patient et ne me fais pas de cicatrices.  »


Et techniquement, je préfère faire souffrir que l’inverse… et de loin…
Mais s’il pensait que c’était aussi facile que ça d’être là, il se trompait et pas qu’un peu. Alors ouais, j’ai moins de mal qu’avant, mais quand même. Il déconne. S’il croit que me tirer dessus me fera venir plus vite. Il finira par me tuer en lui tirant dessus un jour cet idiot. Ouais, bon, ça finira sans doute par arriver, avec sa stupide obsession pour l’équilibre. Mais ça rajoute du piment. Et puis, je ne suis pas dépourvue d’atouts… Je hausse les épaules. Qui vivra verra hein. Toujours est-il qu’il a intérêt de se calmer sur sa façon de me faire venir…
Je souris.

« Oh, mon chou. Je parlais de l’histoire de cul de la rouquine et de sa bibliothèque renversée… Ils se sont imaginés bien plus intenses que ce qu’on a pu faire. Et c’est tout ce qui compte non ?…
Mais c’était extra. Vraiment. Même si je suis persuadée que tu peux faire encore mieux. »


Je le suis des yeux alors qu’il va chercher le nécessaire pour soigner la plaie, reposant ma tasse de café pour ne pas en renverser. Je grimace quand il verse de l’alcool. Et je jure alors qu’il nettoie pour de bon. Ouais, un joli Oh putain de bordel de merde ou dans le genre. Qu’est-ce que ça fait un mal de chien. Je rouvre les yeux pour le regarder. Ouais, autant me concentrer sur lui et sur ce qu’il dit que sur ce qu’il fait.

« Me tenir au calme… ça va être compliqué, mais on tentera… On ne recoud pas ? »

Ouais, non, les balles, je n’ai encore jamais fait. Quelle chance hein ? Une nouvelle expérience à mon actif.
Et je reste quelques instants à le fixer. Je me mets à rire, avant de grimacer. Merde, ça fait mal. Et jsuis sûre qu’il l’a fait exprès.

« T’es sérieux ? … Je croyais que ton truc c’était les survivants et tout ça ? T’étais pas un gentil ?» Je reste bloquée sur lui, riant à nouveau, alors qu’un lent et immense sourire nait sur mon visage. « Si je te suis, et peut-être que je me trompe, mais tu veux t’en prendre aux miraculés avec des pouvoirs ? Tu me proposes vraiment de jouer contre des super bourrins aux grands cœurs ? » Je penche la tête sur le côté, sans me dépareiller de mon sourire.  « Tu vois, quand je disais que tu étais follement distrayant ! Oh oui, je suis avec toi mon chéri. Evidemment. »

Non, promis, je ne suis absolument pas suicidaire moi. Mais, sérieusement, qu’est-ce qui peut concurrencer ça ?

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Ven 27 Nov - 17:32

La vie est décidément pleine de surprises. Me voilà en train de monter des ambitions et de véritables projets pour ce qui n'était jusqu'alors qu'une quête solitaire. Je devenais fou, complètement. La rigueur et la discipline qui m'avaient toujours caractérisés étaient en train de s'envoler, de se faire pervertir, dans une quête qui n'avait plus rien à voir avec les idéaux que je défendais jadis. Ne cherchez pas à comprendre, je ne comprendrais pas moi-même. Je n'avais jamais cru, auparavant, qu'il me faille faire justice par mes propres moyens. Je ne voulais pas tomber dans les travers de ces super-héros, honnis et méprisés, et pourtant j'étais en train de glisser sur leur pente. Je me rendais compte du même coup, que j'étais en train de ressembler à ce que l'on appelait les "super-vilains". Un type qui en rassemble d'autres, pour tuer, voler ou pire encore. Que je réponde à des idéaux de justice plutôt qu'à la seule rancoeur ou à des pulsions meurtrières n'y changeait rien; je venais de franchir pour de bon la limite de la légalité. Je devais m'y faire, ou je devais mourir. Si j'avais encore des doutes sur la suite des événements, je pouvais maintenant assumer le fait que plus rien ne serait jamais comme avant. La schyzophrène du siècle me confirme qu'elle joue trouble-jeu et qu'elle compte bien profiter jusqu'au bout de cet avantage. Je ne peux qu'être d'accord avec ça.


| Tant que ça m'est utile, mettons que je ne redise rien à cette situation. |


Comme j'étais indulgent... Mais il s'agissait surtout d'une menace, comprenez-moi bien, contre cette fille qui pouvait s'avérer totalement incontrôlable, de cela j'avais bien conscience. Je voulais qu'elle comprenne bien que cette... Relation qui nous lierait, ne serait pas posée selon ses termes, mais bien selon les miens. Je restais convaincu qu'avec ce genre de personnalité(s), je me devais bien de prendre garde à ce que les choses soient claires dès le départ, sans jamais dévier de cette ligne directrice. Elle sourit, et je n'aime pas ce sourire. Il y a quelque chose de bien particulier derrière ce côté si avenant, quelque chose de sombre, de trompeur. Je ne suis pas ravi de ce sourire, mais je compose avec, ayant appris depuis longtemps à ne pas me pourrir moi-même avec mes états d'âme. Je chope sa main et la serre, pour la repousser.


| J'ai aimé ça, avec ma femme. Pas avec toi. Ce sont deux choses différentes, et c'est bien parce que tu as su faire illusion un moment que je te... Recrute. Mais tu n'as aucune chance d'être elle dans le temps, c'est impossible. |


Catégorique et même mauvais, je l'étais sûrement. Mais je m'en fichais. Je n'avais pas à être de bonne foi, avec tout ce qu'il se passait. Je hausse vaguement les épaules lorsqu'elle suppute quant à l'action des flics un peu plus tôt, elle avait sans doute un peu raison... Mais elle ne savait pas grand chose de ce que je réservais à quiconque entrerait de force ici. Je savais que ce ne serait pas juste pour qui s'y collerait, mais tant pis. Quand on passe des années à devoir couvrir ses propres traces, il y a des choses qui sont impossibles à éviter. Me protéger quoiqu'il en coûte en faisait partie, et c'était pronbablement pour cela que je ne m'étais pas suicidé quand ma famille toute entière avait été tuée.


| Reçu. Nous savons à quoi nous en tenir tous les deux, maintenant. Quant aux cicatrices, je suis pas certain que ce soit un problème pour quelqu'un comme toi. |


Je levais les yeux au ciel alors qu'elle me relançait encore et toujours sur ce qu'il s'était passé la veille au soir.


| Ca, c'est mon problème. Pas le tiens. Tout ce qui compte comme tu dis, c'est qu'ils y ont cru. |


Je soupire quand elle me dit qu'elle ne se tiendra pas tranquille et me demande si on doit recoudre. Oui, elle a raison. Pour empêcher de saigner encore et encore. A un type au combat, je le ferais de suite. Mais à la maison, quand je soignais les blessures de tout le monde, je ne recousais presque jamais, pour laisser les plaies respirer, bien que je devais les nettoyer le plus souvent possible. En général, ça se soignait bien. Mais allez savoir comment ça se passait pour elle, avec son organisme trop chelou d'extraterrestre. Elle ricane, puis elle rit moins. Ca fait mal, tout ça. Je redresse la tête quand elle semble partante pour mon plan, et j'ai comme l'ombre d'un sourire qui passe sur le visage.


| Ouais.C es types survivent à tout et chacune de leurs interventions se conclue par quantité de cadavres. On va y mettre fin. |


Je termine mon oeuvre et range, pendant qu'elle se rhabille avant de partir. J'avais un de ces carnages à rattraper, moi.

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