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 Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire

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Mirror

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Jeu 1 Oct - 23:14

Mes rêves sont peuplés d'images. Je les vois en boucle toutes les nuits. J'ai pourtant le sentiment de m'être vite endormi. Là n'est pas le problème, je sens qu'il y a autre chose. Un je ne sais quoi qui me dérange, qui me taraude. Je revois mes frères d'armes, mes anciens compagnons. Je me rends compte qu'ils ont tous changé, et pas forcément en bien. Ils sont plus amers. Nous buvons. Nous racontons nos histoires. Nos femmes et nos enfants sont un peu de leur côté. C'est habituel. Je bois un peu trop et j'encaisse mal le discours de mes amis, de mes presque-frères. Pas de tous, bien sûr. Mais cela suffit pour que je me sente mal à l'aise. Il ne m'en faut pas beaucoup, vous me direz. Mais c'est que nous avons vécu des choses tellement poignantes. Je suis ivre, quand nous repartons. Les filles sentent bien que quelque chose ne va pas, que je ne suis pas comme d'habitude. Elles n'ont pas tord, bien sûr. Elles savent ce genre de choses, elles ont entendu des brides de conversation. Cela commence avec mes filles, que je sermonne et que je calme à grand renfort de mauvaise humeur. Et puis tout ce qu'il s'est passé avec Shandra remonte à la surface. Ca ne va pas, ça ne va plus. Nous perdons mon calme et je perds le contrôle du véhicule. Je me retrouve dans l'herbe. Entaillé et lacéré, mais entier. Quand je me retourne, c'est l'horreur. Le feu est déjà là. Une des petites hurle. Shandra est couchée à plat ventre sur le capot, le visage caché par des cheveux poisseux de sang.


Quelque chose cogne contre le meuble, pas loin de moi.


J'ouvre les yeux, m'attendant à sentir le corps chaud de Shandra contre le mien, mon bras sur elle, l'attirant contre moi. Mais non, rien. Je fronce les sourcils, entendant des bruits de pas. Je me redresse. Je n'ai pas rêvé, non, même si mon cœur se serre déjà. IL y a une forme de corps sur le lit, là où elle a dormi. Je ferme les yeux et me les masse de mes doigts caleux, avant de me redresser dans le lit, de m'asseoir sur le rebord. Je suis totalement nu. J'ai des souvenirs de la veille, et le palpitant s'emballe. Mais oui. Elle était là. Pourtant elle n'est plus couchée. Je file dans le couloir, passant discrètement dans la chambre de mes filles. Rien. Elles sont toujours de sortie. J'entends une porte qui claque, quelqu'un qui se précipite dedans.


| Chérie? |


Je m'approche précautionneusement, sans me brusquer. Quelque chose ne va pas. Je me souviens de la veille, je me souviens de tout. Pourtant, ce n'est pas son odeur que je sens. J'ai toujours fait attention à tous les détails, y compris ceux dont mes collègues passaient à côté. J'arrive près de la porte et je tends l'oreille. J'entends des sanglots assez sérieux, comme si Shandra avait été blessée par mon attitude. Pourtant, toute s'était bien passé, non ? On n'avait plus fait l'amour comme ça depuis longtemps. Je toque doucement, prudemment, contre la porte.


| Chérie ? Qu'est ce qui ne va pas ? Tu m'ouvres, je peux t'aider! |


Et en mon fort intérieur, un doute. Un doute immonde.

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Laura de Mille

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Jeu 1 Oct - 23:57

Trop. C’est trop d’un coup. Je ne peux pas. Je ne comprends pas, ce qui empire encore la situation. J’essaye de raisonner. Mais c’est tellement difficile. Je n’ai pas la gueule de bois. Je n’ai pas bu, ou pas assez pour en arriver là. Merde. Je ne me souviens pas. Un trou noir, une absence, une amnésie, appelez ça comme vous voulez. C’est de plus en plus fréquent, mais en général, je ne me mets pas dans des situations… Oh Seigneur. Je ne veux pas. C’est n’importe quoi. Je ne suis déjà pas prête à sortir. Alors… Je … Et il est marié. Oui, certaines, ou beaucoup, s’en foutraient. Moi non. Moi je… je ne peux pas… Les larmes continuent de couler. Dites-moi que c’est pas ce que je crois. Dites-moi que j’ai juste… On est à poils bordel ! Et je le vois, me sourire, se pencher… Je secoue la tête. Non. Non.

Je sursaute en entendant toquer contre la porte. Je tourne la tête et la regarde comme s’il s’agissait d’une hydre prête à me bouffer. Chérie ? Il est sérieux ? Je glapis. Non, je n’ai pas d’autre mot.

« Ça va. Ça va aller. Tout va bien. » Je murmure. Pour moi. Pas pour lui. Lui, je m’en occuperais après.

Les nausées refluent et je me redresse un peu. Je ferme le couvercle, tire la chasse et me relève. Je m’observe dans le miroir. ça pour être blanche… Je fais couler de l’eau et essaye de respirer lentement. Il faut que je me calme. Tout va bien. Je… ça va. Je vais prendre mes affaires et partir. Courir. M’échapper. Je me passe de l’eau sur le visage, ramenant mes cheveux en arrière et me regarde encore. Merde, on dirait que j’ai vu un fantôme. Je ferme les yeux. Je sens son odeur. Je me rappelle même de sa putain de douceur bordel de merde. C’est qui ? Je ne l’ai pas revu depuis la loge. Je crois. Ou il appelle simplement chérie toute les nanas qu’il se tape ? Ouais. Sans doute.

J’ouvre la bouche pour parler, mais rien ne sors. Je m’avance vers la porte, la main sur la poignée. Et je pose mon front contre et ferme les yeux. Je ne pleure plus. Déjà un bon point. Je me sens vide. Ce qui n’est pas plus mal. Enfin non, pas tout à fait. Je me sens mal. Je me sens… si… vide et amochée.
J’inspire. Et ressers le peignoir autour de moi dans un geste protecteur.

« Je… » Je me racle la gorge. Je quoi ? Je suis désolée, je veux juste me casser ?

J’inspire à nouveau. C’est juste une porte. C’est facile. Super facile. J’ouvre la porte lentement, le regard vissé à mes pieds. Oui, si je ne le regarde pas, ce sera plus facile. Ben voyons.

« Je ne sais pas ce qui… ce qu’on a… Je m’en fiche. Je ne… Je veux juste partir. Je… c’était une mauvaise idée. Je veux juste… »

Je relève les yeux et le dévisage et mon cœur s’arrête de battre. Il a une encore une plus sale tête que moi. Je cligne des yeux, toujours fixés sur lui. J’ai une si sale gueule que ça ? Il m’a pourtant appelé chérie. Et on peut pas avoir une perte de mémoire tous les deux…
Seigneur, qu’est-ce que j’ai fait ?

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Laura et Madame Rouge

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Ven 2 Oct - 0:16

Les larmes. Les sanglots plutôt. Ce n'est pas Shandra. Ce n'est pas ceux dont elle a l'habitude. Je ne reconnais pas ce son, ce timbre de voix qu'il y a sous le sanglot. Je sens quelque chose qui se casse. Comme un verre qui tombe au ralenti, qu'on voit chuter... Et qui se pulvérise à l'impact en des dizaines, des centaines de micro-fragments. Je suis abasourdi. Je n'ai pas encore compris la situation, sinon l'essentiel. Rien n'est vrai.


Rien n'est vrai, bordel.


Je me sens malade. Je suffoque. Mon cœur est serré par une main invisible qui presse l'organe jusqu'à le faire imploser, le comprimant totalement. Je suffoque. Je ne respire vraiment plus bien du tout. Mon cœur loupe quelques battements et ma respiration se fait erratique. J'entends une voix de femme. Ce n'est pas elle. J'ai hallucine. Oh, bordel de merde. Tout s'effondre et je lâche un gémissement, un rire presque hystérique. Ce n'est pas sa voix. Ce n'est pas elle. Seigneur tout-puissant. J'entends vaguement de l'eau couler mais je suis déjà là, anéanti, perdu, bouleversé. Je titube sur le côté, comme après m'être mangé un direct en pleine poire. Je suis sous un choc puissant, qui m'a foutu K .O. Ma raison se tire encore, et je tombe à moitié contre le mur le plus proche. Mon front se couvre d'un voile de sueur alors que ma main gauche se met à trembler. Je me crispe. Je serre les dents. J'ai tellement mal putain. Shandra, Tabitha, Jeni, elles sont toutes mortes. Toutes. Ce n'est pas elle. Et je ne comprends pas. Ce n'est pas son odeur, ce ne sont pas ses sanglots. J'ai dû rêver, j'ai dû halluciner. La porte s'ouvre, et je la contemple d'un regard rougit par la folie et le désespoir.


Elle est nue. Enfin, pas vraiment. Un peignoir la recouvre mais je sens qu'il n'y a rien en dessous. Si je n'avais pas été autant en vrac, j'aurais immédiatement reconnu l'odeur. Je reconnais le visage, jusqu'au moindre de ses traits. Sa voix a quelque chose de différent mais c'est bien elle. Elle ne sait pas. Elle est perdue. Elle joue un rôle.


Son rôle.


Et là, je comprends. Instinct tactique de mes couilles, je rassemble les indices. Je sais qu'elle change d'apparence. Je sais qu'elle a un pète au casque. Je sais qu'elle est sociopathe en plus du reste. Elle m'a baisé en beauté et voilà qu'au petit matin, manon la gueuse laisse sa place à juliette la prude. Je la dévisage un moment. Puis, lentement, un rire rocailleux, un rire cassé, retentit dans le fond de ma gorge et je me laisse glisser contre le mur jusqu'à arriver à poil par terre, riant aux éclats comme un forcené, une main sur mon front et une autre sur mes côtes. Tout s'écroule et elles sont mortes, comme elles l'ont toujours été. Et moi, je me suis fait baiser en beauté.


| Bra... Bravo. Ah... Hm.. |


Je reprends ma respiration, j'écarquille les yeux comme pour me réveiller puis je tousse, je ris à nouveau avant de relever vers elle un regard fou.


| Si tu as fait ça pour me convaincre, Rouge, si tu m'entends. Tu es engagée. Putain de merde. C'était sciant. |


Pauvre fou, pauvre con. Tu pensais vraiment que ta femme t'étais revenue ? Abruti. Elle est morte. Elle est morte par ta faute.


| Tu es engagée, ça ouais. Tu es engagée. Toi et moi, on va faire de grandes choses. On va illuminer Gotham de folie et on va moissonner. Ca oui. Seigneur, Shandra... |


Discours décousu. C'est moi qui suis mort, bordel.

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Ven 2 Oct - 1:07

Il faut que je sorte. C’est tout ce qui me préoccupe à l’instant T. Partir. Loin de lui, loin de qu’on a pu faire, de ce que j’ai fait. J’ouvre et commence à parler avant de relever la tête. Et je le vois. Contre le mur en face. Complétement démoli. Il a l’air… plus que ça même. Bien pire. Pire que moi-même si c’est possible. Il me dévisage avant de partir dans un rire… dément. Je ne bouge pas, les bras serrés contre moi, et je le fixe, les yeux écarquillés. Y a quelque chose qui cloche. Pourquoi je me souviens pas bordel ? Qu’est-ce que j’ai pu faire ? Pourquoi est-ce qu’il à l’air si… c’est même pas surpris ou abasourdi, c’est… effondré. Saccagé.

Il rit encore en se laissant tomber à terre. Mais c’est plus terrifiant qu’autre chose. Je fais un pas en avant pour sortir de la pièce et me décale d’un côté. Vers l’entrée. Comment je me souviens que l’entrée est par là ? Bah, comme je savais pour les toilettes. Je ne comprends pas. Encore moins. Je cligne des yeux.

Et lentement la lumière se fait. Un peu. Ce n’est pas moi qu’il s’attendait à voir… Putain mais qu’est-ce que j’ai fait ?
Il essaie de se reprendre, mais son regard… insensé et délirant. Flippant.
Rouge ? Je fronce les sourcils. Je m’appuie contre le mur. Et tente de reprendre ma respiration qui s’est emballée depuis qu’il rit. Ma lèvre tremble, je sers les dents. Je sais que c’est de ma faute. Je sais que c’est moi. Je ne sais pas pourquoi, mais je le sais. Et je ne me souviens pas. Et ça me terrifie.
Je veux partir, mais je n’y arrive pas. Je me laisse au contraire tomber à terre, face à lui, secouant la tête. Pourquoi il parle d’être engagée ? Pourquoi … Moissonner ? Merde mais… Shandra. Je connais ce nom. Réfléchis. L’ordi. Sa femme. Pourquoi…

« Je… » Je déglutis, me passe la langue sur mes lèvres asséchées. « Je ne comprends pas. Je sais que j’ai dû faire quelque chose. Mais… Je ne me souviens pas. »

Je le regarde, les larmes montant à nouveau. Ah non, ne pleure pas !

« J’essaie, mais je… Je me souviens de vous à la loge. » Je cligne des yeux. « Mais c’est tout. » Une larme s’échappe. « Pourquoi je suis là ? Qu’est-ce que… Je ne me souviens que de certains détails. Des flashs. On rit. On regarde la télé. On s’embrasse et… C’est flou. »

Ce n’est pas si flou. Je sais qu’on a fait plus que s’embrasser. Je sais que ce matin, je pensais voir Simon. Parce que je me sentais bien. Rassurée. Aimée. A ses côtés.
Bordel de merde, je…
Le regard perdu, je le relève vers lui. Et j’essaye de déterminer. J’essaye de trouver. J’essaye d’assembler les bouts de ce puzzle dont je suis partie prenante.

« Je ne vous connais pas, alors pourquoi… pourquoi…. Pourquoi ce matin, je me sentais si bien ?? Pourquoi vous ?! Vous ne lui ressemblez même pas ! »

Les larmes coulent, mais peu m’importe maintenant.

« C’est qui Rouge ? Bordel de quoi vous parlez ?! »

Je cris. Mon cœur bats trop vite. Je me mets à genoux et m’approche de lui. Merde, ok, il est encore à poil. Mon regard dérive sur ses cicatrices, avant de remonter vers ses yeux. Non, je ne descendrais pas plus bas.

Et je me souviens. Pas de cette nuit. Mais des recherches sur l’ordi. Sur sa femme. Elle est morte. Elle est morte dans un accident. Avec deux gamines si je me souviens bien.
Mes yeux s’écarquillent alors que je le dévisage.
Les larmes cessent tout comme mon cœur durant une seconde. Il lui suffirait de lever le bras pour m’étrangler ou me foutre un coup. Et si c’est vraiment ça seigneur dieu, à sa place, je le ferais.

« Votre femme. C’est ça ? » Ma voix est vide, si vide. Tout comme moi. « Je ne me souviens pas. Je ne comprends pas. Mais c’est ça hein ? J’étais elle. Je… Vous… »

Je secoue la tête horrifiée. L’air se raréfie, mais ça ne compte pas. J’étouffe, mais ça n’a pas d’importance. M’excuser serait tellement ridicule. Tellement insignifiant. Tellement horrible.
Je suis monstrueuse. Et je ne me souviens pas.  

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Ven 2 Oct - 12:18

Cette femme est folle. Je le sais, j'en ai conscience. Les choses sont infiniment plus compliquées qu'il n'y paraît, avec son histoire de dédoublement. Rouge ne s'en cache pas et l'utilise. La fille devant moi ne semble pas avoir conscience de ce qu'elle est vraiment. Pire que ça encore, elle est tellement à l'ouest qu'elle ne semble pas garder de véritables souvenirs de ce qu'elle fait. C'est dangereux. Autant pour elle que pour moi, car Rouge a un plus grand contrôle. Elle est dangereuse. Pourtant, elle n'est pas sans failles. Sa parfaite maîtrise de l'infiltration m'a amené aux portes de la folie et m'a confronté une fois de plus à mes propres ténèbres ; j'en claque encore des dents et j'ai le cœur si douloureux que j'ai l'impression que du poison en suinte. C'est insupportable, et je ne peux pas le tolérer. Pas tant que j'en ai le choix, cependant, nous sommes au moins d'accord là dessus. Mais je peux malgré tout répartir un peu mieux la charge émotionnelle de ce désastre. J'entrevois une possibilité, une opportunité qu'il me faut saisir, comme toujours. Cela me fait rire à nouveau, comme juste avant. Je saisis la balle au bond, renvoyant un sourire désincarné à la jeune femme.


| Oui, tu as fait quelque chose. Et même qu'on l'a fait tous les deux. Mais tu n'étais pas tout à fait la même, avant qu'on s'endorme. Tu t'en rends compte? |


Premier atout. Elle a l'air au bord des larmes mais je joue mon va-tout, même si elle est peut être toujours en train de me manipuler. Je me rends compte des possibilités immenses de ce pouvoir qu'elle a, et je ne peux m'empêcher de le convoiter. Pas pour moi-même mais pour ma mission. Il pourrait être tellement utile! Elle me dit qu'elle se souvient de moi à la loge. Elle garde donc des souvenirs de Rouge, mais je continue de me demander à quel point Rouge et Laura se confondent. Ce n'est pas forcément quelque chose de fixe, j'imagine. Ce serait bien trop facile, malheureusement. Je la laisse se questionner, car si c'est vrai et que ce n'est pas du chiqué, alors j'ai beaucoup à gagner à observer son comportement. Je la laisse faire preuve de toute la détresse du monde, pour l'utiliser à mon tour. Elle n'a pas eu de pitié pour lm'attaquer dans mes retranchements. Jonathan est mort à nouveau, c'était ça qui faisait si mal il y a quelques instants. Maintenant, il ne reste plus que Mirror. Et Mirror, lui, calcule et analyse.


| Tu ne te souviens pas ? Tu avais le visage de ma femme. Son corps. Son odeur, tout. Je t'ai trouvée sur notre lit et je t'ai prise pour elle. Tu la jouais si bien... A la perfection. Et je voulais y croire, putain. C'était plus vrai que vrai, ton petit manège. Et on a baisé, ça ouais. Même ça, tu le faisais comme elle. Maintenant, tu vas me faire croire que tu as un double maléfique qui te fait faire des choses sans ton consentement ? Tu t'es infiltrée chez moi. Tu as pris sa place. Pour me manipuler. Pour me faire du mal. Et tu vas essayer de me faire comprendre que tu n'y es pour rien? |


Je me redresse, menaçant. Test.


| A qui est-ce que tu veux faire croire ça? |

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Ven 2 Oct - 13:38

Le monde vacille à nouveau. Mes jambes ne me soutiennent plus et je me laisse glisser à terre tout comme lui. L’ignorance et la frayeur que cela m’inspire n’a rien à voir avec la douleur et l’horreur d’il y a quelques semaines, pourtant j’ai l’impression de me retrouver dans la même situation d’incompréhension et de déni. Je sais que ça vient de moi, que j’ai fait… quelque chose. Mais je ne sais pas comment je le sais. Et je sais encore moins de quoi il s’agit. Ce n’est pas la première fois. Ce n’est pas la première fois que j’agis et n’ai plus de souvenirs à la suite. Mais je ne me suis jamais retrouvée face à quelqu’un qui en a été témoin. Et qui semble aussi déboussolé et bouleversé que moi.

Je le fixe, je n’arrive pas à détourner le regard du sien, qui semble malgré tout se reprendre un peu, même si la folie y est toujours visible. Il rit à nouveau. Ce n’a pourtant rien de drôle. Son rire est… affreux. Toujours aussi névrosé et limite.
Il me tutoie. Ca me met mal à l’aise. Comme si… je ne le connais pas. On a fait… Ce n’est pas si grave. Ce n’est pas si… Je secoue la tête. Je ne me rends pas compte non. De quoi il parle ? Je ne sais pas non. Je secoue la tête et murmure.

« Non. Je ne sais pas. Je ne… me rends pas compte. »

J’essaie de comprendre. Il me laisse poser des questions stupides, il me laisse hurler ma frustration. Et petit à petit, la lumière se fait. Je me rappelle de certaines choses.
Des images, fragments éparses et insensés, des gestes, morceaux fragmentés et absurdes, des mots, bribes absurdes et affolants.
Et elle. Je me souviens d’elle. Sa femme. Les recherches, les photos, les vidéos. Le doute se transforme en certitude même si je ne parviens toujours pas à comprendre.
C’est simplement d’une horreur sans nom. Je ne suis pas comme ça. Pourquoi aurais-je ?

Je suffoque. Je ferme les yeux et tente de me calmer, de reprendre ma respiration. Comment réagirais-tu toi si tu avais à nouveau Simon en face de toi ? Que ferais-tu ? Je foncerais tête baissée. Comme lui. Je prendrais ce qu’on me donne et bien plus encore. Le calme revient un peu. Oui. Juste pour le revoir. Je suis dévastée, mais le calme revient.
Mais… pourtant… je ne peux pas. Je ne suis pas comme ça. Faire croire… c’est...
J’inspire. Chacune de ses paroles augmente un peu plus la douleur. Mais je réussis malgré tout à respirer et à relever la tête. Je ne pleure plus. Mon regard doit être aussi vide que ma voix, et que le reste. Enfin non. J’ai mal. J’ai peur. Pas parce qu’il se redresse et se montre plus agressif. C’est plus que justifié. Non, j’ai peur de moi. De ce que j’ai fait. De ce que je fais.

« Je me suis fait passée pour elle. Je ne me souviens pas. Pas de tout. Des bribes. Des flashs. J’ai… On a… Non, pas baisé. On a fait l’amour. » Je le regarde, mais je ne le vois pas. Je parle, mais je ne m’adresse pas vraiment à lui. « Vous m’aimiez. Je vous ai charmé. Je me revois vous sourire. » Je secoue la tête, un sourire égaré sur le visage. « J’aime Simon, je ne peux pas… » Je ferme les yeux et grimace. « Vous m’aimiez je le sais. Et je me sentais bien. Même dans le lit ce matin. Ça faisait si longtemps… »

Une larme coule. Je l’essuie rageusement. Blindes-toi. Tu ne peux pas sombrer. Tu commences tout juste à te relever.
Et le regarde. Le regarde vraiment.

« Que vous me croyez ou non… ça n’a pas vraiment d’importance. Pas vrai ?
Je ne me souviens pas. Je vous crois. Je sais que vous dites la vérité ce n’est pas ça.
Je ne sais pas pourquoi j’aurais… pourquoi j’ai fait quelque chose de si monstrueux. Ni même pourquoi à vous. Je ne vous connais pas. Je ne sais même pas votre nom. »
Mills. Sa femme s’appelle Shandra Mills.
« Je ne comprends pas. Et je ne vous demande pas de me croire. »

Je ris, et mon rire sonne comme le sien auparavant, avec une insupportable tristesse en plus.

« Peut-être suis-je folle effectivement. Je ne me souviens pas. Et je vous ai blessé. Atrocement.
Je vous demanderais bien de me pardonner. Mais je ne le ferais pas. Parce que c’est impossible de le faire. »


Je ne me pardonnerais pas moi-même… A sa place, j’aurais déjà essayé de démolir la personne en face de moi.
Je fronce les sourcils.

« Vous avez dit que je n’étais pas vraiment moi-même… comment est-ce… Pourquoi… »

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Ven 2 Oct - 14:04

Ce n'est pas de la vengeance, ce n'est pas un bête parallélisme des punitions. Il s'agit d'une décision que j'ai prise en connaissance de cause, en attendant de celle-ci quelques bénéfices à court, moyen et long terme. Si jamais je suis encore une fois sujet à une tentative de manipulation, j'aurais au moins pris les devants, mais si c'est bel et bien moi qui manipule la jeune femme, sa partie la moins abîmée par Rouge... Alors sans doute, cela fait de moi un salopard. Qui en aurait douté ? C'est pire même, car je ne connaissais pas les motivations de la jeune femme quand elle s'était immiscée dans mon lit et dans ma vie. Les miennes étaient sombres, quoiqu'il en soit. Terriblement noires, obscures. Je comptais l'utiliser. Je comptais la tester à ses propres dépends, autant dire que je me rendais bien compte que cela pouvait ramener Rouge à tous moments. Cela faisait partie du jeu, cela faisait partie du test. C'est comme cela que je comptais jouer la partie, vous pouviez en être certains. La fille est destabilisée, bousculée. Elle ne sait plus et elle hésite. Je la pousse à la faute, sans la plus petite vergogne.


Je vois dans ses yeux un peu perdus qu'elle cherche la vérité. Le plus étonnant est qu'elle m'accorde tacitement sa confiance, en me laissant entrer de la sorte dans son esprit. Cela ne m'empêche pas d'user de ces ressorts-là pour arriver à mon but. Je note tout de même que si elle ne se rappelle pas de tout, des images lui viennent fatalement à l'esprit. Sans savoir de quoi je parle exactement, elle voit de quoi il s'agit. Elle en a au moins une petite idée, j'en suis sûr. Je me rends compte que mes coups l'atteignent directement. Elle doit se sentir mal, terriblement mal. Plus encore que ce que je ne sentais un peu plus tôt, vous pouvez en être certain. Si ce n'est pas du chiqué, alors elle doit être au comble du doute et de la souffrance. Autrement, et bien... Ce serait encore plus finement joué. La fille me contredit sur ce que nous avons réellement fait et je souris, convenant.


| Oui tu as raison, nous avons fait l'amour. Ou plutôt, j'ai fait l'amour à ma femme, et toi tu en as profité. Ravi quoiqu'il en soit que tu sois venu chercher auprès de moi ce qu'il te manquait tellement... Simon, c'est ça ? Ton mari. |


Je savais des choses sur elle, et l'implication de ce que je lui disais était assez diverse. La plus évidente mais peut être la moindre, était de causer chez elle de la culpabilité. Une autre était de lui montrer que je savais des choses sur elle, qu'elle ait le doute de ce qu'elle m'aurait dit ou non.


| Je m'appelle Jonathan Mills. Et oui, vous m'avez blessé. Mais chaque souffrance est une leçon, n'est-ce pas ? Quant à vous pardonner, cela me semble être un objectif fort ambitieux, c'est certain. |


Je me relève et d'une poigne solide, je l'attrape par le cou et la plaque contre le mur à ma place. Mon corps est tendu, fermement campé sur ses appuis.


| Ne me fais pas croire que tu n'as pas fait ça pour me briser. Tu es venue à dessein. Comment te croire ? Tu es peut être encore de me manipuler en ce moment même. Explique-toi. Montre-toi. Où est ta folie? |

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Ven 2 Oct - 15:53

La survie des dernières semaines, car il s’agit bel et bien de survie, est encore présente. Tenter vainement de garder la tête hors de l’eau. Se mouvoir tel un automate bien huilé. Marcher, sourire, parler, respirer, tout demande efforts et concentration. A longueur de temps. Ne pas se laisser totalement dépérir est une quête de tous les instants, une lutte constante.
Et quand je commence tout juste à souffler, à me dire que peut-être j’y arriverais, quand j’essaye de me reconstruire, trouvant de nouveaux buts, de nouveaux objectifs pour avancer, je me rends compte que rien ne va. Rien n’est ce qu’il parait. Je ne suis pas… plus moi. Jamais je n’aurais pu même envisager de tels tourments. Pourtant, je me rends à l’évidence.
J’accepte ses paroles, parce qu’elles collent à ce que je sais, parce qu’elles sont le reflet de ce dont je me souviens.
Perdue, abattue et horrifiée, je le regarde. Oui. Sa femme. Mais je n’ai pas…

« Oui. Mon mari. » Je le dévisage, un rictus peiné toujours présent. « Comment savez-vous ? Et comment savez-vous qu’il… me manque ? »
Je secoue la tête et marmonne entre mes dents serrées. « Et non. Je n’ai rien cherché auprès de vous. Quoiqu’il se soit passé, en aucun cas je n’ai voulu trouver un quelconque réconfort. »

Je prends sur moi. Je tente de puiser dans cette force qui était mienne avant. Je n’étais pas si fragile autrefois. Mais je n’étais pas seule autrefois. Je n’avais pas vu mon monde s’écrouler tout autour de moi. Je ne peux pas me résoudre à juste… mourir. Ce n’est pas faute d’avoir essayé au début pourtant. Mais je suis toujours là. C’est que je dois y rester non ? Faire quelque chose. Construire. Aider. Quelque chose. Et pour pouvoir y rester, je dois… encore, toujours me relever, faire face, comprendre.
Jonathan Mills. Je l’ai torturé de la pire des façons qui soit. J’ai utilisé sa femme. Sa femme décédée. Et j’ai beau chercher, et réfléchir, et creuser, je ne sais pas pourquoi. Je n’arrive pas à me souvenir, encore moins à appréhender le but de tout ça. Ce n’est pas moi. Il a peut-être raison. Je ne suis pas aussi ignoble.

« Jonathan. Jon. Oui, c’est ça...
Vous croyez ? Que souffrir amène quelque chose ? Il faudra me dire quoi alors. Si on peut vraiment en tirer quelque chose… Parce que pour moi c’est juste un puits sans fond. »


Si tu en as tiré quelque chose. Si tu le mets sur pied du moins, plutôt que de laisser tout ça au stade d’idée avortée. Et tu en as besoin. Créer et t’investir dans une association, ou peu importe, ce sera bien.
Je le regarde distraitement se relever, m’en rendant surtout compte parce qu’il est nu. Ce qui ne semble pas le gêner le moins du monde. Et je me retrouve plaquée contre le mur la seconde suivante, sa main autour de ma gorge. J’ouvre de grands yeux et essaye de le faire lâcher prise de mes mains.

« Lâchez-moi ! » Je tente de tirer sur sa main, sans grand succès. « Je… Je ne sais pas ! Comment voulez-vous… »

Je ferme les yeux. Il n’essaie pas vraiment de m’étrangler. Pas encore. Il me maintient simplement. Je calme ma respiration qui s’était à nouveau emballée. Mais je ne peux pas rester comme ça. Ma main lâche la sienne et attrape sa cheville. Je tire, peut-être pas assez pour le faire tomber, mais juste assez pour le déstabiliser. Sa prise se relâche faiblement et je passe mon cou d’un mouvement vif. Je m’éloigne d’un ou deux pas et le fixe.

« Je ne sais pas ! » Je secoue la tête, hésitant entre sanglots compulsifs et rire hystérique. « Je ne sais pas comment vous faire comprendre ! Je ne comprends pas moi-même ! Et pourquoi voudriez-vous me croire ? Après tout ça ! »

Je referme le peignoir qui s’était ouvert d’un geste fébrile. Mon cœur bat trop vite. Et je veux savoir autant que lui. J’inspire lentement. Calme. Tout va bien. Tout va… Non. Rien ne va. Rien. Je déglutis. Vide. Je le regarde.

« Je ne suis pas venue là par hasard. J’ai fait des recherches. Sur vous. Votre femme. Vos filles… Mais j’ai beau chercher, et par tous les saints, je vous jure que je ne fais que cela depuis tout à l’heure, je ne sais pas pourquoi. Je ne m’en souviens pas. »


Mais lui. Lui… Ce n’est pas logique. Il y a quelque chose… Je sers mes bras autour de moi en un geste protecteur. Et je relève le menton.

« Pourquoi suis-je engagée ? Et qui est Rouge ? Qu’est-ce que vous vous savez et que vous ne me dites pas ? »

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Ven 2 Oct - 16:18

Je pousse plus loin car quelque chose ne va pas, tout le monde sera d'accord là-dessus. Je sais ce qu'elle est. Mais savoir n'est pas comprendre, n'est pas contrôler. Il en faut vraiment beaucoup pour appréhender ce qu'il se passe vraiment ici, entre nous et dans cette tête avec ce si joli visage. Mais je ne baisse pas les bras. Moi aussi, j'ai des armes. J'en ai toujours eu. Je la jauge. Je me demande à quel point ce qu'elle me dit est la vérité ou le mensonge. Je me rends bien compte que cette réalité là devient de plus en plus floue, et qu'elle est maintenant totalement effacée devant la seule folie. C'est n'importe quoi, mais un foutoir qui me stimule. C'est comme ça, ne cherchez pas. C'est infiniment plus simple de considérer que toute parole est un mensonge, que tout geste est une menace. Ne cherchons pas plus loin, cela pourrait très bien devenir réellement dangereux, car aller plus en profondeur c'était s'ouvrir à la contre-attaque, au violent retour de bâton. J'avais une conscience assez forte d'un contrôle paradoxalement ténu sur la situation. Je savais à quel point cette femme pouvait s'avérer dangereuse si on la chauffait un peu trop. Je savais quel était son secret. Je ne savais pas tout d'elle, bien sûr. Heureusement. Mais j'en savais rien assez pour être sur mes gardes. Je dévoile mes dents en un nouveau sourire un peu malsain.


| Mais voyons. Parce que tu me l'as dit. Même qu'une partie de toi ne regrette pas leur mort, n'est-ce pas ? Cette partie sombre, cette partie vile, que tu musèles, que tu contrôles. Tu ne l'as peut-être pas cherché et c'est ce qui m'inquiète. Qu'est ce qui a bien pu te motiver, je me le demande. |


S'inquiéter était un bien grand mot. Pour s'inquiéter, il fallait encore être capable de se faire du soucis et sincérement, ce n'était pas vraiment le genre de choses qui m'occupait encore l'esprit, aujourd'hui. Considérez que c'était ainsi. La jeune femme se défend, elle a le sentiment de ne pas être si horrible que je la dépeins. C'est sans doute le cas, mais je n'ai qu'un sourire carnassier quand elle me parle de souffrance. Elle est là à étaler la sienne, alors qu'hier j'ai cru voir la mienne partir en fumée, pour qu'elle me retombe sur la gueule ce matin. Je me sens affreusement mal, blessé en plein cœur. Mais je tiens bon. J'ai toujours un objectif, une cible. On ne meurt jamais qu'une fois, n'est ce pas ? Lorsqu'elle me crie de la lâcher, je la laisse faire preuve de ses pouvoirs pour se libérermais elle fait surtout preuve de vitesse et d'agilité. Difficile de jauger du surnaturel exact dans sa condition. Elle est presque totalement à poil, maintenant mais je m'en fiche. La situation n'a absolument rien de sensuel.


| Effectivement. Je ne peux croire qu'une chose venant de toi. Ton instinct de survie, c'est pas vrai ? |


Je passe à revers dans les toilettes, d'où je tire une boîte à couture en haut des placards. Je l'ouvre, et en sors un pistolet que j'arme en tirant sur le levier d'armement.


| Rouge est celle qui va pointer le bout de son nez pour te sauver, pas vrai? |


Je braque le pistolet sur son genoux droit.


| Allez, fais un petit effort. Montre-moi tes limites. Si j'arrive à zéro, je te démolis. Trois.... Deux... Un... |

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Ven 2 Oct - 17:19

Je le fixe, la mâchoire serrée. Ses mots tombent tel du plomb et m’engloutissent avec eux. Non. Je ne sais pas de quoi il parle. Mais non. Comment pourrais-je penser, dire de telles absurdités. De telles horreurs.  Les larmes reviennent et je me mords la langue. La douleur et le goût de cuivre font refluer le reste. Un peu. Je secoue la tête.

« Non. Ça… Vous mentez. » J’esquisse un sourire qui se transforme à nouveau en grimace. « Je me bats tous les jours que Dieu fait pour me lever, pour avancer et continuer sans eux.
J’entends son rire dans chaque murmure du vent. Je me retrouve devant des magasins à me dire qu’elle serait adorable dans cette robe.  Je me retrouve à courir derrière un homme parce qu’il lui ressemble vaguement de dos. Et j’achète ces cigarettes pour sentir leur odeur. »


Je relève les yeux vers lui. « Aussi horrible que ce soit, je me dis parfois que oui, il serait plus facile d’oublier, de ne pas souffrir autant. Et puis… je me rends compte que cela reviendrait à nier leur existence. A rejeter ce que l’on a vécu. A refuser ce qu’ils m’ont offert. »

Je souris. Mes paroles ne sont pas cohérentes, mais qu'importe. Ce qu’il pense n’a aucune importance. Je ne sais même pas pourquoi je lui parle. Tout ça. Ça ne regarde personne. Pas même lui. Même si je l’ai blessé. Ils me manquent à chaque seconde. Comment pourrais-je ne pas… J’ai froid. Je suis frigorifiée, et ça n’a rien à voir avec ma tenue.
Et je me libère alors qu’il me maintient contre le mur. S’il cherche à me faire payer, il s’y prend bien. Je m’écarte de lui. Et j’essaie encore de lui expliquer quelque chose que je ne comprends pas moi-même. Je secoue la tête. Il en sait plus. Il veut me faire dire quelque chose. Mais au final, il en sait plus que moi. Pas vrai ?
Je recule vers le salon alors qu’il s’éclipse une ou deux secondes, sans me répondre. Merde. C’est quoi tout ça ? Pourquoi… ? J’écarquille les yeux alors qu’il sort avec un pistolet.

« Quoi ? Me sauver ? Mais qui ? »

Il est complétement taré. Et apparemment, je le suis également. Et il le sait mieux que moi. Mon instinct de survie hein… Je fais un pas en arrière alors qu’il pointe l’arme sur mon genou et continue à délirer.
Je tends le bras, pas pour tenter stupidement d’attraper son arme, je ne suis pas totalement inconsciente, mais pour attraper la bibliothèque à côté par le haut et la faire basculer, juste pour le déconcentrer… J’espère…
Sans perdre de temps, alors que la bibliothèque bascule tout juste, je cours et saute, me réfugiant derrière l’ilot de la cuisine. Mon cœur bats la chamade, ma vue se trouble et j’essaie une nouvelle fois, encore, de me calmer et de reprendre ma respiration. Je ferme les yeux et élève la voix.

« Je crois que mes limites sont atteintes. »

Je me relève lentement et le cherche du regard. Mauvaise idée. Vraiment mauvaise.

« C’est n’importe quoi bordel ! Vous voulez me tuer pour ce que j’ai fait, ok…. » Je ris, ébranlée et fébrile. « Non. En fait non. Pas ok. Pas comme si vous en aviez quelque chose à foutre, mais j’ai encore des choses à faire. A mettre en place. »

Et ils me manquent horriblement. Mais je ne veux pas mourir.

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Mar 13 Oct - 21:07

Je suis de retour. Mirror est là, écrasant de sa toute puissance les restes désincarnés d'une personnalité dissoute dans l'horreur et le mensonge, la duperie et le vice. Je ne peux pas regarder en arrière, je ne peux pas réfléchir sur tout ce qui vient de se faire ou de se dire. C'est impossible, totalement impossible. Si je le fais, je tombe et je ne me relève pas. Alors je serre les dents. Je me sers de ce qu'on m'avance. De ce qui m'est servi sur un plateau, même s'il ne contient que des mets empoisonnés je ne me vois pas en refuser une bouchée. Vivre dangereusement est tout ce qu'il me reste avec ma mission, de cela vous pouvez être certain. Je la tiens donc contre moi, la serrant, la brusquant, la malmenant sans le moindre scrupule. Je ricane sans aucune compassion à ses paroles lorsqu'elle me dit tout ce qu'elle fait, tout ce qu'elle ressent. Nous nous ressemblons tellement que ça en reste tellement risible... Je me rends compte que j'avais tapé dans le mille depuis le tout début, lorsque j'avais compris que cette nénette avait une araignée au plafond.


| Et pourtant... Quel terreau fertile pour la folie, pas vrai ? Je sais que tu la sens à l'intérieur de toi. T'étreindre comme un cancer, comme une maladie, à l'intérieur de ton cœur et de ta tête... Tu n'en garde véritablement aucun souvenir ? Comme c'est commode, de pouvoir faire table rase de tous tes vices, de tous tes péchés. |


Pathétique, et le pire, c'est que je partage exactement le même genre de manie. C'est bien pour cela que j'ai succombé si facilement au piège qu'elle m'avait tendu, la veille. Je m'étais jeté tête baissée dedans sans demander mon reste. Minable. J'avais été abusé bien trop facilement pour que ce soit excusable. Maintenant, je la pousse dans ses derniers retranchements... Et je me mange une bibliothèque remplie d'ouvrages, de dvds et de bandes dessinées en plein sur le côté de la figure. J'arrive à dévier la chute de l'encombrant mobilier sur le côté mais je grogne sous l'effort, mon épaule extrêmement douloureuse. Lorsque je reprends contenance, quelques secondes après le terrible fracas dans le salon, je garde mon flingue tendu vers la cuisine. Elle apparaît à nouveau et je la vise immédiatement, alors qu'elle me dit que ses limites sont atteintes. Un mince sourire orne le coin de mes lèvres.


| Oh non, pas encore. |
`

Je tire un coup de feu en direction de son avant bras. Que je touche ou non, je continuerai d'avancer en direction de mon but, vous pouvez en être certain.

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Lun 19 Oct - 22:07

Les larmes et la douleur sont présentes. Mais je refuse de les laisser filtrer. Les larmes tout du moins, la douleur est bien trop forte pour que je puisse sérieusement y songer. Le goût de mon propre sang, et la douleur physique de la morsure que je m’inflige me permette de garder un minimum contenance face à lui. Il raconte n’importe quoi. Des mensonges qu’il dissémine et m’envoie. Pour se venger de ce que j’ai fait ? Non.
J’ai peur. Je suis effrayée par ce rire, par ce qu’il répond. Sans doute parce qu’il ne ment pas, sans doute parce que j’y entrevois une horrible vérité. Je suis horrifiée par ce que j’aperçois derrière ces gestes brusques et ces phrases assassines. Je sais qu’il ne ment pas. Même si je ne sais pas pourquoi j’en suis persuadée alors qu’il répand son venin.
Je secoue pourtant la tête, niant et rejetant ses dires, les yeux un peu trop écarquillés. Non. Pourquoi ? Folle ? Moi ? Il parle comme s’il savait. Comme s’il comprenait.
Le terme cancer pourrait pourtant correspondre. Ces flashes qui me reviennent. Ces horribles absences. Ces murmures que je perçois parfois en arrière-plan. Je réponds, encore une fois plus pour moi-même que pour lui.

« Je l’ai dit. Des images parfois. Des chuchotements. » Je le dévisage. « Mes vices ? Mes péchés ? Vous ne parliez pas vraiment d’une autre personne n’est-ce pas ? C’est de moi dont vous parliez pas vrai ? Enfin. Je crois. Si on veut. Cette Rouge à qui vous… »

Les nausées reviennent, mon estomac se tord à nouveau. Le bon côté, c’est qu’il est déjà vide. Je suis vraiment … folle ? Elle… ou je… J’ai pris l’apparence de sa femme. Ce n’est pas moi. Tout comme ces vêtements que je retrouve. Ces marques dont je n’ai pas souvenir. Tout… Je secoue la tête et sers la mâchoire. Je ne peux pas être folle… Enfin, je veux dire… Et je ne peux pas être aussi horrible… aussi…
Je m’échappe. Je m’éloigne de lui. De ses paroles qui me font bien trop mal. Qui semblent m’atteindre bien trop facilement. Il a tort. Il doit y avoir une autre explication, une autre solution, une autre… J’essaie de réfléchir, mais je n’y arrive pas. Une détestable pensée s’est incrustée et je ne parviens pas à la rejeter. Et si… et s’il avait raison ? Si je n’étais pas moi. Plus moi. Si ce que je faisais. Si ce que je disais. Si j’étais purement et simplement folle. Si…

Et alors que j’essaie de me relever, de lui parler, à moitié hystérique, comme lui quelques instants plus tôt, il ne m’écoute pas. Son arme se braque à nouveau sur moi et il tire. Je bouge, mais pas assez vite. Je hurle alors que la balle me touche, me transperce l’avant-bras gauche et finit par se loger dans le mur derrière moi. Je me mords la lèvre au sang, me réfugiant à nouveau derrière l’ilot. Putain de merde. Allez ma jolie, laisses-moi faire. J’ouvre les yeux. Merde. Je ris, ma main sur la plaie, compressant la blessure. Mes larmes coulent alors que je ris toujours. Et je ne sais pas si c’est de désespoir ou de névrose. Les deux sans doute. J’ai l’impression que l’on me réduit à nouveau le cœur en miette, qu’on le pulvérise sous mes yeux et que l’on m’arrache de nouveau de force ce qui était mien. Je ne sais plus. J’ai mal. Et je ne suis plus… je ne sais plus… Et c’est tellement insupportable qu’au final ma blessure en est presque indolore.

Pourtant, je ne peux me résoudre à le laisser faire. Ce serait simple pourtant. Peut-être indolore aussi. Ce serait fini. Plus de douleur, plus de délire, plus de supplice. Mais je ne peux pas. Je…
Lui ai-je fait aussi mal ? Mon rire se fait plus tenu, bien que toujours présent. Oui. Sans aucun doute. Et il faut croire qu’on est aussi tarés l’un que l’autre au final. Je dois l’arrêter. Ou me faire tuer, je ne sais pas trop. D’une main couverte de sang, je m’essuie vaguement le visage. Et je m’efforce tant bien que mal à faire cesser le sang. La douleur physique, encore une fois, est bienvenue. Il faut que j’y pense pour ne pas relâcher, mais j’y arrive pourtant, à empêcher l’hémorragie.
Toujours accroupie, je fais le tour de l’ilot, me concentrant sur la plaie et sur lui, pour ne pas penser au reste, pour ne pas penser à… Non. Poussant sur mes jambes, je bondis et vois l’arme se tourner vers moi. Mon bras droit se tend et saisit sa main, faisant partir le coup ailleurs que sur moi. Je le renverse en enroulant une jambe autour des siennes et je bloque sa main.

« Je ne veux pas vous blesser. Ne m’obligez pas. Je… »

Ma mâchoire se contracte pour ne pas trembler. Il sait. Il en sait plus que moi.
Je me penche vers lui, resserrant un peu plus ma prise.

« Je… ou elle… vous a manipulé. Et vous en avez fait autant avec moi. Vous saviez depuis que vous avez croisé mon regard. Pourquoi ? Vous êtes qui ? Et elle… moi… j’en sais rien. C’est qui ? Dites-moi ! »

Et je me rends compte que je cris. Je me rends compte que je suis à nouveau à califourchon sur lui, à poil, et que je m’en fous royalement. Je me rends compte que même si lui je le maintiens, mon bras saigne à nouveau. Je me rends compte qu’à nouveau les larmes coulent, traçant des sillages dans les marques laissées.

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Jeu 29 Oct - 13:16

Je rentre dedans. Maintenant que j'ai commencé, je n'ai plus d'autres choix que celui de continuer. Si je regarde en arrière, s'en sera fini de moi, vous pouvez en être certain. En sus, il faut dire que c'est trop tard pour la demie-mesure; j'ai déjà perdu. J'ai déjà tout perdu. J'ai tiré un coup de feu dans ma propre maison et il a dû être entendu, ce matin. La police mettra un petit moment à venir jusqu'ici mais maintenant c'est trop tard. Même si je le voudrais il n'y aurait plus le moindre retour en arrière qui soit possible. J'ai franchi le point de non-retour, j'ai sacrifié mon matériel, mon chez-moi, mes souvenirs et tout le reste, pour aller plus loin en avant. Peut-être ai-je réussi à en finir avec cette folie qui me guette à chaque fois que je pense aux miens, à ma famille. Je n'en sais rien. Tout ce qui compte maintenant, c'est d'obtenir les résultats adéquats. On ne mise jamais rien pour rien, vous pouvez me croire. Alors ne pleurons pas sur nous-mêmes et avançons comme il se doit, car c'est comme ça que j'ai toujours vu les choses et il me semble impossible de changer. Pas maintenant. Plus maintenant. La fille semble estomaquée et je n'ai toujours aucun moyen de savoir s'il s'agit de chiqué ou si au contraire elle est sincère. Alors on fait comme dans les interrogatoires. On repousse la personne toujours plus loin dans ses retranchements, sans jamais s'arrêter de le faire jusqu'à ce qu'elle craque pour de bon. J'ai l'impression de voir un fond de vérité dans son regard. Ce n'est pas forcément indicateur de quelque chose de positif, mais c'est peut être un début. [/i]


| Oui, de toi. De cette Rouge qui m'a séduit sous les traits de ma propre femme et que j'ai prise là, sur le plan de travail, à qui j'ai murmuré tout mon amour pendant des heures dans le canapé, devant un film, avant d'échanger de nouvelles étreintes sous la douche, de m'endormir contre elle. C'est ce que tu es. |


J'étais assez répugné par toutes ces constatations mais au final qu'importe. Ce n'est plus ce qu'elle m'a fait qui m'intéresse, mais ce qu'elle peut faire à l'avenir. J'entrevois le champ des possibles et celui-ci est particulièrement vaste, me semble-t-il. Mon tir en tout cas ne l'atteint pas et elle en réchappe quasiment indemne. Ce n'est pas forcément pour la tuer que je tirais, mais je devais lui faire mal, la blesser vraiment pour que je sois crédible et pour que ma petite manoeuvre fonctionne de bout en bout. Ce n'est pas forcément quelque chose de facile, vous en conviendrez, car l'équilibre à trouver entre violence et retenue est toujours relativement précaire. Pourtant, je sens que je suis sur la bonne voie quand je l'entends rire de manière hystérique. Ah, folie, folie, viens à nous. Plus vite que ça. Et voilà qu'avec une rapidité et une agilité remarquable, la fille élastique reprend le dessus. Cela confirme au moins le fait qu'il n'y ait pas que Rouge qui sache faire quelques petits tours de passe-passe. Je suis pour le moment immobilisé mais je sens bien que ce n'est jamais que partie remise. Qu'importe. Au loin, les sirènes de police se font entendre. Je repousse brutalement la jeune femme en la frappant sur le côté.


| Tu te trouves ici avec moi, armé, à poil et avec les flics qui viennent. Tu veux vraiment affronter cette situation comme ça? |

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