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 Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire

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Laura de Mille

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MessageSujet: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Mer 30 Sep - 13:19














DESCRIPTION DU RP »
Laura a réussi a retrouver Jonathan et s'est obligeamment invitée chez lui.


Douceur et sourires:
 

On peut dire ce qu’on veut, il n’y a pas invention plus génial que le net. Bon, soit, le siècle dernier, j’aurais eu bien moins de mal à me cacher et j’aurais eu bien plus de possibilités de m’amuser sans risquer ma vie. Mais ça rajoute du piment !
Et puis, il y a un siècle, je n’aurais pas eu tant de facilité à trouver tant de renseignements superficiels et sommes toutes anodins. Mais ce sont les détails insignifiants et minimes qui font toutes la différence. Et internet est magique pour ça. Trouver des événements, des noms, des adresses, devient un jeu d’enfant. Et je ne parle même pas de Facebook et trucs du genre.

Et j’avais raison, elle était drôlement jolie sa femme. Ses filles aussi. Et vous ne pouvez pas imaginer le nombre de photos et de vidéos que certains peuvent poster. L’amour et la fierté parentale, ce n’est pas rien. A la limite de l’inconscience. C’est vrai, entre de mauvaises mains des vidéos d’une journée à la mer, de l’anniversaire d’une gamine ou du premier récital de l’autre, des photos remplies d’amour, de complicité et de tendresse, ça pourrait devenir dangereux.
Heureusement que je ne suis pas ces mauvaises mains… Oh, elles sont déjà mortes, c’est bon quoi ! Je ne vais pas leur faire de mal ! Et lui… lui c’est presque comme s’il m’avait invité à le faire. Une gageure. Je ne peux quand même pas en rester là. Ne serait-ce que pour mon amour-propre. Et oui, je trouve ça drôle forcément. Je peux le faire, pourquoi m’en priver ?

Son adresse avait été facile à trouver. C’était un joli petit pavillon. Un peu comme celui de Laura en fait. Entouré d’autres pavillons peu ou prou identiques, dans un quartier tranquille, rempli de verdures et de rire. Un truc de famille quoi. Comme les photos. Tant de mièvreries et de douceurs… Beurk. L’horreur. J’en frissonne encore.
Sauf que sa baraque au final détonnait assez quand on y regardait vraiment. J’avais attendu qu’il parte et j’avais été jeté un œil. Prudemment. Et heureusement. Ce gentil sociopathe a légèrement piégé tous les accès. Porte, fenêtres. Tout est blindé de filins, je n’ai pas pu voir à quoi c’était relié, mais j’ai supposé qu’il valait mieux que j’évite d’y toucher. Et je suis revenue. Deux ou trois fois peut-être. J’ai réussi à rentrer la deuxième fois, piéger les fenêtres c’est bien, penser à fermer le loquet c’est mieux. Enfin, faut dire qu’accéder à l’étage ne doit pas être chose aisé pour tout le monde.

Et j’avais encore eu raison. Toutes leurs affaires étaient là. Les chambres des filles ressemblaient à des mausolées. Leurs jouets, leurs vêtements, leurs feutres éparpillés. Le reste de la maison était … identique et différent à la fois. Les dessins sur le frigo, les photos sur les murs, les manteaux suspendus dans l’entrée. Rien n’avait bougé. Pourtant… C’était tellement vide. Il ne flottait dans l’air que l’absence et la tristesse. J’avais essayé le parfum de sa femme. Shandra. Le sourire aux lèvres, je m’étais promenée dans la maison. J’avais fouillé, discrètement. Je m’étais servi un verre et j’avais piqué une pomme. J’avais emprunté une robe blanche et des sandales.

Et me voilà à nouveau à l’intérieur. Jouons. Il risque bien de ne pas apprécier du tout. Mais s’il n’a pas d’armes sur lui, il devrait aller les chercher et déverrouiller son truc. Oui, j’avais trouvé ça aussi. Je suppose que si armes il y a elles sont dedans, parce que je n’en ai pas trouvé, et je doute fort qu’il n’ait pas tout un attirail. Je n’avais pas tenté de l’ouvrir, ça ne m’intéressait pas vraiment. Ou je ne les avais pas trouvés, ce qui était possible aussi. Bref.
Je referme la fenêtre et le verrou. Je descends et regarde autour de moi, plaçant mes chaussures, les siennes, à l’entrée, près de deux autres paires, et me déplaçant pieds nus. Me dirigeant dans la cuisine, je replace un cadre un peu penché, avant de poser les sacs sur le comptoir. Chantonnant, je range les courses (œufs, oignons, courgettes, pâtes fraîches, beurre, rumstecks, tomates, chocolat noir, oranges, lait,…) Une vraie ménagère.
Je coupe une dizaine d’orange et les presse. Elle devait bien faire ça pour ses gosses non ? Du jus de fruits frais. Laura oui, alors on va dire. Je remplis une cruche du jus et me sers un verre. C’est meilleur frais, je le reconnais. Je rince le verre et le laisse sécher à côté de l’évier. J’ai une seconde d’hésitation. Oh, allez, j’ai le temps. Et j’entreprends de faire un fondant au chocolat. J’adore le chocolat. Et c’est ce qu’elle avait fait à je ne sais plus quel anniversaire. Je le mets au four, enclenche la minuterie, oui, je sais me servir de tout cela, et nettoie le plan de travail. Bien.

Je me dirige vers la chambre, ouvre les placards, sors sous-vêtements bleusnuit et robe bleue ciel, légère et vaporeuse, que je pose sur le lit. Je me rends dans la salle de bain, me regarde dans le miroir et peaufine un peu le visage. Parfait. J’arrive même à reproduire un peu sa voix en modulant mes cordes vocales, mais ça me demande plus d’efforts. Mais c’est important.
Je me déshabille, plaçant la robe blanche et le reste dans le panier à linge. Je me douche rapidement et en ressors, sentant le caramel et l’amande douce. Enroulant une serviette autour de moi, je me sèche rapidement les cheveux, et fais un aller-retour dans la cuisine vérifier la cuisson du gâteau. Je me mets un peu de parfum et farfouille avant de sortir un vernis rose pâle.
Installée sur le lit, après avoir enfilée les sous-vêtements, je me passe une première couche de vernis sur les ongles des pieds, puis des mains. Je secoue mes mains, attendant que ça sèche, quand la porte ouvre puis se ferme. Oh déjà ? Zut… Je souris. Tant pis.




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Laura et Madame Rouge

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Mer 30 Sep - 18:46

Je deviens fou. J'ai encore cette odeur sur moi. L'odeur de Shandra. Celle du gel douche des petites. J'ai l'impression que quelque chose a changé dans mon environnement habituel. Je ne me rends pas compte de ce qui a changé, pas tout de suite. D'infimes détails. Ce cadre qui n'était pas droit. Le tisonnier, que j'avais laissé traîner par terre. La couverture sur le canapé, repliée. Au début, j'avais réagi de manière rationnelle, j'avais réagi en soldat. J'avais anticipé l'intrusion. Les flics ne rentrent que rarement chez les gens qu'ils soupçonnent sans laisser un minimum de traces, et quand je sortais j'activais mon opération « terre brûlée » personnelle. Donc, si quelqu'un était rentré, il aurait sauté et ma maison avec, pulvérisée par des explosifs artisanaux planqués derrière les colonnes de radiateurs et sous mes traverses de bois. Mais ça n'avait pas été le cas. Est-ce qu'un de ces justiciers ultra-compétent s'était infiltré chez moi ? Peu probable. Pourquoi alors laisser de telles traces, bien qu'infimes, de son passage ? Je ne voyais pas l'intérêt, c'était une incitation à me mettre en garde, ni plus, ni moins.


Ca avait continué. Je m'étais perdu dans mes pensées. J'avais l'impression parfois d'entendre les bruits de pas de mes filles qui allaient se doucher avant d'aller se coucher, ou je sentais le bruissement du peignoir de Shandra derrière moi. Je sentais leur odeur partout. J'entendais leur rire. Je ne comprenais pas. Cela me détruisait, petit à petit. Je perdais pied avec la réalité. Mes fantômes devenaient bien vivants et je m'enfonçais dans un monde de chimères. Paradoxalement, je n'essayais même plus de lutter. La veille, j'avais fini la chemise déboutonnée et la cravate dessérée, totalement en vrac sur le canapé, noyé dans le whisky devant la télévision. J'avais l'impression de sentir le corps de ma femme contre moi. Je caressais ses cheveux, l'embrassais derrière l'oreille, au creux du cou. Les filles me réprimandaient depuis les deux fauteuils, mais bien heureuses de regarder ce film avec nous. Je m'enfonçais dans une sorte de complaisance éthylique, dans ma propre folie. C'était quelque chose qui me semblait bien difficile à contenir, et je n'y arrivais pas.


Pourtant, quelque chose au fond de moi me poussait à continuer. Aujourd'hui, j'étais allé envoyer Miss Vale sur une vraie-fausse piste, pour la lancer sur mes propres traces tout en m'assurant que cela l’emmènerait dans le mur. En rentrant, je sens l'angoisse me prendre l'âme, me serrer le cœur. Je me rends compte que j'attends maintenant ces petits changements avec impatience. Quand je rentre, mon cœur bat avec une puissance énorme, des boum-boum que j'entends presque. J'ai le cœur au bord des lèvres. En voyant le presse-agrumes sorti et une carafe de jus d'orange qui n'avait rien à faire là, j'en lâche mes propres courses. Mes yeux me brûlent et rougissent. Je lâche un petit hoquet, d'amusement et de sanglot libérateur mêlés. Je deviens totalement fou et j'aime ça. J'abandonne mes courses, principalement constituées d'alcool, pour contourner le bar et aller ouvrir le frigo. Je ris pour de bon. Là, ça y est, j'ai un pète au casque. Je ne peux plus m'arrêter. Le cœur battant la chamade, je monte voir ma femme et mes filles. Et en arrivant dans le couloir, son odeur entêtante. Je ferme les yeux, je hume à pleins poumons, souriant comme un benêt. Quand je m'arrête à la porte de notre chambre, je m'arrête, figé de stupeur.


Cette illusion-là est bien réelle. Shandra est là. Allongée sur le lit, visiblement en train de se mettre du vernis à ongles. Souriante. En dessous. Terriblement belle. Je reste là, à admirer cette perfection, totalement coi. Le palpitant manque d'exploser et les larmes me montent aux yeux, mais je ris à nouveau, avant de m'avancer vers elle, d'arriver contre le lit et de l'attirer contre moi pour lui offrir un long baiser, terriblement profond. Je pose mon front contre le sien, fermant les yeux. Je ris et je pleure, bouleversé par cette vision idyllique qui tranche tellement avec mon quotidien.


| Mon amour, tu m'as tellement manqué... Seigneur, je suis complètement fou, mais je m'en fiche. Tu m'as tellement manqué! |

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Mer 30 Sep - 21:56

Douceur et sourires:
 

Je ne sais pas ce que j’attends de tout ça exactement. Je ne sais pas vraiment. Peut-être juste m’amuser et passer un moment agréable. Oui, j’ai ma propre définition du mot. De beaucoup de mots. Quoique d’autres les partagent, ce n’est pas si détonnant que ça du coup. Mais on n’est pas là pour faire une étude du sens et de l’étymologie des mots.
Me changer les idées et passer un chouette moment donc. Avoir des surprises et en profiter. Ce n’est pas demander la lune hein ? Et puis, oui, il a piqué ma curiosité et mon intérêt. Normal que je cherche à en savoir plus. Je suis sûre qu’on peut beaucoup s’apporter. Ou tout du moins dans le pire des cas, que je peux follement profiter de tout cela. Et peut-être ai-je envie qu’il soit un peu à moi. Après tout, je n’ai guère rencontré de personnes si intéressantes jusqu’à présent, peu qui vaillent le détour ou qui vaillent que j’y jette un coup d’œil plus poussé. Lui est surprenant et divertissant, jusqu’à présent. Pseudo justicier meurtrier. Encore plus démoli que Laura. Ou peut-être pas. Il avait peut-être raison. Peut-être qu’elle a pété un boulon suite à l’accident et que c’est l’unique raison de ma présence aujourd’hui. Oh, peu importe au final, ça me va aussi bien. Je suis là. J’existe. Je vis. C’est aussi simple que cela.

Et là, du vernis rose sur les ongles, je suis bien. Et quand j’entends la porte claquer, je ne peux m’empêcher de sourire. Oui, oh, je sais bien qu’il cherchera encore sans doute davantage à me tuer. Peut-être. Mais je m’en fous royalement.
J’entends un choc, quelque chose qui tombe, une exclamation et des pas. Et je l’entends rire. Comme un dément. Pourtant, je ne bouge toujours pas, continuant de secouer mes mains. Je jette un coup d’œil dans la coiffeuse, et vérifie les cheveux et le visage. Bien. Il monte et je souffle sur mes ongles, souriante. J’ai appris depuis longtemps à cacher mes sentiments. Surtout parce que les gens commençaient à avoir une légère frayeur parfois en croisant mon regard. Alors j’ai appris à voler ses expressions et sa douceur.  
Je relève la tête et le dévisage alors qu’il stoppe sur le seuil. Et rien que pour cette expression, cela valait presque le coup. J’amorce un lent sourire timide et heureux alors qu’il me fixe, avant de légèrement froncer les sourcils d’inquiétude.

« Tu rentres tôt, je n’ai même pas eu le temps de préparer le diner, je ne… »

Mais il rit et s’avance. Il m’attire contre lui et m’embrasse. Oh putain non, pour ce baiser, ça pouvait valoir le coup. Je pose délicatement une main sur sa joue et lui rend son baiser. Mais ce n’est pas assez.
Je continue de le regarder d’un air doux, lui juste en face les yeux fermés, alors que je jubile intérieurement. Le pauvre petit être. Pauvre petit, tellement pulvérisé, qui se raccroche à de tels mirages. Pauvre petit, tellement affligé et esseulé, qui refuse d’accepter la réalité et de voir l’incohérence de la situation. Qui se jette dedans à corps perdu. Il rit, il pleure. Seigneur que c’est laid l’amour. Mais bon, le bon côté, c’est que c’est affreusement réjouissant tout ça. Chacun y trouve son compte, je l’avais dit non ?

« Jon ? De quoi parles-tu ? Tu es sûr que ça va ? »

Je m’écarte légèrement et pose ma main sur son front, avant de lentement la faire glisser sur sa joue. Jusqu’où… Jusqu’où tu tombes ? Jusqu’où je peux aller ? Hein dis ? Je peux encore ? Tu vas plus loin avec moi ?

« Tu m’as manqué aussi. Tu me manques toujours. »

Je murmure presque et esquisse un sourire. Je passe ma main sur sa cravate, une petite lueur triste dans le regard. Cette lueur que j’ai si souvent captée dans les vidéos. Je ne sais pas ce qui se passait entre eux, et je m’en fous, mais elle avait jamais l’air heureuse à 100%. Enfin si peut-être quand elle regarder ses enfants ou quand je l’entendais parler d’eux en fond. Mais lui… lui… Il n’y était pas souvent.

« J’ai préparé un fondant. Et je pensais faire des rumstecks avec une purée et des champignons. Et une sauce au poivre. Ca te va ? »

Je m’éloigne un peu et me lève. Je lui tourne le dos et m'empare de la robe. Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire... C'est... Beurk.
A quel point t’es-tu éloigné d’elles ? A quel point te manque-t-elles ? A quel point veux-tu y croire ?

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Mer 30 Sep - 22:33

Je perds pied. J'ai peut-être déjà trop bu sans m'en rappeler, ou alors c'est là-haut, dans mon cerveau, qu'il se trame un nouvel acte de la tragédie. A ce moment précis, je n'en sais rien et je m'en fiche. Je suis là, contre ma femme. Sa peau douce et qui sent si bon contre la mienne, sa frêle langueur et son corps à moitié à nu contre le mien. Je la sens et déjà, mon cœur bondit dans sa direction. La solitude se termine, douloureuse et amère, contre elle, contre sa chaleur. C'est si bon que c'en est douloureux et je me rends compte que moi le gros dur, le tueur, je ne retiens des larmes de petit garçon qu'à grand renfort de volonté. Je suis tellement soulagé. Comme si l'horreur de l'hôpital, des interrogatoires, des comptes-rendus des flics et des assurances, les funérailles, la sollicitude de ceux qui me dévisageaient avec suspicion et le retour à la maison, seul et dévasté, c'était comme si tout ceci n'avait jamais existé ! Lorsque je rouvre les yeux, je dois réprimer un hoquet quand ma femme s'excuse du fait de ne pas avoir préparer le dîner et que je rentre tôt. J'emprisonne ses lèvres d'un nouveau baiser, sanglotant comme un garçon rassuré et riant entre deux hoquets de soulagement.


| Ne t'en fais pas, je m'en fiche. Je suis tellement content de te retrouver. |


Tout cela n'avait dû être qu'un mauvais rêve. Un truc immonde, dont le point culminant avait sans doute été l'identification des corps, à moitié ravagés par les flammes, par l'accident en lui-même... Par ma faute. En partie. La vie n'est jamais simple, elle est toujours compliquée. Ma femme m'a rendu mon baiser. Elle est là, bien réelle. Elle n'est pas morte. Les filles doivent être chez des amies, pour ce soir. Je ne peux pas m'empêcher de baisser le regard pour retrouver un semblant de contenance quand Shandra me demande ce qu'il se passe.


| Rien, ma chérie. La journée a été horrible, en fait. Je suis tellement content d'être rentré à la maison. |


Je redresse un regard plein d'amour et d'espoir vers cette femme qui me dit que je lui ai manqué aussi. Seigneur Dieu, si elle savait, si elle pouvait avoir la plus petite idée du cauchemar éveillé que j'avais vécu, sans elle. A cet instant précis, une ombre passe dans son regard mais je m'en fiche. Je suis là, avec elle. Tout peut encore s'arranger. Tout peut toujours s'arranger. Le cauchemar m'a montré ce que je ne devais pas faire, jamais. Je souris, alors que je la sens se placer dans son habituel rôle de l'épouse douce et dévouée.


| Ca me va toujours. Mais tu m'as tellement manqué. Tu veux pas plutôt qu'on se commande un truc et qu'on profite de la soirée ? J'ai pas envie de mettre les pieds sous la table comme un gros bof', tes journées à toi sont pas plus faciles que les miennes. Ca t'irais, genre pizza ou un truc du genre ? Et t'es pas obligée de remettre ta robe, il fait pas froid. Si? | lui dis je avec un large sourire.

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Mer 30 Sep - 23:22

Douceur et sourires:
 

D’un côté, je sais qu’il risque de me pourchasser jour et nuit après tout ça. D’un autre, je me rends aussi compte que je vais le casser avec tout ça. Ce ne serait pas la première fois. Je ne sais pas s’il est plus résistant de par sa folie ou plus fragile ben pour la même raison. Et briser un si chouette divertissement trop vite, ça ne me va pas. Du coup, il faut que j’y aille doucement. Oui, je vois dans ses yeux, dans ses gestes, j’entends dans ses paroles, ses pleurs, qu’il l’est déjà, brisé. Mais tant qu’il tient pour moi…
Et j’ai une petite victoire supplémentaire alors qu’il me répond. Chouette, la voix ça marche.
Et je m’inquiète alors qu'il m’avoue être si heureux et que je lui ai manqué et blablabla… Heureusement que je suis une excellente comédienne, parce que c’est tellement… too much… dégoulinant de trop... Mais jusque-là, ça m’amuse, et je dois avouer qu’il me ferait presque de la peine. Si triste et si heureux à la fois. Si rempli d’espoir. Il a dû lui manquer aussi si j’en juge les vidéos. Enfin, sans doute de moins en moins. Je ne comprends pas comment on peut tellement compter sur quelqu’un, comment quelqu’un peut tellement compter pour soi. C’est non seulement dangereux, mais inutile. S’occuper de soi est déjà bien assez compliqué. Et puis, ça n’apporte rien.
Je lui souris, et ma main remonte se poser sur sa joue.

« Mais c’est fini. Tu veux en parler ? »

Non pas qu’il le fera. Lui parlait-il ?
Et ce regard… rempli d’attente, d’espérance et d’amour. C’est qu’il l’aimait… l’aime vraiment… ou c’est simplement qu’il se sent responsable et des trucs comme ça. Quand les gens meurent, ça fait ça en général. On oublie les disputes et les colères et l’incompréhension et l’éloignement. On ne se souvient plus que des rires, des baisers, et des phrases idiotes. Laura, c’est pareil. C’est stupide. Comme si tout était idéal. Enfin, peut-être que ça les aide de se leurrer ainsi. Je ne comprends pas. Mais comme je m’en fous…

Je me lève et parle du dîner. J’ai bien appris mon texte, j’ai bien retenue toutes les leçons. Douce et gentille. Souriante et enjouée. Envers et contre tout.
Je me tourne vers lui, les yeux légèrement écarquillés, la fermeture de la robe à la main. Non seulement il va plus loin, mais il m’entraîne avec lui. Il en a désespérément besoin. Intéressant. Amusant. Fantastique.

« Tu ne préfères pas quelque chose de fait maison ? » Je souris et hausse les épaules. « J’aime bien cuisiner pour vous. Pour toi. » Je me rapproche lentement de lui, presque avec hésitation. C’est presque trop facile. « Mais pizza ça me va, les filles seront déçues d’avoir loupé ça. »
Ma main glisse le long de sa mâchoire. « Et je ne peux décemment pas me promener dans cette tenue dans la maison… Si on me voyait ? » Je m’assois sur ses genoux et le fixe. « Et tu n’es pas un gros bof. Tu es Jon. Mon Jon. »

Je pose mes lèvres sur les siennes avec douceur, et l’embrasse, passant mes bras derrière son cou. Je me love contre lui, approfondissant le baiser, passant ma langue entre ses lèvres. Quelques secondes, quelques instants.
Et je me redresse un peu brutalement en écarquillant les yeux.

« Le four ! Le gâteau ! »

Je me redresse précipitamment et me dirige vers la cuisine, un grand sourire aux lèvres. C’est fou comme c’est amusant en vérité la vie de petite femme pour quelques heures. Une vraie famille parfaite. Tant d’amour et de complicité retrouvées… Je grimace. Et j’éteints le four, avant d’ouvrir la porte. Je m’empare des maniques et sort le gâteau. Non, il n’est pas brûlé. Il est parfait. Mais c’était plus drôle. Qu’il vienne encore me chercher. Cherche encore. Joue avec moi.
Il me suit, je l’entends.

« Non, ça va. Il est juste bon. » Je le regarde. Pieds nus sur le carrelage, en sous-vêtement. Je souris un peu. « Et tu te trompes, il fait froid… »

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Dernière édition par Laura de Mille le Ven 16 Oct - 21:08, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Jeu 1 Oct - 11:22

Je me sens tellement bien à cet instant précis. Je me sens soulagé, je me sens bien à l'aise. Ce n'est pas quelque chose qui m'arrive si souvent, vous pouvez me croire. Et pourtant, cette fois-ci je me sens à ma place, dans mon havre personnel, dans ma vie propre. Oublié, Mirror. Oubliés, tous ces meurtres. Je sais ce que j'ai à faire et je le fais sans scrupules, sans avoir à faire de choix. J'aime ma femme, un point c'est tout. Il est inutile de chercher plus loin, ce que j'ai à cet instant précis me suffit. C'était comme si la vague provoquée par ces retrouvailles avait emporté avec elle toute ma noirceur, toutes ces salissures immondes qui suintaient de mon âme et de chacun de mes actes depuis des semaines. J'étais si heureux. Ma femme pose sa main sur ma joue et me sourit. Je me damnerais pour ce sourire, comme toujours. Je secoue doucement la tête quand elle me demande si je veux en parler... Puis je me stoppe. Est-ce que ce n'est pas mon refus de parler qui a provoqué la situation dans laquelle je nous avais mis ? C'était insupportable de recommencer, je devais parler. Je devais m'ouvrir. Sinon j'allais devenir fou. Plus encore que ça n'était déjà le cas, vous pouvez me croire.


| Je ne sais pas pourquoi... J'avais cru te perdre. Toi et les filles. C'est compliqué en ce moment, au boulot. |


Je suis tellement ravi de la voir autrement qu'en colère, agacée par mes absences ou meurtrie par mes silences. Elle est là, belle comme au premier jour, désirable, souriante et visiblement heureuse. Nulle ombre dans son attitude, nulle réserve dans son regard. Nous nous aimons, nous sommes ensemble et c'est tout ce qui compte. La folie est si douce. Ma femme reprend, me disant qu'elle voudrait bien cuisiner pour moi, mais que mon idée lui convient. Je souris alors qu'elle me taquine, qu'elle me séduit. Doucement, sans empressement. Comme elle le faisait autrefois. Ce charme décontracté, libéré, jamais aguicheur mais toujours sensuel. Shandra m'avait tellement manqué.


| Pour toujours, oui. |


Je pris sa main et y déposais un baiser.


| Qui te verrais, sinon moi ? Les rideaux sont tirés, en bas. Et c'est très bien comme ça. Va pour les pizza, alors. |


Nous échangeons alors un tendre et suave baiser, tandis que je sens son corps mince mais svelte se lover contre le mien, poussant contre mon torse pour s'y réfugier. J'apprécie ces moments d'intimité et l'enlace à mon tour, partageant cette douceur avec elle, jusqu'à ce qu'en panique elle ne s'éloigne, provoquant chez moi un petit rire amusé. Elle et le four, ça a toujours été une histoire d'amour... Je la suis jusque dans la cuisine alors que l'image cocasse de ma femme en petite tenue, maniques en main et gateau posé sur la table, s'extasie du fait que la nourriture n'est pas brûlée. Puis, elle me jette un de ces regards dont elle a le secret et me dit qu'il fait froid, finalement. Je me rapproche d'elle.


| Quelle idée de se trimballer quasiment nue, aussi... |


Je m'approche d'elle, passe une main derrière elle pour l'attirer contre moi, par son bassin et je lui offre un long baiser langoureux, qui se fait de plus en plus vif et relevé. Puis, je la serre contre moi, dans une attitude protectrice contre le froid.


| Tu veux que je te commande quoi, ma douce? |

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Jeu 1 Oct - 12:44

Douceur et sourires:
 

Son air paumé et à moitié fou disparaît petit à petit, mais sûrement, remplacé par une douceur et une quiétude inquiétante. Enfin, inquiétante, si on veut. Trop rapide, trop agréable… Je me demande un instant si Laura plongerait aussi vite et aussi facilement que lui. Oui sans doute, je suppose que la plupart des personnes préférerait se laisser abuser volontairement ou inconsciemment par une telle utopie.  
Et croit-il pouvoir s’améliorer ? Il secoue la tête avant de se raviser alors que je lui demande de me parler. On dirait que oui. Je hausse les sourcils, une moue confuse sur le visage.

« Nous perdre ? » Ma main glisse dans son cou. « Le boulot… Décroche un peu. Tu es à la maison. » Je frotte mon nez contre le sien. « Quelle idée ! On est là. On sera toujours là.  
Je suis là Jon. »


Et je joue. Gentiment. Vous voyez, je sais faire. Je ne suis pas aussi inhumaine que ce que certains qui me croisent sous-entendent.
En douceur, je l’enjôle et l’amadoue, sans en faire trop. Comme le ferait une femme voulant séduire l’homme qui lui plait. Ce qui est un peu ça. Rien de plus normal et de plus sain non ?
Je lui souris alors qu’il me séduit à son tour. Oh, soit, il séduit sa femme. Sa femme morte et enterrée. Il arrive vraiment à chasser et à effacer des semaines entières de douleur et d’obscurité ? L’esprit humain est fascinant de folie.

« Et n’es-tu pas lassé ? »
Assise sur ses genoux, je tire un peu sur sa cravate, les yeux fixés dessus. « Je n’ai plus 20 ans…
Cette robe serait sans doute bien plus jolie sur moi tu sais. »


Je l’embrasse, blottie contre lui, et il m’entoure de ses bras. Il me suffirait de le pousser sur le lit, et de me perdre avec lui. Mais il n’y aurait alors plus de… challenge. Certes, j’aurais gagné. Mais gagner si vite est lassant… serait décevant je crois… Même si au final, cela revient au même. Il perd volontiers, et peut-être est-ce cela qui me gêne. Trop facile.
Je me redresse et m’enfuie dans la cuisine pour sauver le gâteau. Il rit. Et je m’amuse. Le voir ainsi courir derrière une chimère, le voir courir derrière moi, me rend presque heureuse. Le faire arriver là où je veux est simplement réjouissant.

Je plisse les yeux. Et secoue la tête d’un air de reproche.

« Te moquerais-tu ? A qui la faute ? J’avais prévu de m’habiller moi. »

Il s’approche et m’attire contre lui, alors que je fronce toujours les sourcils. Il m’embrasse, longuement, puis passionnément. Je m’accroche à lui. Oui. Encore. Il passe ses bras derrière moi.
Je le regarde, me mordant la lèvre.

« On avait dit pizza non ? »

Je me penche un peu et attrape le téléphone pour lui donner.

« Ce que tu veux.  Je te laisse commander. »

Je dénoue un peu sa cravate et la lui retire alors qu’il compose le numéro, avant de la passer autour de mon cou. J’entends la sonnerie, puis quelqu’un qui répond. Souriante, taquine, je défais un, puis deux boutons de sa chemise. Je me hisse un peu et dépose des baisers sur sa mâchoire alors qu’il parle, murmurant contre son oreille.

« On a un peu de temps non ?»

J'entreprends de défaire les autres boutons de sa chemise. Joue avec moi. Appartiens-moi.

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Jeu 1 Oct - 17:06

Il ne me faut plus grand chose, maintenant, pour foncer tête baisser dans le piège qui m'est tendu. On m'offre précisément ce que je désire le plus au monde. Une seconde chance. Je me fiche bien de ce qui peut arriver, maintenant tout ce qui compte c'est cette nouvelle chimère. Autant dire que ce n'est pas gagné. Forcément, Shandra ne peut pas comprendre. Les filles ne sont pas dans le coin, alors je peux me laisser aller à une certaine proximité avec ma femme, à le rapprochement de la confidence, quelque chose que nous n'utilisons tout simplement pas assez souvent. Ma femme ne comprend pas, donc, ce que je veux dire par perdre. Mais comment dire à la femme qu'on aime que ces derniers temps, mes rêves sont emplis de mauvais songes, de cauchemars éveillés où je les vois sans cesse, elle et les filles, mourir sous mes yeux ? Et cette femme pompier qui m'éloigne de la voiture en flammes en me plaquant, alors que je ne ménage pas mes coups... Tout était si rapide et si réel. C'était fou, ce luxe de précision. Je me laisse adoucir aux paroles de la jeune femme, quand elle me dit que je suis à la maison, avec elle, avec les filles. Je caresse l'arête de sa machoire. Je lui fais un simple signe de tête, avant de lui répondre.


| Oui tu as raison, excuses-moi. C'est juste que c'est difficile. |


Son sourire m'achète, son regard me possède et ses mains me délimitent. Je me laisse faire, je me laisse manipuler entre ses mains douces et expertes, qui savent me manoeuvrer mieux que beaucoup. Je la laisse me tripatouiller la cravate avant de me dire qu'elle viellit. Je souris.


| Tu rigoles ? Tu es la même que celle que j'ai rencontré pendant mes classes. Toujours aussi belle. Au boulot, t'es le fantasme de la moitié de mes collègues, qui me rappellent sans arrêt combien j'ai de la chance d'avoir une femme comme toi avec moi. |


Ils avaient raison. Je ne méritais pas Shandra. Douce et dévouée, brillante. Là où je n'étauis jamais qu'un bagarreur et un tacticien, une boule d'instinct d'analyse d'un environnement saturé par la mort, elle était une analyste de renom, sans faire de mal à qui que ce soit. Je ne comprenais pas pourquoi elle n'avait jamais abouti au calcul qui la verrait me dégager de sa vie. Je la vois plisser les yeux et froncer les sourcils, amusée par ma réaction alors que je souris devant le jeu qui se développe entre nous, comme durant nos plus belles années.


| Tu peux toujours mettre ta robe, si c'est ce que tu souhaites. |


Mon cœur bondit et je rugis intérieurement quand je vois la teneur de son regard et ses dents mordre ses lèvres. Je prends le téléphone qu'elle me tend et compose le numéro entré dans mon annuaire. Alors que je passe commande, ma femme dénoue ma cravate et la retire, avant de la passer autour de son cou. Joueuse, elle déboutonne ma chemise, m'aguichant de baisers sur le bord de la mâchoire. Je finis de passer commande et je raccroche.


| Quarante cinq minutes. C'est plus qu'assez, non? | lui dis-je avec un large sourire


Je la laisse me dessaper, l'embrassant. Doucement d'abord. Puis avec plus de vigueur, cherchant sa langue de la mienne, pressant mes lèvres contre les siennes. J'approfondis le baiser puis la porte en posant mes mains sur ses fesses, pour la lever et l'asseoir sur le plan de travail où je la couvre de baisers plein d'ardeur, le cou, la naissance de sa poitrine, ses lèvres, son cou encore. Je redresse la tête, déjà décoiffé.


| Je t'aime, Shandra. Je ne sais pas ce que je pourrais faire sans toi. Je t'aime tellement. |


Et je bascule dans la folie.

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Jeu 1 Oct - 18:02

Douceur et sourires:
 

Je souris. Et secoue la tête. Il s’excuse et me laisse faire… Mon petit cœur continu sa course sans s’émouvoir davantage, si j’avais une conscience sans doute m’assommerait-elle elle-même. Mais fort heureusement, elle s’amuse autant que moi pour le moment.
Oh, tout peut ne pas finir si mal. Non, certes, je ne jouerais certainement pas à cela toute ma vie. Quelle folie. Et certes, il sera démoli à nouveau dans le meilleur des cas. Mais après tout, on peut considérer que je fais une bonne action non ? Je lui offre quelques heures de bonheur. C’est un des plus beaux cadeaux que j’ai jamais fait. Il est chanceux.
Je me contente de me blottir contre lui, faisant la moue, me plaignant inutilement. Je le regarde. Et j’ai comme une impression de déjà-vu. Sauf qu’il était blond Simon. Ah ce que les hommes peuvent sortir comme idioties. Et ce que les femmes acceptent de gober. La même. La peau qui se relâche, la culotte de cheval qui apparait, le ventre qui ne ressemble plus à rien après les grossesses. Je secoue la tête.

« Tu mens. » Je dépose un léger baiser sur ses lèvres. « Je suis bien plus séduisante maintenant qu’à l’époque. J'avais une coupe affreuse... » Je souris amusée. « C’est pour que tu finisses par les croire et qu’ils puissent venir me consoler quand tu m’auras quitté. »

Seigneur. Les femmes aussi en sortent des conneries. Et apparemment je ne me débrouille pas trop mal jusque-là. Ou c’est juste qu’il veut tellement croire à tout ce que je lui offre qu’il ferme les yeux.
Peut-être. Mais je le manœuvre avec précaution, avec douceur, et il me mangerait dans la main. Arriverais-je à le garder ainsi ? Prêt à tout pour sa femme ? Pour la voir, pour la sentir près de lui, pour lui parler, pour la toucher ? Humm, ça pourrait être intéressant ma foi.
Alors je continue. Et oui, ce jeu de pseudo séduction m’amuse. Je râle et il sourit. Je soupire désespérément.

« Non. Il faudrait que je remonte. C’est trop loin.
Et dans tes bras, ça va. »


Et à nouveau, il me laisse faire, il me laisse jouer et l’emporter avec moi dans toute cette folie, plongeant toujours plus profondément. Il passe commande malgré tout, ce qui fait naître un sourire sur mes lèvres alors qu’elles courent sur sa mâchoire.

« Crois-tu ? »

Ses lèvres rejoignent les miennes, puis c’est au tour de sa langue de chercher la mienne. Mes bras passent autour de son cou, le maintenant contre moi. Et mon cœur s’accélère pour de bon alors qu’il me soulève et m’installe sur le plan de travail. Je me tends vers lui alors qu’il dépose des baisers affamés sur ma peau, mes mains s’agrippant à lui. Je ferme les yeux et ne les rouvre que lorsqu’il reprend la parole. Et j’entends presque le boom-boom de Laura derrière au son de ces mots. Que de sérieux pour de si petits mots. Mes mains encadrent son visage.

« Moi aussi Jon. Moi aussi je t’aime. »
Je souris doucement. « Toujours. »

J’entreprends de défaire les boutons de sa chemise, avant de soupirer et de les faire sauter d’un geste. Je passe mes doigts sur sa peau, lentement, avec appréhension.

« Tu as trop de cicatrices… trop de bleus…  »


Et mes lèvres entreprennent de recouvrir ces diverses cicatrices. Mais elles me plaisent à moi. Autant de preuves qu’il est toujours en vie pas vrai ?


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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Jeu 1 Oct - 18:59

Je suis perdu pour de bon. Avalé par un gouffre spatio-temporel où tout va bien pour le meilleur des mondes. Oh, bien sûr, il y a toujours à gérer les quelques problèmes habituels de zones chaudes dans le monde où il faut collecter des renseignements, et le coming-out de tous ces supers-héros autoproclamés qui tuent plein de gens en intervenant à la place de l'armée, mais dans quel autre univers voudrais-je vivre alors qu'ici, il y a ma douce et magnifique épouse aimante, mes deux filles adorées, cette maison ? Aucun autre n'en vaudrait la peine, vous pouvez en être sûr. Ma femme me traite de menteur, avant de me déposer un doux baiser sur mes lèvres. Je pars d'un petit rire quand elle me dit qu'elle a l'air plus séduisante aujourd'hui que lors de notre rencontre, il y a une vingtaine d'années maintenant. Elle avait sans doute raison, finalement. Malgré ses deux grossesses et une vie de tracas que je lui infligée en parallèle de son travail, Shandra avait toujours été assez sportive. Pour le dire autrement comme mon père s'en serait donné à cœur joie, en disant que si elle voulait maigrir elle n'aurait qu'à chier un os. Tout en délicatesse. Famille de militaires...


| C'est vrai, tu es encore mieux aujourd'hui qu'autrefois. Je pense pas être plus mal aussi. La coupe de Jarhead, franchement, ça m'allait pas des masses. Et plus je vieillis, plus je bonifie, pas vrai? Quant à mes collègues, je les surveille. J'ai piégé tes culottes, si y'en a un qui met sa main, boum! |


J'avais toujours adoré raconter des inepties pour la taquiner. Même quand les choses allaient mal entre nous et que nous passions notre temps à nous disputer, je ne perdais jamais une occasion de lâcher des conneries, parfois plus grosses que moi. Dans le cas présent, cela achève de me dénouer les tripes et mon cœur retrouve un rythme de battements un peu plus normal. La belle, comme d'habitude, s'est laissée courtiser et elle me dit que ça va dans mes bras, elle n'a plus très froid. Son petit sourire coquin achève de me décider à faire des bêtises avec elle en attendant l'arrivée des pizzas.


| Bien sûr que je le crois. T'es trop belle et je te soupçonne de m'avoir attendu habillée ainsi à dessein. |


La belle m'enlace et me tire contre elle alors que je la parcoure de mes lèvres, conquérant et possessif. J'y suis j'y reste. Shandra m'encadre le visage de mes mains et souris, me renvoie mes sentiments en plein visage et je les intègre, les ingère même, sans retenue aucune. Je pars d'un autre petit rire quand ma femme me fait sauter les boutons de chemise par pure frustration. Alors qu'elle embrasse mes cicatrices et mes bleus, je ferme doucement les yeux contre elle, caressant sa nuque, passant mon autre main dans son dos, tirant sa chute de reins contre moi.


| C'est parce que je fais bien mon boulot, chérie. Et puis, si je peux avoir quelques câlins en contrepartie de tout cet investissement, je suis prêt à saigner un peu plus s'il le faut, hein, sans problème... |

------




| Et maintenant, c'est qui qui va devoir se rhabiller pour aller ouvrir au livreur? |


Je l'embrasse à nouveau, plus doucement, plus tendrement, alors que je m'éloigne de ce corps en me crispant sous un dernier éclair de plaisir et de frustration d'ainsi la quitter. J'enfile mon pantalon alors que ça sonne, dehors. J'enfile vite fait ma chemise, et je lui offre un dernier baiser.


| Je reviens tout de suite, ma beauté.  Il est en avance, ce coup-ci. Tes vêtements restent optionnels. | dis-je avec un sourire aguicheur en m'éloignant


Je revenais quelques instants plus tard avec les pizzas en main, le regard posé sur les boîtes pour vérifier leur contenu.


| J'espère que t'as faim, on en a une gratuite! |

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Jeu 1 Oct - 20:12

Il rit à ma remarque. Bah j’ai sans doute raison. Les gamins ne se rendent pas compte, mais le fait est que ce n’est jamais un âge merveilleux.
Je ris pour de bon à mon tour.

« Oui, tu es bien mieux ainsi. » Je passe une main possessive dans ses cheveux, avant de sourire à nouveau amusée. « De mieux en mieux oui… mais le déclin arrive rapidement. Tu devrais te méfier… »
Je me passe la langue sur les lèvres.  
« Et si c’est toi qui y met ta main, tu as un système de désarmement ? »

Ah, j’avoue, je le trouve presque attendrissant. Totalement meurtri, avec une réalité totalement tronquée, vivant entre hallucinations et fantasmes. Il est si facile à modeler. Je ne sais pas ce qui est le plus fascinant. Son envie furieuse d’être avec elle ou sa capacité délirante à masquer tout le reste. Je prierais presque pour ne jamais être comme lui, bien que j’en doute. Je n’ai pas cette horrible capacité à m’attacher autant, Dieu soit loué.  J’en frissonne rien que d’y penser.

« Et bien non, ce n’était pas délibéré. Je pensais vraiment avoir le temps de m’habiller et… » Je fais un vague signe de la main. « Mais ce n’est pas plus mal au final. »

Je reste contre lui, avec lui, et saisis à pleines mains tout ce qu’il m’offre. Et ma nature profondément généreuse reprend le dessus et je lui offre ces quelques bribes. Aussi sincèrement qu’il m’est possible de le faire…. Soit, ce n’est pas énorme à ce niveau-là, pour ce genre de phrases, mais perdu comme il est, il s’en satisfait plus que de raison. Ou peut-être suis-je beaucoup plus douée que ce que je pense, merci Laura.

Je trace de mes doigts les contours de ses blessures, qui ne datent pas d’hier. Il devait même les avoir lors de notre première rencontre parce que ce n’est pas moi qui l’ai mis dans cet état.

« Continue de le faire bien alors. Je ne veux pas … que ce soit pire. » Je l’embrasse. « Et tu n’as pas besoin de ça pour avoir quelques câlins… mais si je peux t’aider à aller mieux… »



Je reprends lentement ma respiration, les yeux fermés, sa tête contre moi. Je ris un peu.

« Je peux y aller si tu veux. Ta chemise suffira… Je suis sûre qu’il appréciera… »

Je gémis à nouveau alors qu’il s’éloigne, et le regarde se rhabiller succinctement. Je me redresse sur mes avants bras, et il m’embrasse doucement. Je le regarde, secoue la tête en souriant.

« Optionnels hein… Je n’ai pas grand-chose à remettre de toute manière… »

Je le suis du regard alors qu’il va récupérer les pizzas. Je m’assois et regarde ma main, la faisant redevenir mienne. Maintenant ? Non. Encore. Et j’ai faim. Vraiment, vraiment faim. A croire qu’elle n’a encore rien mangé depuis… trop longtemps. Je secoue la tête avant de descendre du plan de travail et de le regarder.

« Je suis morte de faim. »

Je m’empare des boîtes et vais les poser sur la table basse, avant de retourner le chercher. Je lui retire sa chemise et l’enfile « Mieux» et le pousse sur le canapé. Je m’empare d’une part et croque dedans, avant de m’assoir à ses côtés, les jambes pliées sous moi. Je relève son bras et m’y installe.

« Trop tard si t’avais faim, fallait te servir avant. » Je souris et me détache un peu pour rapprocher la table. « On se met un film ? » Je l’embrasse doucement et souris. « Et puis une douche... » Je l’embrasse à nouveau,  plus profondément. « Et puis dodo. »
Je souris et m’empare de la télécommande.
Oui, faisons ça comme ça. On s’amuse encore. On profite encore. Et… ouais… Jouons.

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Jeu 1 Oct - 20:42

Nous plaisantons un bon moment, alors que je viens de la retrouver aussi douce et aimante que dans mon souvenir, moins meurtrie et moins dévastée que dans mon souvenir. Je me retrouve à brûler de passion pour elle, comme au premier jour. Cela me suffit, pour tout. Nous nous taquinons sur la passion de mes collègues masculins pour mon épouse. Sur ma propre forme physique. Je souris à ses paroles, alors qu'elle me parle de déclin. C'est notre lot à tous, c'est évident. Mais pour le moment, je me défends, parce que je tiens une forme physique encore importante. Même si je la ruine avec l'alcool, même si j'ai salement morflé avec Deadshot, même si je morfle sans cesse... Je reste entraîné et affûté comme l'ancien soldat que j'étais. Je reste musclé et aguerri, même marqué par toutes les épreuves rencontrées dans ma vie. Ce n'est pas toujours commode mais qu'importe, je tiens la route. Peut être que pour quelques années, mais je n'ai jamais espéré vivre très longtemps avec une telle intensité. Briller comme une étoile filante vaut mieux qu'une vie d'immobilité, non ? Des fois je doute. En compagnie des étoiles de mon existence, ma place est infiniment plus confortable. Je lui murmure ma réponse, déjà dans le jeu de séduction qui se joue entre nous.


| Méfie-toi donc des petits vieux, ils ont encore du mordant. Et puis, je me plais à penser que ta culotte comme ton plaisir sont programmés à mes empreintes... Laisses-moi donc à ma suffisance, femme. | la taquinais je doucement


Je souris plus encore quand elle me dit qu'elle n'a réellement pas eu le temps de se rhabiller. Effectivement, ce n'est pas plus mal, à la fin. Car Shandra est une femme magnifique et même dans un autre état d'esprit où nous n'aurions rien fait, cela restait somme toute assez plaisant. Je profite donc de ce qu'elle m'offre, visuellement et charnellement, sans aucune vergogne. Comme à son habitude, mon épouse est bientôt perdue dans sa contemplation et sa relation tactile avec mes marques, mes meurtrissures. Impacts de balle d'un lointain passé, os démis, lacérations, éclats, tout y est passé au fil des années. Plus encore dans la débâcle militaire de Smallville, et la prise en otage de Gotham par Bane n'a sans aucun doute rien arrangé du tout. Récemment, Deadshot m'en a fait bavé et si c'est lui qui a écopé d'une cicatrice, je n'étais pas dans un meilleur état. Et quand je pense à cette Rouge... Quelques bleus mais rien de grave. Nous n'avions pas les outils pour nous massacrer mutuellement. Je chasse toutes ces pensées et me concentre sur la beauté que je tiens entre mes bras.


| Je compte sur toi, après tout, tu as des compétences en médecine que je n'aurais jamais, mon amour. |


Elle m'avait réparé de si nombreuses fois... Comme aujourd'hui. Comme là, contre elle, tout à notre élan passionnel, qui me fait guérir de toutes mes blessures avec une rapidité non feinte. C'est une véritable torture que de la laisser là, mais qu'importe. Je lui souris quand elle me flatte à nouveau.


| Dis-le que je t'ai épuisée... Dommage, j'aurais rien eu contre un second round. |


Nous nous retrouvons devant la table basse sur le canapé, alors qu'elle déballe les boîtes à pizza et qu'elle en sort une part qu'elle commence à avaler directement. Je la laisse se lover contre moi, l'attirant en l'embrassant sur le front, amusé, alors qu'elle est maintenant dans ma chemise. J'ai un petit éclat de rire quand elle me présente le programme.


| Ca me va, quand tu prends les choses en main de cette manière... |


Et nous voilà à rester l'un contre l'autre,, rassasiés, devant un film qui nous rapproche. A nous aimer sous la douche, à nous endormir nus, l'un contre l'autre. Avant de m'endormir, je me rends compte que c'est ça, la vie. Je m'endors contre elle, passant mon bras par dessus pour l'attirer contre moi. Et m'enfonce plus encore dans la folie.


Pour la première fois depuis un mois, je dors comme un bébé.

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MessageSujet: Re: Vous avez une sorte de désespoir hystérique dans votre rire   Jeu 1 Oct - 22:34

Je ris. Le pire c’est qu’il me fait vraiment rire avec ses blagues stupides. Et j’arrive tout autant à le séduire que n’importe quel homme dans un bar. Oui, évidemment, je suis sa femme. Enfin, je me comprends. Mais je ne fais qu’utiliser les moyens mis à ma disposition par la nature après tout. Ce n’est pas davantage une façon de tricher que le maquillage ou les soutiens-gorges push up…
Mais en général, aucun ne m’amuse bien longtemps. Dans le meilleur des cas, il se révèle assez doué pour me distraire et me combler. Dans le pire des cas… je m’arrange pour qu’il le fasse. D’une façon ou d’une autre.
Et là, pour le moment, je trouve cela follement distrayant de jouer ainsi avec lui à la petite femme parfaite, comme si rien n’était arrivé, comme si les dernières semaines n’avait pas eu lieu.
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles… Le fait qu’il soit démoli, qu’il crée ses propres divagations et se noie dedans aide certainement soit. Mais comme dit, il m’a mis au défi, je ne pouvais pas refuser. Et il est bel et bien entièrement entre mes griffes. Et je ne me demande plus jusqu’à quand. Je le sais. Jusqu’à ce que je décide de cesser. Ou non… peut-être pas. Jusqu’à ce qu’il réclame ses gamines. Jusqu’à ce qu’il discute avec quelqu’un peut-être aussi.

Mais là, dans la maison, alors qu’il est contre moi, je le tiens. Pleinement et totalement. Et je le reconnais, c’est un bon amant. Peut-être devrais-je jouer encore. Je caresse distraitement son bras qui m’entoure, reflexe stupide me venant de Laura. Pourtant je ne cesse pas alors que je réfléchis et que j’entends sa respiration se faire plus lente, que je sens son bras se faire plus lourd sur moi.

Je souris. Je peux rester pour la nuit. Ce sera marrant au réveil si je dors vraiment. Et si c’est elle, et non moi… Je grimace. Je lui ferais mal en même temps. Est-ce que ça en vaut le coup ?
Il se blottit un peu plus contre moi et murmure le nom de sa femme. Je me colle à lui et souris en fermant les yeux.

**************


Je me sens bien. C’est bizarre. J’esquisse un sourire. Ah. J’aime ce rêve. Je suis entourée par sa chaleur et son amour. C’est… reposant. Il est là, avec moi, sa mâchoire posée sur mon crâne, mes mains posées sur son torse. Je m’approche de lui, frottant mon nez contre lui. Je fronce légèrement les sourcils, parce que ce n’est pas la bonne odeur. Mais ce n’est qu’un détail, ma mémoire me fait défaut. Mes mains glissent sur lui et je le repousse doucement, me mettant à califourchon sur lui, mes lèvres cherchant les siennes. J’ouvre un œil que je referme aussitôt. Les volets sont ouverts, trop de lumière.

Je me fige. Et ouvre lentement les yeux. Je me redresse, mes mains sur lui. Lui, ce n’est pas Simon. Lui, je ne le connais pas. Lui… Et ce n'est pas un rêve. Oh Seigneur Dieu. Mes yeux s’écarquillent et je sens un hurlement monter dans ma gorge. Je me dégage brutalement et me met debout. Je suis à poil. Et lui aussi. Putain de merde. Qu’est-ce que j’ai fait ? C’est qui lui ? Je regarde autour de moi, paniquée et horrifiée. Non, non, non, non. Je recule, me cogne contre une commode et saisis un peignoir qui traine, l’enfilant en sortant précipitamment de la chambre.

Je dévale les escaliers, sans écouter, sans chercher, sans comprendre. J’atterris dans un salon. Merde. Je m’approche d’un mur rempli de photos. Des photos de famille, des photos de gamines, des photos de l’homme avec une femme, des photos des 4. Des photos remplis d’amour et de tendresse. Et je le connais, je l’ai déjà vu. A la loge. Et elle… je l’ai déjà vu aussi. Sur mon ordi sans que je sache pourquoi. Ma main se pose sur une photo alors que j’essaye désespérément de comprendre, de me souvenir, de ne pas hurler. Il est marié. J’ai trompé Simon avec un homme marié. Non. Pas trompé. Il est mort. Il est mort. Il est mort. Tu ne l’as pas trompé. J’ai…

Oh putain. J’ai couché avec un homme marié. Je suis prise de hauts le cœur. Et ce n’était pas Simon. Les larmes se mettent à couler. Et je me précipite dans les toilettes, mes genoux claquant contre le carrelage dans un bruit sourd alors que je me laisse tomber. Mes bras entourent la cuvette, mes cheveux tombant par vague tout autour, alors que mon estomac se révulse. Je ne comprends pas. Je ne sais pas. Merde. Merde. Et je n’arrive pas à arrêter de pleurer.

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