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Bonjour, fous de DoJ et d'autres contrées ! Nous sommes actuellement en reconstruction !
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 I have to go [Dia']

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batwoman

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MessageSujet: I have to go [Dia']   Mar 29 Sep - 21:48














DESCRIPTION DU RP »
Après plus de dix mois au coeur de l'île des Amazones, l'heure semble enfin venue. Savourant les douceurs d'un coucher de soleil, Kate profite d'un tête à tête avec Diana pour lui annoncer son intention de partir... Une entrevue qui pourrait bien changer beaucoup de choses entre les deux guerrières...















Je n’ai jamais réellement eu la chance de voir la mer. Ce n’était pas le genre d’endroit que nous allions visiter lorsque j’étais petite. Nous étions principalement confinés dans des centres villes ou, à l’instar, dans le calme d’une nature campagnarde où Beth et moi passions notre temps à jouer dans les forêts. La mer. Une plage dorée, au sable fin. Des paysages se voulant presque totalement inconnus pour moi. Mon arrivée sur l’île avait toutefois eu le mérite de m’initier à un tel spectacle. Beau. Soyeux. Chatoyant. Et pourtant, aucune de mes contemplations ne me semblait aussi belle qu’en ce début de soirée. Ce soleil couchant, disparaissant peu à peu au-delà de l’horizon, et laissant dans son sillage de magnifique teinte orangée, avait quelque chose d’envoutant, de romantique, de passionné et de mélancolique en même temps. L’instant volé d’un coucher de soleil pouvait prendre tellement de signification et de force en fonction de l’état dans lequel vous vous trouviez. Lorsque votre âme était en fête, il étirait votre sourire. Une fois qu’elle était en peine, il accompagnait le chagrin que vous vous évertuiez à retenir. Dès lors que vous étiez plongée dans l’interrogation et le désarroi le plus complet, il vous fixait et arborait le rôle d’un confident discret et silencieux. Non, avant l’île du Paradis, je n’avais jamais pris le temps de découvrir la force et la puissance qui se trouvait dans un coucher de soleil. Alors qu’aujourd’hui, j’avais cette envie et ce besoin presque vital de prendre quelques instants pour me poser là, face à cet astre lumineux s’éteignant, et à ressentir toute la sérénité que lui, ainsi que ces lieux ‘magiques’, parvenaient à me faire éprouver. Égoïstement, j’aurais pu rester ici des siècles et des siècles durant. Je n’aurais même pas demandé l’île toute entière. Simplement cette plage. Simplement cette minute, cette seconde précise. Le moment du fragile équilibre entre la disparition du jour et l’avènement de la nuit. Ni plus. Ni moins. Cet équilibre précaire dans lequel, en fin de compte, je me retrouvais. Là où se trouvait peut-être ma véritable place.

« Je suis contente que tu sois là. Je n’aurais pas voulu assister à ça sans toi… Pas ce soir… »

Calme, presque douce dans ma manière de parler et de m’exprimer, je me tenais assise sur le sable. Les bras autour de mes jambes, les genoux recroquevillés contre ma poitrine, j’arborais une tenue bien loin de toutes les amazones. Un simple baggy accompagné d’un débardeur noir. Sur mon biceps gauche, il y avait un bandage, ayant pour fonction de protéger une vilaine blessure que j’avais subie il y a quelques jours. Rien de bien inquiétant. Je ne sais même pas si cela laissera une cicatrice derrière lui. Ma longue chevelure d’apprentie guerrière avait finalement laissé place à une coupe semi carré, dont les mèches retombaient plus longuement qu’autrefois, juste en-dessous de mes épaules. L’air me caressait la peau. Les vagues émettaient une mélodie répétitive et incroyablement relaxante. Toutefois, leur son ne s’était pas montré suffisamment fort pour masquer le bruit de ses pas qui s’approchaient de moi.

« Je ne sais pas si c’est l’ensemble de ce que j’ai vécu ici, ou bien ce coucher de soleil mais… Je ne me suis jamais aussi sentie bien qu’en cet instant… »

Chose bien trop rare depuis bien des mois, mes lèvres s’étirèrent dans un sourire délicat et profondément sincère. Ce n’était pas un sourire de provocation, d’arrogance ou de taquinerie quelconque. Il s’agissait du sourire qu’une âme anéantie était parvenue, en fin de compte, à retrouver. Et presque injustement, je ne regardais pas la femme à qui je devais tout cela pour le lui offrir, telle une récompense. Mes yeux demeuraient hypnotisés par ce soleil et ces couleurs pastelles, digne d’un ciel de vanille.

« Et tout ça… C’est à toi que je le dois… »

Je me décide finalement à tourner mon visage envers l’ambassadrice des Amazones. Replaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille, je me sens bien, différente en un sens, mais profondément bien. Cette sensation d’appartenir de nouveau à une famille, d’y avoir ma place, d’y avoir trouvé un équilibre en mon for intérieur, d’avoir pu me retrouver moi-même d’ailleurs. Tout comme me découvrir cette étonnante facette d’une femme plus posée et moins revêche dans sa manière de s’exprimer ou de s’adresser aux autres. Les heurts de la ‘guerre’ urbaine au sein de laquelle j’avais trempé certainement trop longtemps semblaient avoir fait disparaître ces subtilités pourtant encore bien ancrées de ma personnalité. Être en mesure de se connaître, c’est être à même et accepter de se redécouvrir dans son entièreté.

« Je ne t’en remercierai jamais assez Diana. »

Mon visage finit par se rabaisser, mais pour fixer le sable, mes jambes, mes pieds cette fois-ci. Oui, je lui devais beaucoup, énormément, bien plus que tout ce que je serais capable de faire en une vie pour la remercier comme elle le mérite. Et pourtant, ce n’est pas ça qui me chagrine le plus en cet instant. Une pointe entame sa douloureuse vibration dans mon cœur. J’ai désormais conscience de ce que je dois faire, d’où je dois retourner pour continuer à avancer. Seulement, bien que je demeure toujours cette femme qui ne veut pas afficher ce qui peut s’avérer difficile pour elle, intérieurement, la simple idée de ne plus être sur cette île me peine grandement et secrètement. Je pense connaître suffisamment Diana et l’ensemble des autres amazones pour savoir que jamais elles ne m’obligeront de partir, que jamais elles ne me forceront la main pour que je quitte Themyscira. Ceci dit, cela semblait implicitement inévitable depuis le jour de mon arrivée. Seules les véritables amazones naissent et meurent en ces terres. Et même si je pouvais me targuer d’être traitée en égale parmi toutes ces sœurs, ma nature d’humaine amènerait toujours cette différence qui devait me renvoyer dans le ‘monde’ d’où je viens. Ma tête se redresse. Mes yeux retrouvent l’horizon. Délaissant mon doux et franc sourire, j’opte plus volontiers pour un aspect plus neutre mais toujours aussi calme.

« Mais l’heure est enfin venue, je crois… »





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La force d'une Princesse Amazone! (diana)

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MessageSujet: Re: I have to go [Dia']   Mar 29 Sep - 23:27






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Le temps défile, s’écoule. Le cycle de la vie ne se rompt jamais et continue de se répéter, de se perpétuer afin que toute vie, telle qu’elle soit, ne puisse guère perdre toute essence de vie. Le temps fait partie de ces phénomènes que nous ne parvenions pas à expliquer. Tel était la raison pour laquelle Themyscira ne possédait pas d’horlogerie quelconque en ces lieux. Pourquoi s’encombrer d’un élément qui ne vous ferait que vous précipiter dans les activités que vous vous deviez d’accomplir ? Les déesses qui ont mis au monde cet endroit paradisiaque ne l’ont pas fait et pourtant… Ma rencontre avec le monde extérieur, le monde des Hommes m’a conféré une toute autre vision sur le monde qui m’entourait. Me retrouver debout, face à mes amazones en plein combat, guidait mon esprit vers les événements que je pouvais manquer au sein de mon centre sportif, à Métropolis. J’appréciais l’idée de pouvoir avoir une vie « normale » auprès des humains. De posséder une vie qui vous soulage de toutes ces missions dans lesquelles vous risquiez votre vie afin de sauver des innocents du chaos et de la destruction. Je prenais conscience de tous les enjeux que cela engendrait et pouvoir avoir un moyen de s’évader l’esprit pour ne pas sombrer dans une décadence totale était nécessaire. J’appréciais l’emploi qui m’avait été offert, dans un premier temps, par Steve, mais actuellement, ma place se situait toujours et encore plus sur Paradise Island.

Quotidiennement, chaque amazone apportait sa pierre à l’édifice afin de garder nos habitations, nos lieux de vie afin de garder Themyscira aussi splendide et beau que possible. Tandis que certaines s’occupaient de faire cela, d’autres s’acharnaient à s’entraîner sans cesse, de peur d’être attaquées par surprise. Elles désiraient être préparées pour que l’inévitable ne puisse pas arriver et c’était tout en leur honneur. J’étais fière de ma patrie, de mes sœurs, de ces déesses et de ma mère. Celle pour qui, et en qui, je devais absolument tout. Bien que des vérités changées me fussent dissimulées depuis de nombreuses années, j’aimais toujours celle qui m’a enfanté et cela ne risquait pas de changer !

Aujourd’hui, je prenais mon devoir de justicière, d’ambassadrice des Amazones très à cœur et il était de mon devoir de veiller au bien-être de chacun, à la protection de ces âmes qui le méritaient et de faire prospérer la paix, l’entraide, l’union, le partage et l’amour. J’étais sur Themyscira et mes sœurs n’avaient guère besoin de cela. Cependant, il existait bien une seule personne qui aurait encore besoin que je sois là pour elle, comme je l’ai toujours été jusqu’à présent. Loin d’être une divinatrice, mon cœur ressentait cet éloignement qui allait nous gagner et nous frapper de plein fouet. Un éloignement où je ne pourrais posséder le pouvoir de le supprimer pour qu’il ne se déroule nullement. Le destin était écrit et même le Dieu des Dieux ne pourrait le changer.

La découvrir de dos face à ce paysage idyllique, reposant, chaleureux à souhait m’arrachait un sourire qui s’étira sur mes lèvres teintées de rose. Vêtue de ma tenue légère, une longue robe blanche fluide, s’en allant et s’alliant avec le gré du vent, j’observais celle que j’avais recueillie quelques mois plus tôt. Une belle colombe devenue si fragile, si meurtrie en cette époque… Aujourd’hui, ce fut une femme plus forte qui se présentait à moi. Pieds nus, ces derniers s’avancèrent lentement, silencieusement vers ce corps à la chevelure flamboyante. Ils m’arrêtèrent en chemin, laissant une distance de quelques mètres entre nos deux silhouettes. La justicière de la ville sombre de Gotham City était devenue une jeune femme méconnaissable de par la nouvelle coupe offerte à ses cheveux. Une coupe qui lui allait parfaitement bien. Mon regard se fut alors reposé sur le devant de la scène. Une scène où des vagues dansèrent, remuèrent sous un chant vibrant, relaxant et apaisant. Des vagues qui se virent être accompagnées d’un soleil qui était en train de prendre la route pour rejoindre son autre monde. Un monde où, lui aussi, il pouvait se « reposer ».  Mes oreilles écoutaient calmement la douce voix de Kate et mon regard s’adoucissait au même titre qu’un simple doux sourire était en train de nourrir mon visage.

« Sache que n’importe où tu seras, je serais à tes côtés… »

De longs mois passés ici et les relations se construisaient, s’approfondissaient sans que vous ne puissiez avoir un contrôle sur celles-ci. Vous laissez votre âme, votre cœur agir sans avoir une concertation avec votre cerveau. Peut-être était-ce mieux ainsi… En tout cas, je ne parvenais pas à trouver cette force qui pourrait m’éloigner d’elle. Nous étions liées par une source inconnue… qui m’est inconnue et la crainte de la découvrir n’était guère présente en cet instant. La voir se retourner, revoir ce visage apaisé m’animait d’un sentiment indescriptible. Était-ce ce paysage chaleureux qui la rendait aussi… belle ? Car, oui, elle l’était et je le disais en toute simple vérité. Je finis par me rapprocher d’elle pour me retrouver à sa hauteur. Une hauteur où je m’accroupissais pour être capable de relever son visage, en posant mon pouce sous son menton, délicatement. Je la regardais et lui offrais un sourire quasi radieux.

« Si c’était à recommencer, je le referais. Il ne faut pas que tu me remercies. Remercie le ciel que tu aies rencontré notre route… »

Mon pouce s’éloigna lentement de son menton pour laisser mes cinq doigts se reposer contre sa joue. Sur Themyscira, toute amazone se montrait très tactile. Cela pouvait engendrait des relations amoureuses parfois, presque intimes. Je l’avais, néanmoins, remarqué avec certaines de mes sœurs, mais pouvais-je les réprimander pour cela ? Non. Je finis par prendre place et m’installer sur ce sable chaud aux côtés de Kate. Ses mots ne me surprenaient guère. Je laissais mes yeux se reposer sur la mer, sur ces vagues que je suivais du regard.

« Je me doutais qu’elle arriverait un jour ou l’autre… Et je commence par mieux comprendre la raison de ce choix d’être sur cette plage… » Ma tête se tourne pour que je puisse la regarder. Mes jambes étaient légèrement croisées l’une par-dessus l’autre. « Ta décision est alors prise, n’est-ce pas ?» Il n’était pas de mon droit de l’obliger à rester sur l’île, pourtant, je ne parvenais pas à retenir mes mots. « Je veux que tu saches que Themyscira te sera toujours ouverte. Tu es l’une des nôtres. Même si nous comprenons que ta place est auprès des tiens, la tienne demeurera toujours ici. » Ces mots furent ponctués d’un simple geste en posant ma main sur son épaule que je frottais quelque peu du dos de mon pouce. « Quelle est la première étape que tu franchiras en retournant à Gotham ? » Le monde des Hommes changeait. La criminalité affluait dans cette ville, plus que n’importe quelle cité. Je n’étais pas inquiète pour elle : elle saurait plus que bien se défendre, mais une pointe d’inquiétude demeurait présente, néanmoins.

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MessageSujet: Re: I have to go [Dia']   Mer 30 Sep - 23:52













Il y a deux règles qui avaient conduites et régies ma vie jusqu’à présent: celle de la survie, et celle de la guerre. Certaines personnes connaissant ma vie passée pourrait certainement se complaire à rajouter l’oisiveté en troisième position. Je ne leur en tiendrais pas rigueur pour cela. Autant était-ce l’illusion que j’entretenais pour dissimuler mes failles et ma perdition, autant était-ce l’image que j’avais consciemment livrée au monde malgré tout. Néanmoins, derrière cela demeure l’ardeur des combats et de la lutte pour cette chose si précieuse, et que l’on qualifie de si magnifique, qu’est la vie. Depuis ce jour macabre où mon enfance bascula, tout n’a été qu’une course contre la survie. La survie face au cauchemar. La survie face aux douleurs. La survie face aux souvenirs. La survie face à l’incompréhension d’avoir été la seule à être épargnée. Tout combat ne se rythmait pas par la fureur des poings ou la violence des coups. Il y avait des conflits et des croisades que l’on se devait de mener sans que quiconque ne les perçoive réellement. Cela se passe dans votre tête. Cela se passe dans les tréfonds de votre cœur et de votre âme. Il s’agit de ses conflits qui ravagent, détériorent et transforment votre jardin secret en quelque chose d’autre… Et, une fois que le temps fut venu pour moi de trouver cette voie, de me lancer dans la lutte perpétuelle du bien contre le mal, l’unique différence résidait entre les brutalités qu’infligeait mon corps. Des brutalités infligées et reçues en retour. Des brutalités qui jouaient dès lors autant sur le tableau physique que moral. Je pensais me battre pour des idéaux, pour des valeurs. Alors que, en fin de compte, je me battais contre mon propre égarement et mes propres perditions.

Depuis mon arrivée sur Themyscira, j’ai appris à ne plus ressentir cette forme d’oppression. Les Amazones sont parvenues à ouvrir mes yeux sur d’autres aspects de la vie. Il n’y avait plus ce poison détestable qui vous cantonne à la survie et à la guerre. Ironie du sort me direz-vous au sein d’une peuplade de guerrières mythiques ? Je vous répondrai que non. Car, tant dans leurs coutumes que tant de leurs valeurs ou dans leurs arts, l’essence même de la lutte reposait d’avantage sur un équilibre harmonieux que sur une sensation d’étouffement, où vous vous ressentez comme éternellement prise à la gorge. On ne trouvait nulle peur, nulle terreur en ces lieux paradisiaques. Il n’y avait aucune obscurité, si ce n’est celle reposante d’un clair de lune. Il n’y avait pas de trahison, de mensonge ou de faux-semblant. Ce qui semblait demeurer à mes yeux ? Une franchise, une vérité, une union et une confiance absolue entre toutes les femmes peuplant cette île. Ce monde était très différent de celui d’où je venais, et encore plus différent encore de la ville qui m’avait enfanté. Le contraste entre Gotham et Themyscira n’était même pas quantifiable tant se voulait-il gigantesque et immense. Et sans doute devais-je être folle d’exprimer le souhait d’y retourner. Mais un guerrier ne peut juger de la qualité de son entraînement qu’une fois qu’il se met de nouveau à l’épreuve. Et si j’étais à même de pouvoir trouver une place de choix parmi toutes ces guerrières, que je le veuille ou non, l’ardeur et la complexité du monde des Hommes coulaient dans mes veines. Aussi mauvais et tragique pouvait-il apparaître, je ne pouvais m’en extraire éternellement. Il n’était dès lors plus question d’intégration au sein des Amazones, mais simplement de qui j’étais et de ce que j’étais au plus profond de moi.

Pourtant, malgré ces certitudes nouvelles et retrouvées, une partie de mon être ne voulait pas quitter cette île. Une partie de mon âme ne voulait pas accepter l’idée de devoir abandonner cette plage. Et une partie de mon cœur ne voulait nullement se séparer de cette bienfaitrice qui avait toujours su veiller sur moi. N’oubliez jamais que, derrière toute apparence volontairement tronquée, moi, Kate Kane, demeurait avant tout une femme et une personne extrêmement sensible. Et Dieu sait à quel point je devais me sentir beaucoup plus en paix avec moi-même pour en avoir conscience et en accepter l’idée. Cette pointe de douleur demeurait ainsi omniprésente. Je me sentais comme perdue au milieu d’un rêve. Ce genre de rêve qui vous semble tellement beau, tellement parfait et tellement réel. Celui duquel vous ne voulez pas vous extraire, malgré que l’instant du réveil vous inflige sa fatalité. Ce type de rêve où, une fois éveillé, vous avez besoin de plusieurs minutes à fixer votre plafond pour prendre conscience que, malheureusement, tout ceci n’était bien qu’un rêve parmi tant d’autres. L’exception dans le cas présent? C’est qu’aussi irréels que puissent paraître ces derniers mois, il ne s’agirait jamais d’un rêve ou d’un fantasme, alors que paradoxalement, il en était le plus beau de tous ceux que j’avais vécu et ressenti jusqu’aujourd’hui.

Un frisson parcouru l’ensemble de mes membres lorsque les doigts de Diana se posèrent sous son menton afin de redresser mon visage vers le sien. Si je ne répondis par aucun mot, je ne retins nullement un fin sourire mutin pendant que mon regard tenta une nouvelle fois de se montrer fuyant, comme gêné. Je déglutis difficilement, touchée et troublée par ce geste, ces paroles, ce regard. Je connaissais désormais suffisamment la princesse pour savoir que cette douceur lui était naturelle. Il serait mentir de dire que je ne m’y étais pas habituée. Mais, une seconde fois, je ne sais pas si c’était les circonstances de ces retrouvailles ou bien l’atmosphère de ce coucher de soleil… Cela me troublait mais pas désagréablement parlant. À dire vrai, je n’étais pas insensible à la nature douce et tendre de l’ambassadrice amazonienne. Sans doute est-ce pour cela que je me suis finalement permise de laisser aller mon visage contre cette main posée, tout en fermant mes yeux l’espace de quelques instants, de quelques secondes.

Un nouveau rictus. Je l’avais à peine observer lorsqu’elle prit place à mes côtés. Toutefois, elle avait parfaitement raison en ses dires. Si j’avais choisi cette plage comme dernière vision, dernière soirée, dernier instant sur cette île du Paradis, cela n’avait pas du tout été au hasard. Il s’agissait de mon lieu préféré ici-même ! Lorsque ma décision fut évoquée, je me contentai tout bonnement d’un simple hochement de tête, replaçant une deuxième fois une mèche de cheveux rebelle. Mon regard ne cessait de se concentrer et de fuir entre les vagues et le sable. Pourtant, je n’avais qu’une seule chose en tête : ce lien que j’étais parvenue à construire avec Diana, tout ce que son peuple m’a apporté, et comment les choses se dérouleraient désormais?!

« Tu vois, bizarrement, ma première étape au retour, ce sera de savoir si ma place est réellement là-bas en fin de compte, même si je n’ai plus trop de doutes là-dessus… »

Je n’ai pas envie qu’elle s’inquiète. Je n’ai pas envie qu’elle se fasse du sang d’encre. Pourtant, j’ai cette petite voix en moi qui ne cesse de se persuader que Diana ne pourra s’en empêcher. Ce n’était pas dans sa nature. Ce n’était pas dans sa nature de laisser partir quelqu’un et de ne plus s’en soucier. Cette femme était généreuse, énormément généreuse, plus qu’aucune autre. Et je sais que cette générosité passait par cette inquiétude constante.

« Je ne sais pas encore si je reprendrai contact avec Batman, ni même avec les autres… Mais, ce sera l’occasion pour moi de mettre en pratique l’entraînement d’élite des Amazones en reprenant la cape ! »

Cette cape n’était plus un visage que je devais redouter ou enfiler avec difficulté, douleur, sacrifice. Il est, et restera à jamais, ma seconde peau. Je conclus cela avec une certaine bonne humeur, laissant enfin ma tête pivoter totalement face à la princesse, la regardant avec sourire et assurance à la prononciation de mes mots.

« Pour le reste, nous verrons bien comment ça se passera à l’avenir. »

Mes bras se décroisent enfin de mes jambes pour se tendre vers l’arrière. Je me courbe légèrement pour prendre appui dans cette nouvelle position où mes phalanges peuvent profiter de la texture de ce sable chaud. Mes jambes se déplient quelque peu, mais sans se tendre pour autant. Cependant, mon visage reprend une teinte un peu plus sérieuse pendant que je mords légèrement l’intérieur d’une joue.

« Je te cacherai pas que je ne sais pas encore quoi faire concernant mon père… Mais, pour Beth, il n’est pas impossible que j’essaie de reprendre les recherches. »

Je ne devais peut-être pas restée en colère contre mon père, mais les choses ont fait que simplement pardonner me semblait encore excessivement difficile. Quant à ma sœur, aussi criminelle était-elle devenue, une part de moi-même ne pouvait renoncer à ma jumelle.



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MessageSujet: Re: I have to go [Dia']   Jeu 1 Oct - 11:17






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Se retrouver dans les terres paisibles de cette île changeait la personnalité de la fille de la Reine Hyppolite. Cette personnalité de femme dure, puissante, indépendante, sérieuse, peut-être quelque peu froide, se modifiait dès lors que je retournais dans cette cité qui m’avait fait naître et pour laquelle je pourrais perdre la vie pour qu’elle continue de vivre éternellement. Cette cité qui faisait partie de l’une des plus belles merveilles pouvant peupler ce monde terrestre. Tout monde possédait ses secrets, ses mystères et Themyscira entrait en ligne de compte. Ligne, car elle n’était pas visible pour le monde extérieur, le monde des hommes. Nul ne saurait pouvoir y pénétrer sauf s’il vint tomber du ciel. Chose étant déjà arrivée par le passé avec l’arrivée de Steve Trevor notamment. Car, ma très chère et tendre Cassandra était une exception. Exception, car elle faisait partie de la famille, de la grande et gigantesque famille du Dieu Zeus. Un Dieu qui était père de plusieurs dieux et déesses. Cassandra l’ignorait encore, mais elle était la fille de Zeus, tout comme je l’étais également. Loin de moi l’envie d’agir comme une grande sœur protectrice envers elle, une partie de moi ne peut pas faire autrement. Je me dois d’être présente pour elle, d’assurer sa sécurité et de lui apprendre à bien se protéger, à faire attention à elle tout en l’aidant à devenir cette justicière qui lui est destinée.

Me retrouver sur cette plage chaleureuse faisait disparaître l’image que je dégageais à l’ensemble du monde en étant Wonder Woman. Cette jeune femme qui n’usait pas du tout de tendresse, de sagesse, de gentillesse lorsqu’un devoir se devait d’être exécuté. Un devoir qui ne cessait de prendre sa place pour chacun des justiciers. Un devoir qui se reliait quelque peu avec mes responsabilités en tant que Princesse de Themyscira. Bien que la Reine soit présente pour les décisions diplomatiques ou que sais-je encore, je me dois de toujours vérifier que mes sœurs soient toujours prêtes à être au combat et à se défendre. Les imprévus existent. Cela a déjà été prouvé par le passé avec les attaques surprises d’Arès qui avaient donné la mort à plusieurs de nos amazones. Ce furent l’une des raisons principales qui avaient poussé les cinq déesses créatrices de l’ile à refuser l’accès du lieu aux hommes. Les hommes ne sont que des êtres abominables que nous devions éliminer. Telles peuvent être les pensées que la plupart des amazones ont envers la gente masculine, dont Artémis. Quant à moi, j’accordais toujours un léger crédit envers ceux-ci. Je préférais émettre un jugement par moi-même que de lancer tout de suite la pierre à l’individu. La sulfureuse combattante retournera dans le monde extérieur et sera à nouveau contact avec ces personnes qui ont meurtri son cœur. Elle était devenue encore plus solide qu’auparavant, mais ce côté protecteur que j’avais envers mes sœurs et encore plus envers elle demeurait présent. Je ne le montrais pas, mais au fond, elle devait en être consciente malgré tout.

« Les apparences peuvent être trompeuses, mais il y a bien une seule chose qui ne peut pas te tromper et il s’agit de ton cœur. Tu peux aisément te fier à lui, qu’en importe ce qui peut se passer. »

Le cœur… Un organe sensible, mais tellement important pour chaque personne, pour chaque humain… Et pourtant, même si on peut avoir peur de ce qu’il peut nous apprendre, on ne peut pas repousser éternellement ce dernier. Et dans le cas de Kate, si son cœur désirait retourner à Gotham afin de savoir si sa place y est toujours : elle doit s’y lancer, coûte que coûte. De près ou de loin, dans l’ombre ou dans la lumière, mon âme ne sera jamais éloignée d’elle.

« Cela te fera beaucoup de bien de retourner sur tes terres et de reprendre la cape pour reprendre le chemin de ta destinée. »

Ma main avait délaissé sa joue pour la reposer le long de mon corps. Mon visage s’était retourné pour la regarder avec douceur, lui offrant un sourire par la même occasion.

« Et qu’importe ce qui se passera, je veux que tu n’oublies pas le lien qui nous unit à présent. Tu pourras toujours compter sur moi. »

A quoi cela servait-il d’émettre un jugement sur un individu ? Pour le simple plaisir de vouloir voir le concerné s’affaiblir jusqu’à tomber dans une dépression et à ne plus vouloir sortir de son domicile de peur de se faire critiquer ? Malheureusement, je ne pouvais pas ôter la parole à toutes les personnes qui oseront dire du mal de Kate, mais en compassion, elle aurait largement le droit de venir me voir ou de me passer un coup de fil pour que je puisse m’envoler jusqu’à la ville de l’ombre. Je me retournais quelque peu pour mieux regarder la jeune femme. A présent quelque peu allongée sur ce sable fin et chaud, je l’observais silencieusement et calmement. Une mèche se replaça derrière l’une de mes oreilles.

« Je t’avoue que je ne sais guère quoi te conseiller pour ton père. » La relation avec le mien était quasi inexistante. D’une part car Zeus se moquait bien de voir et rencontrer ses enfants, d’autre part, il ne me donnait aucune envie d’aller vers lui et je ne m’en portais pas plus mal à vrai dire. « Ce que je peux te conseiller par contre est de te concentrer sur ta sœur et de tout mettre en œuvre pour la retrouver. Tu peux te permettre de mettre ton géniteur de côté. Ta seconde moitié est quelque part, peut-être en détresse, nul ne sait. Je pourrais demander à deux ou trois amazones de t’accompagner si jamais tu venais à avoir besoin d’aide. » Je voulais juste m’assurer qu’elle soit totalement prête, totalement préparée à entreprendre cette nouvelle quête. Une quête qui sera semée d’embuches, de problèmes en tout genre. « Tu comptes entamer ces recherches directement à Gotham ? De retour sur le lieu de sa disparition… ? » Mon corps se déplaçait afin de se positionner face à elle. Mes mains se posèrent délicatement sur les genoux de la demoiselle, le sourire aux lèvres. « Je suis fière de ce que tu es devenue, Kate. Tu as fait un très long chemin et tu continueras de t'en montrer victorieuse. »

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MessageSujet: Re: I have to go [Dia']   Lun 5 Oct - 21:36













Apprendre à écouter son cœur. Voilà bien une chose que j’avais désappris à faire depuis un bon nombre d’années. On pourrait mettre cela sur le compte des évènements que j’ai rencontré, que j’ai traversé. Des tragédies que nous rencontrons tous à différents niveaux de notre existence. Je pourrais me plaindre et me dissimuler derrière la fameuse excuse du ‘c’est la vie qui veut ça’… Mais je ne serais pas entièrement honnête envers moi-même si je le proclamais. Themyscira m’avait remis les idées en place sur ce point. J’avais autant désappris à écouter ce que je ressentais par les coups durs, que de par mon propre chef. Je m’étais volontairement enfouie dans un chemin où je voulais dissimuler mes failles, mes joies, mes peines et mes attaches. J’ai délaissé cela au profit de l’image de Batwoman, là était mon erreur !

Il me fallait cette coupure, il me fallait cet exil en ces lieux. La vérité est que je me fourvoyais depuis mon instruction militaire. Le cœur fragilisé de l’enfant traumatisé s’était confronté à un monde dur, sans pitié, où la trop grande clémence pouvait vous compter un combat, une victoire… Ou même la vie. Ce que vous recevez, dès votre entrée là-bas, c’est un traitement à la dur, où les faibles et les plus fragiles n’ont pas leurs places. C’est se retrouver dans un milieu où vous devez considérer que le visage de la personne qui se couche à côté de vous, du jour au lendemain, peut disparaître ou devenir totalement différent. C’est oublié son cœur et une certaine partie de sa morale pour suivre et exécuter les ordres qu’on vous donne. Rentrer dans les rangs, faire son temps, donner le meilleur de soi-même afin de parvenir à survivre à son instruction… Mais également à ses propres années de service aussi longtemps que possible. Et si l’image que j’en dépeints vous semble beaucoup trop exagérée, je vous en renforcerai la description auprès des instructeurs ‘spéciaux’ qui se sont chargés de transformer Kate Kane en Batwoman. Seule la morale et la justice de mes actions devaient primées. Seul le devoir et la mission qu’on se fixait avaient leur importance. Tout le reste ? Ce n’était qu’un encombrement inutile et dangereux, pouvant nous reléguer en position de faiblesse fatale, funeste. Un ‘bon soldat’ ne pouvait se le permettre. À nouveau, je ne ferais que mentir si je parlais d’une vie sans sentiments, sans mon cœur, sans l’entendre dans certains de ses cris désespérés. C’est à ce titre que je collaborais avec mon père. Que je m’étais laissée aller à cette histoire avec Maggie. Que j’avais accepté de donner sa chance à Betty. Ou encore de ne pas parvenir à donner le coup de grâce à ma sœur, lors de son diabolique retour. Mais cela ne demeurait que des brides, des murmures que j’acceptai, pendant que ma tête s’évertuait à taire tout le reste ! J’avais besoin d’exceller dans ma croisade. Tout comme l’image de Batwoman avait besoin que je me comporte tel ce ‘bon soldat’. Telle était ma certitude. Telle était mon erreur. Tel était le mensonge qui m’avait finalement conduite ici pour que la vérité soit rétablie dans tout mon être.

Je ne peux donc que laisser un fin sourire se dessiner légèrement sur mes lèvres lorsque Diana me rappelle l’importance d’écouter celui que j’ai si souvent ignoré. Elle m’avait fait comprendre qu’entendre la voix de mon cœur n’était pas une faiblesse, mais bien une force. Une force et une arme de choix pour parvenir à faire face à mes ennemis sans y perdre mon âme. Bien sûr, il ne serait jamais mon unique conseiller. J’accorde également beaucoup de place et d’importance à mon instinct. Car si le cœur me permet d’entrevoir le bon chemin du mauvais, seul mon instinct continuera de faire de moi une guerrière. Seul l’instinct guiderait mes gestes, mes réflexes et mes pensées lorsque le cœur est acculé, et que la situation en arrive à un stade critique.

Aucune réponse ne fut offerte à ses paroles. Ni à celles-ci, ni aux suivantes. En ce qui me concerne, maintenir une certaine forme de silence en compagnie de Diana n’était pas dérangeant. Ce n’était pas le silence qui trouble, qui perturbe, qui met mal à l’aise ou qui rend nerveux. Mes silences se voulaient parfois la meilleure réponse pour faire comprendre à mon interlocutrice que je l’entendais, que je l’écoutais avec attention, et que je me fierais sincèrement à ses précieux conseils. Ce qui aida à en apporter la preuve ? C’est ce furtif rictus à chacune de ses répliques. Rictus d’accord. Rictus de compréhension. Rictus de remerciement. Rictus pour l’importance qu’elle avait su prendre et obtenir à mes yeux désormais, peut-être même plus qu’on ne saurait dire…

Prête à reprendre la parole et à répondre à ses questions, je finis par me redresser à nouveau. Mes mains se claquèrent sur ma cuisse, et je me redressai aussitôt sur mes jambes, afin de me positionner debout, face à la mer.

« Mort ? Disparition ? Tout a commencé à Gotham depuis que j’ai vu Beth devenue Alice… Et si je dois  me fier à mon cœur, je sais que c’est là que tout se finira également. »

Je ne regarde pas Diana. Il y a cette forme de voix, il y a cette forme de force que je ne contrôle pas et qui ne me permet pas de regarder la princesse amazone, même si j’en mourrais d’envie en un sens.

« J’apprécie énormément ton offre, ainsi que ton aide, Dia’… Et sache que je ne ferai plus la bêtise de vouloir gérer tous les fronts toute seule, alors que ma ‘famille’ est là… »

Un sourire regagne mon visage, baissé en cet instant, alors que ma main rabat une fois encore une mèche derrière mon oreille. Un geste qui, aussitôt terminé, se retrouve accompagné d’un visage remerciant et souriant offert à la rayonnante Wonder Woman.

« Mais, tu sais quoi ? Si je dois écouter encore une fois mon cœur, je n’ai pas spécialement envie de parler de ça maintenant. Pas ici… Pas ce soir… »

Je me penche alors, nouvellement accroupie, tout en tendant une main ouverte à ma bienfaitrice.

« J’ai juste envie qu’on marche, toi et moi… Je… »

Alors que je m’évertuais de rabattre quelques mèches rebelles derrière mon visage depuis son arrivée, pour la peine, je les laissais presque volontairement retomber sur l’ensemble de mon visage afin qu’il soit dissimulé au mieux.

« J’aimerais juste pouvoir profiter de cette soirée, loin de toute cette réalité, avec ma bienfaitrice… Avec ma Diana… »




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MessageSujet: Re: I have to go [Dia']   Mar 6 Oct - 19:33






everything will be different


A l’entente des mots « mort » et « disparition », l’entièreté de mon esprit prend son envol et entame un long chemin qui me ramène à quelques années en arrière. Des années où j’avais perdu des sœurs lors de cette bataille, de cette guerre face à Arès, des années où, en l’espace d’une seconde s’écoulant en plusieurs minutes, j’avais été persuadée que j’avais perdu la seule femme qui ne m’avait jamais tant aimé : la reine Hyppolite, ma mère. Ces souvenirs remontèrent à la surface telle un coup de poignard. Un coup qui ne se visualisait aucunement sur mon visage, mais dont toutes les sensations se laissaient transparaître à l’intérieur de mon corps. Arriver sur l’île après une escapade dans le monde des Hommes et découvrir avec horreur la beauté de Themyscira disparaître en un clin d’œil… Cette horreur s’était accentuée lorsque j’avais cru avoir perdu ma mère. Sur cette Terre, autant pourrais-je avoir l’esprit tranquille, le cœur soulagé et heureux si ma mort venait enfin à apporter la paix en ce bas monde, autant serais-je prête à perdre la vie si cela pouvait permettre à ma mère de rester en vie. Elle était celle qui a toujours été pour moi et qui a toujours su me guider, que ce soit en tant que Reine ou en tant que mère. Elle était parfaite, excellente en tout point et Dieu sait à quel point je rêve d’être à sa hauteur et de mener de front la bataille avec les Amazones. Autant cette divine et splendide femme était excellente dans chaque domaine qu’une Reine digne de ce nom se doit d’accomplir, autant, pour ma part, il me manquait encore quelques expériences dans le domaine des prises de décisions avec d’autres peuples en vue d’un accord diplomatique ou quelque chose s’y ramenant. Inutile de préciser que Wonder Woman était plus apte au combat, à mener de front une guerre et d’en reporter la victoire. Toujours faire de son mieux et ne pas penser au contraire. Même pour une Déesse et Princesse telle que moi, les failles existent. Puissent-elles donc demeurer étrangères, silencieuses, discrètes, voire même inexistantes pour autrui. Un souhait que je réussis bien à mener depuis que j’ai atteint mon statut d’ambassadrice. Mais lorsque la tête haute finit par se baisser, rien n’était plus pareil. Et je finis par relever les yeux, le visage dès lors que Kate se reprit en main et se releva donc du sable chaleureux. Je n’avais pas prononcé de mots à ce qu’elle venait de dire. Les mots sont dérisoires lorsqu’on ressent la pensée de l’autre. C’est ce qui se passait de temps à autre entre nos deux personnes et je ne m’en plaignais nullement d’ailleurs.

Un sourire naquit et prit possession de mon visage en entendant la reconnaissance familiale de Kate. Par Héra ! Elle s’en rendait enfin compte et cela me rendait encore plus fière d’elle. La famille, les amis, les plus fidèles proches d’un individu sont les mieux placés pour lui apporter cette aide tant attendue. Souvent, ils ressentent la détresse de la personne, mais ne bougent guère le petit doigt, simplement pour ne pas se montrer trop intrusifs et de la brusquer, ce qui enclencherait un fermement quasi irréversible. Difficile était, cependant, de demander de l’aide. Ce que je comprenais, ceci dit. Mais Kate doit se rendre à l’évidence qu’avec cette croisade qu’elle mènera de front pour retrouver sa sœur jumelle, il lui faudra certainement quelques aides de longue ou de courte durée. Me relevant alors, je lui répondis uniquement avec un fier sourire en lui accordant un sympathique clin d’œil. Même si le soleil allait se coucher dans quelques instants, la lumière semblait naître et peut-être demeurer dans le cœur de Kate et c’était ce qui comptait.

« Et que désires-tu entreprendre en ce cas très chère demoiselle ? »

Plissant légèrement des yeux en ne sachant pas vraiment où elle voulait en venir, je finis, néanmoins, par accepter cette main tendue en y déposant la mienne. Un contact qui enclencha un autre mécanisme, presque naturellement : ma main se refermait dans le creux de la sienne, tout simplement. Marcher ? Voilà ce dont elle voulait. Une marche entre deux personnes proches pouvait être bénéfique. Et avec un paysage merveilleux comme celui-ci, l’esprit ne peut qu’être reposé et apaisé. Alors que les cheveux de la belle flamboyante se jouaient de sa maîtresse, ma main libre se chargea de rabattre quelques mèches derrière son oreille, prenant même l’éventualité, l’initiative de passer mes doigts sous sa chevelure avec une douceur naturelle afin de placer ces autres mèches rebelles derrière son visage.

« Pour cette dernière soirée sur l’île, en tant que Princesse des Amazones, je ferais en sorte que ta dernière nuit soit une belle réussite et un beau cadeau de départ...  »

Bien que je ne puisse pas réellement comprendre le sens de son appellation en disant « ma Diana », une partie de moi me sentait l’appartenir. L’appartenir d’une façon… tel un cadeau précieux, tel ce joyau reposant dans son écrin… L’espace d’un instant, mes yeux finissaient par se perdre dans le creux des iris de la jeune femme. Notre proximité avait une signification particulière. Tous ces mois avaient donné naissance à une amitié… quasi hors morne. J’ignorais d’ailleurs si c’était réellement de l’amitié, mais je ressentais l’envie d’être présente pour elle. Tout simplement.

L’une à côté de l’autre, nous marchions à présent, pieds nus pour ma part, sur le sable chaud, à la limite de cette eau qui prenait plaisir à venir mouiller nos pieds. Une fraîcheur qui était bien accueillie. Cette marche nous guidait, nous amenait vers une partie de la plage qui avait une signification toute particulière pour moi. Une anecdote jamais énoncée à Kate d’ailleurs.

« Durant de longues années, j’ai cru que j’étais uniquement faite d’argile et que ma mère, la Reine Hyppolite, m’avait retrouvé sur cette partie même de la plage. » Un fin sourire étira mes lèvres. « En découvrant la vérité, je lui ai énormément voulu de m’avoir caché la vérité. Aujourd’hui, nous y repensons et c’est le rire qui nous anime. Et une anecdote ainsi ne se raconte qu’aux personnes qui sont dignes de confiance et qui nous tiennent véritablement à cœur. »

Je me tournais alors vers elle pour simplement la regarder et lui faire face. Ma main, qui se retrouva à présent, sur la sienne, la stoppa quelques instants afin qu’elle se retourne vers moi.

« Tu es l’une de mes meilleures rencontres. Autant en as-tu appris à mes côtés, que j’en ai appris aux tiens. Tu es une femme qui possède une bonté incroyable. Et cette bonté… N’y renonce jamais… »





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MessageSujet: Re: I have to go [Dia']   Mar 17 Nov - 22:46













Il n’y a rien de plus apaisant pour un guerrier que de retrouver la voie et le chemin de sa bataille. Le sens de sa lutte. Les tenants et les aboutissants de l’objectif qu’il s’est fixé. La plénitude et l’harmonie entre un corps et un esprit afin que tout fonctionne dans une conjugaison parfaite. Qu’importe si je semble me répéter, mais tel était le plus grand présent qu’avait pu m’apporter cette ile unique et ‘magique’ à la fois. Je pourrais le répéter et le clamer haut et fort, à en perdre haleine et à en casser les oreilles tant cela a été d’une importance capitale pour moi. Pourtant, c’est dans cette voie d’illumination, d’entraînement et ce cheminement de guerrier, que j’ai surtout pu trouver autre chose d’autre, et renouer avec d’autres. Car, oui, j’ai renoué avec le sentiment qu’il existe encore de beaux et chauds lendemains ensoleillés. J’ai renoué avec le fait que la vie, et que toute mon existence, ne s’arrête pas uniquement aux sombres nuits de la ville de Gotham. J’ai compris l’importance d’un sourire, le confort d’un apaisement, et les saveurs d’une légèreté qui, quelle que soit le combat, ne doit pas être perçue comme une faiblesse lorsqu’elle se manifeste. Mais bien une nécessité afin de nous faire lâcher prise et récompenser une part de notre être pour ce qu’il venait de faire, les exploits qu’il avait accomplis… Ou bien lui offrir la grande inspiration avant de plonger en apnée au cœur des longues et interminables batailles. J’ai compris que l’amertume d’une défaite n’avait que peu d’importance tant que le feu de la foi et de l’espérance continuait de brûler en nous. Oui, c’est sur cette ile que j’ai renouée, après toutes ces années, avec le véritable espoir. L’espoir que je puisse retrouver la justicière que j’aspirais à devenir bien avant le retour de ma sœur et les manipulations du DEUS. L’espoir de me dire que Beth n’est pas totalement perdue, même si elle n’est plus que l’ombre de l’adorable jumelle avec laquelle j’ai partagé mon enfance sans relâche. L’espoir que les obscurs évènements qui ont tant frappé Gotham que mon ancienne ‘famille’ de chauve-souris ne nous ait pas condamné pour autant à sombrer dans les ténèbres et la folie. Et, surtout, l’espoir que quels que soient les malheurs que ce monde devra encore affronter, tout en chacun de nous demeurera la force de s’y opposer…

Toutefois, rien de tout cela n’a de prix comparé à ce que j’ai surtout pu trouver et découvrir en ces terres sacrées. C’est une chose à la fois infime et immense. Celle qui est au cœur des plus grandes inspirations littéraires, de tous les romans à l’eau de rose, ou encore source des nobles tragédies lyriques dont savent tellement nous bouleverser leurs auteurs : il ne s’agit nul autre que de l’Amour. Une notion de l’amour filial. Une notion de l’amour entre sœur. Une notion de l’amour comme si l’ensemble de nos sentiments devait être guidé par le fait que la vie elle-même devait être aimée avant toute chose. La notion d’un amour sans critique, sans jugement. Total. Impartial. De l’amour pour ce que l’on est, pour qui l’on est. De l’amour pour conjurer tout ce mal qui nous entoure. Un sentiment bénéfique qui aurait de quoi me dégouter moi-même si j’en recevais à trop forte dose. Et, dans un sens, j’ai envie de considérer que cela a été le cas, tant j’en ai été abreuvé d’une manière différente chaque journée de ma présence ici. Une surdose qu’une ancienne militaire comme moi aurait parfois volontiers envoyer valser d’un coup de cuillère à pot. Sauf que, en chacune de toutes ces journées, elle était là. Elle était présente, face à moi, près de moi… Ou bien dans ma tête, ou tout simplement en moi. Un visage qui, un jour, a fait ce que tout le monde s’était refusé à m’offrir : une simple main tendue. Le simple manque le plus profond au creux de mon être tout entier. Le visage d’une femme qui m’a habité tous les jours, à force de le voir, à force de le redessiner, à force d’y repenser volontairement ou non. Son visage, elle-même, rien d’autre ne permettait de donner un sens à l’expérience que j’avais vécue au sein de Themyscira. J’ai l’audace de penser, d’avoir la certitude que l’île du Paradis ne l’aurait pas été si elle n’avait pas été là. J’ai cette sensation aujourd’hui que, sans sa présence, et malgré toute la bonté des autres amazones, je ne serais pas parvenu à accomplir tout ce chemin, gravir cette longue et pénible pente vous sortant du gouffre et des abysses dans lesquels vous n’avez eu de cesse de vous enliser. Je ne pensais pas tout cela possible sans elle… Mais aussi parce qu’une part de moi ne voulait. Une part de moi ne voulait pas que cela ait été différent. Une part de moi ne voulait pas se détacher de cette bienfaitrice qui avait recueilli mon âme blessée… Et en tenait encore une partie dans le creux de ses mains… Car tel était le remerciement que je lui avais implicitement laissé pour toute son aide. Une part de mon être tout entier qui ne cesserait jamais de lui appartenir, quoiqu’il arrive… Et quoiqu’il advienne…

Une caresse. Un frisson. Il est des gestes dont elle seule à le secret qu’il m’est difficile de résister à l’envie d’en frémir, d’en laisser échapper un quelconque soupir… Ou même d’en imaginer la saveur du toucher se répandre sur une zone plus étendue que la petite parcelle de peau toucher, effleurer… Mais cela contribue à cette légèreté et à ce sourire si particulier que je suis à même de lui offrir, à elle et à elle seule. Comme chacun de nos contacts, chacun de nos ‘toucher’, celui me semble bien trop court et bien trop fugace. Et disons-le clairement, cette atmosphère de ‘dernier soir’ sur l’île, et ce paysage plus que radieux, n’aidait en rien pour calmer cette sensation frustrante et, quelque part, addictive si je puis dire… Oublions néanmoins cela ! La marche est de mise et, c’est presque dans un silence de confort et d’apaisement que je sillonne cette plage aux côtés de la femme à qui je devais tant. Mon regard tantôt tourné vers le sable, tantôt tourné vers l’eau, je me risquais quelques fois à de petits regards en coin à l’attention de Diana. En fait, je me voilais partiellement la face… Car mon silence avait aussi quelque chose de retenu et de ‘mal à l’aise’. Comme si mon âme se jouait de mon esprit, lui-même trop peu à l’aise avec les mots pour laisser de quelconques paroles en sortir… Je t’en prie Diana, parle-moi, dis quelque chose, n’importe quoi… J’ai besoin d’entendre ta voix pour calmer le trouble de mes pensées.

Un fin sourire attentif se dresse lorsqu’elle répond indirectement à ma prière… Par le biais d’une confession que je n’aurais jamais imaginé ! Une histoire, un propre pan de son histoire résumé en quelques mots, mais qui laisse néanmoins entrevoir la complexité de sa propre existence. Tout autant que les secrets et les mythes qui ont dû l’accompagner de sa plus tendre enfance. Cette confession avait ce je ne sais quoi de ‘voilà ce qui résume ce que je suis, comment je suis, pourquoi je le suis…’ Je ne regardais cependant pas la princesse directement. Mes iris étaient tournées vers cet endroit désigné comme théâtre de cette naissance ‘idéalisée’. J’essayais de me représenter le souvenir et les images qu’elle avait dû se créer sur base des propos de sa mère. Toute cette réalité construite sur base d’un ‘mensonge’. Dans un certain sens, cela était tout aussi différent que semblable à devoir se créer une vie et un présent en pensant, à tort, que la personne vous étant la plus proche était morte alors que… Une représentation qui se voit toutefois interrompue par un nouveau contact de ‘ma’ déesse. Un appel. Je le sens. Ne frissonne pas, ne frémis pas Kate. Une chose bien difficile avec les délicieuses et touchantes paroles que m’offre une nouvelle fois l’ambassadrice de Themyscira.

« Je… »

J’ai un sourire, un mélange de sourire aussi nerveux que touché et amusé. Mon visage se baisse une nouvelle fois, tout en s’empourprant.

« Je… Je ne sais pas quoi dire, Dia… »

Sa main sur la mienne ? Je la recherche davantage pour venir y entrelacer mes doigts et les resserrer aux siens tant que possible.

« Tu sais, quand je suis arrivée ici, je ne pensais pas vraiment que toi et les autres parviendriez à me redonner la force et le courage de rentrer à la maison. »

Ce qui est difficile lorsqu’il s’agit d’exprimer l’ampleur de ses sentiments et de ses sensations, c’est lorsque l’on est une femme de terrain et de combat. Votre leitmotiv est l’action, pas le discours. Elle mérite néanmoins l’effort, même si c’est plus difficile que ce que je ne pensais de s’exprimer en sentant naître cette boule de nervosité dans le creux du ventre… Et cette autre boule presque plus douloureuse dans le creux de la gorge, comme si cette dernière se nouait tout d’un coup. Pourtant, je tiens bon. Je tiens bon et je prends la force de relever mon visage et mon regard vers les siens.

« Et là, maintenant… »

Je glisse ma main libre sur sa joue, afin de lui offrir cette douceur qu’elle m’a tellement témoigné durant tous ces nombreux mois.

« Tu es la seule raison qui me retiendrait de partir d’ici car… »

Je la regarde. Que je le veuille ou non, je sens mes yeux être animés de cette étincelle et de ce pétillement particulier. Je ne suis pas une femme de discours. Les mots me manquent alors qu’ils dansent clairement dans mon esprit. Je demeure toutefois arrêter en plein milieu de ma phrase. C’est un numéro d’équilibriste qui se joue ce soir, et la représentation se fait sans filet. À la fois, je ne veux rien gâcher de tout ce qui semble s’être construit entre nous dernièrement. Néanmoins, je ne me pardonnerais pas de quitter l’île des Amazones avec le plus grand regret de ne pas avoir été moi-même jusqu’au bout. Car, qui peut dire combien de coucher de soleil nous appartiendra encore à l’avenir ? Qui peut dire si nous nous reverrons demain, dans un mois, dans une décennie ? Qui peut dire que l’une de nous n’aura pas succombé à son devoir de guerrière d’ici demain ? Je ne la lâche pas du regard. Son visage est illuminé d’une façon étrange, particulière et radieusement unique par le soleil couchant. Je ne peux passer à côté de ce spectacle. Et quitte à avoir entamer ma scène, autant la jouer jusqu’au bout.

Mes mots sont muets. Mon esprit a choisi de ne pas opter pour la parole. Cette main posée sur sa joue se glisse finement sur sa nuque. Je presse celle-ci pour rapprocher le visage de Diana du mien. J’accomplis lentement le reste du chemin. Et sans qu’aucun mot ne souligne ou n’explique mon acte, je viens sceller mes lèvres aux siennes. Car tel est ce que j’ai de mieux à lui offrir. Car telle est cette raison pour laquelle elle me retient…




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